Souches moussues très dans l'univers
Par Berlol, samedi 3 novembre 2007 à 23:59 :: General :: #814 :: rss
Grand soleil. Bain de réveil, piles
rechargées. Cette fois, nous prenons tout ce qui nous est
servi au petit
déjeuner, sachant que ça sera
consommé dans la
matinée. T. demande même des onigiris
à emporter.
9h15,
nous garons la voiture sur un parking nommé Oonuma-ike iriguchi
(l'entré de l'étang Oonuma). Vérifions
notre
équipement comme avant la cordée. Chemin de
service du
Parc régional pour se
chauffer en pente douce une bonne heure jusqu'à
l'étang
(artificiel) Oonuma. Le givre est partout, le soleil aussi. Roches
géantes et souches moussues très dans l'univers
des
dessins animés de Miyazaki. Très peu de
gens, ici — on est loin
des troupeaux de Takao-san et de Hakone (on croisera une vingtaine de
personnes dans la journée).
Le chemin suit l'étang sur un kilomètre. Avant de monter abruptement vers le lieu-dit des Quarante-huit Étangs, il nous propose de descendre tout près à la pointe sacrée, couverte de petits temples jusqu'au tori dans l'eau...
Rude montée de plus d'une heure, nombreux rondins bien fixés pour faire escalier. On se déshabille, jusqu'à la chemisette tellement ça chauffe — malgré les 8° ambiants — et on accroche les vêtements sur les sacs à dos, comme des pros.
Aux 48 Étangs, rare paysage
avec chemin de planches traversant
les marécages (je ne recompte pas les pièces
d'eau, je leur fais confiance). Au beau milieu, une aire de repos avec
une
dizaine de bancs, encore ensoleillés pour vingt minutes
peut-être, quelques nuages courent sur nous. Juste le
temps qu'il nous faut, parmi quelques randonneurs sortant sandwiches et
soupes instantanées, pour découvrir et engouffrer
nos
très classiques onigiris,
quelques figues sèches et des mini Snikers.
Vidons les gourdes à moitié.
13h30, l'heure de redescendre avant que le froid ne nous enveloppe. Abdos, cuisses et genoux sont sollicités au maximum par ces hautes marches glissantes — et la canne n'est pas de trop. Sommes à la voiture à 15h15. Total : 5h30 de marche, 30 minutes d'arrêts divers.
En voiture vers Oku-Shiga, quelques kilomètres, jusqu'à l'hôtel du même nom où nous allons prendre un café (la plupart des autres sont fermés). Lieu de souvenirs nombreux pour T. qui est venue skier dans ce domaine en famille trois ou quatre fois il y a près de vingt-cinq ans, après que le Prince Hotel avait développé cette zone isolée (Oku-Shiga signifie le fond de Shiga, comme Oku-san signifie l'épouse, soit celle qui reste au fond de la maison, c'est-à-dire dans la cuisine...). Elle me raconte comment ça se passait avec sa mère et ses sœurs. Sauf cet hôtel, rafraîchi et agrandi, tout ou presque, dans cette vallée, a été construit après, jusqu'au récent et rutilant hôtel Grand Phenix. Et l'on n'était pas venu jusqu'ici en 98 lors de ce fameux week-end de ski.
De retour à notre hôtel à la nuit tombante (17h15), nous nous précipitons au bain pour nous débarrasser de la fatigue.
Avalons ensuite l'intégralité de notre dîner sans broncher, encore excellent. Et à la télé, Biohazard 2, parfait pour ne pas réfléchir, repos, massages, prises de notes, préparation du lendemain. Mais pas le temps pour la littérature ; mes deux livres resteront inouverts jusqu'au bout du week-end.
9h15,
nous garons la voiture sur un parking nommé Oonuma-ike iriguchi
(l'entré de l'étang Oonuma). Vérifions
notre
équipement comme avant la cordée. Chemin de
service du
Parc régional pour se
chauffer en pente douce une bonne heure jusqu'à
l'étang
(artificiel) Oonuma. Le givre est partout, le soleil aussi. Roches
géantes et souches moussues très dans l'univers
des
dessins animés de Miyazaki. Très peu de
gens, ici — on est loin
des troupeaux de Takao-san et de Hakone (on croisera une vingtaine de
personnes dans la journée).Le chemin suit l'étang sur un kilomètre. Avant de monter abruptement vers le lieu-dit des Quarante-huit Étangs, il nous propose de descendre tout près à la pointe sacrée, couverte de petits temples jusqu'au tori dans l'eau...
Rude montée de plus d'une heure, nombreux rondins bien fixés pour faire escalier. On se déshabille, jusqu'à la chemisette tellement ça chauffe — malgré les 8° ambiants — et on accroche les vêtements sur les sacs à dos, comme des pros.
Aux 48 Étangs, rare paysage
avec chemin de planches traversant
les marécages (je ne recompte pas les pièces
d'eau, je leur fais confiance). Au beau milieu, une aire de repos avec
une
dizaine de bancs, encore ensoleillés pour vingt minutes
peut-être, quelques nuages courent sur nous. Juste le
temps qu'il nous faut, parmi quelques randonneurs sortant sandwiches et
soupes instantanées, pour découvrir et engouffrer
nos
très classiques onigiris,
quelques figues sèches et des mini Snikers.
Vidons les gourdes à moitié.13h30, l'heure de redescendre avant que le froid ne nous enveloppe. Abdos, cuisses et genoux sont sollicités au maximum par ces hautes marches glissantes — et la canne n'est pas de trop. Sommes à la voiture à 15h15. Total : 5h30 de marche, 30 minutes d'arrêts divers.
Ontologique :
l'entrée de l'étant en est aussi la sortie.
En voiture vers Oku-Shiga, quelques kilomètres, jusqu'à l'hôtel du même nom où nous allons prendre un café (la plupart des autres sont fermés). Lieu de souvenirs nombreux pour T. qui est venue skier dans ce domaine en famille trois ou quatre fois il y a près de vingt-cinq ans, après que le Prince Hotel avait développé cette zone isolée (Oku-Shiga signifie le fond de Shiga, comme Oku-san signifie l'épouse, soit celle qui reste au fond de la maison, c'est-à-dire dans la cuisine...). Elle me raconte comment ça se passait avec sa mère et ses sœurs. Sauf cet hôtel, rafraîchi et agrandi, tout ou presque, dans cette vallée, a été construit après, jusqu'au récent et rutilant hôtel Grand Phenix. Et l'on n'était pas venu jusqu'ici en 98 lors de ce fameux week-end de ski.
De retour à notre hôtel à la nuit tombante (17h15), nous nous précipitons au bain pour nous débarrasser de la fatigue.
Avalons ensuite l'intégralité de notre dîner sans broncher, encore excellent. Et à la télé, Biohazard 2, parfait pour ne pas réfléchir, repos, massages, prises de notes, préparation du lendemain. Mais pas le temps pour la littérature ; mes deux livres resteront inouverts jusqu'au bout du week-end.
Commentaires
1. Le mercredi 7 novembre 2007 à 17:40, par Bikun :
Bon dieu mais c'est sublime ce paysage avec ces planches qui traversent le marécage!!
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