Libellules, le blog d'Eva Almassy est remarquable. Je le suis depuis quelques semaines. Après les vacances d'été, c'est venu s'ajouter aux quelques que je lis régulièrement. Ou irrégulièrement comme quand parfois, dans certaines périodes chargées ou difficiles, en ce moment pour moi, les activités professionnelles prennent le pas sur le reste, un reste qu'on voudrait être l'essentiel mais qui économiquement n'est hélas que le reste, c'est-à-dire l'amour, la littérature, le cinéma, les amis, etc., même si ce statut de reste de l'essentiel a du mal à passer et qu'on en crève de vivre la tête à l'envers... Bref, je n'ai lu attentivement qu'aujourd'hui le billet du blog d'Eva signé Alain Garric et daté du 28 octobre, intitulé Littel sorti du Tunnel. Il y est question d'un roman de William H. Gass de 1995 auquel Littell aurait pas mal emprunté ses Bienveillantes, sans pour autant qu'on puisse (ou qu'on veuille) parler de plagiat. Les commentaires qui suivent le billet sont également très instructifs, ce qui n'est pas si courant dans les blogs, dont un signé de Gass lui-même (si ce n'est l'œuvre d'un plaisantin).

Dans un autre genre, j'ai récemment découvert le site « nonfiction.fr » et je n'arrive pas à savoir quoi en penser. Je me demande si ça va quelque part, et surtout si le fait d'avoir autant de collaborateurs ne le fait pas ressembler à une sorte d'agrégateur réel, ou social, ou journalistique. Quels intérêts sont derrière ? Quel modèle économique ? Quel intéressement pour tous les collaborateurs des pôles thématiques ou les correspondants à l'étranger ? Franchement, je me demande. Qu'on m'explique. Je vais me remettre à écouter Masse critique puisque l'animateur, Frédéric Martel, est aussi le directeur de cette publication.

Journée morne, l'hypocrisie de partout me ronge, même la candeur d'étudiant s'émousse et m'énerve. David arrivera quand même à me faire sourire et reprendre langue en fin d'après-midi, quand on ira se faire lui un cône moi un bâtonnet de crèmes glacées.
Et même pas eu le temps d'aller un peu ni au sport ni dans de la littérature. Alors que des centaines de livres m'entourent, la torture de les voir et de ne pas les ouvrir parce qu'il y a autre chose à faire.