Ça oscille entre euphémisme et contresens
Par Berlol, dimanche 11 novembre 2007 à 23:59 :: General :: #821 :: rss
Alors là, il est minuit moins sept et je ne sais pas du tout
ce dont je vais parler.
Vingt minutes plus tard, ça n'est guère mieux.
J'ai passé une bonne partie de la journée à finir de faire fonctionner un blog pour une équipe de recherche sur Mérimée, pour l'instant pas ouvert au public. Et ça marche. Mais il faut que j'écrive des notices pour que les collègues sachent comment poster des articles, ouvrir un texte à corriger, etc.
Pendant ce temps, T. a commencé à ranger — ça fait des semaines qu'elle se promet de le faire — des tonnes de documents relatifs aux affaires familiales.
Le problème quand on veut ranger, c'est qu'il faut énormément étaler pour trier, répartir, rouvrir les enveloppes, relire les documents, avant d'effectivement pouvoir commencer à ranger (d'une part) et jeter (d'autre part). Il y en a au minimum pour deux jours.
On sort pour marcher. La pluie a cessé. Il fallait qu'on bouge. Tranquillement jusqu'à Jimbocho, pour déjeuner dans un bon restaurant chinois (toujours le même, dans ce quartier). Dans une grande librairie, T. cherche les traductions japonaises de L'Étranger pour voir les différentes traductions de « manquer » dans l'idiolecte de Sintès. Et en effet, les traductions, ça oscille entre euphémisme et contresens. Il faudra que je diligente une enquête plus détaillée. J'ai une petite idée de la personne à qui je pourrais demander cela...
À notre retour, je m'aperçois que j'ai complètement oublié d'écouter France Culture, cette semaine. (Mais où va-t-on ?) Et je découvre qu'un feuilleton a commencé, adaptation des Animaux dénaturés de Vercors. Je saute dessus et enregistre les cinq épisodes de la semaine à la file tout en écrivant des courriers. Quand j'étais lycéen, ce livre a été un des plus formateurs de ma pensée de l'homme, j'en ai un souvenir très précis. Après cette ouverture pragmatique sur l'ontologie, aucun discours philosophique ne m'a permis par la suite d'approcher plus près la question humaine. D'autres œuvres littéraires, oui. Mais le discours philosophique, non.
Et je viens de voir La Vérité si je mens 2, sur TV5 Monde. Pour la question humaine, c'est bien aussi.
Vingt minutes plus tard, ça n'est guère mieux.
J'ai passé une bonne partie de la journée à finir de faire fonctionner un blog pour une équipe de recherche sur Mérimée, pour l'instant pas ouvert au public. Et ça marche. Mais il faut que j'écrive des notices pour que les collègues sachent comment poster des articles, ouvrir un texte à corriger, etc.
Pendant ce temps, T. a commencé à ranger — ça fait des semaines qu'elle se promet de le faire — des tonnes de documents relatifs aux affaires familiales.
Le problème quand on veut ranger, c'est qu'il faut énormément étaler pour trier, répartir, rouvrir les enveloppes, relire les documents, avant d'effectivement pouvoir commencer à ranger (d'une part) et jeter (d'autre part). Il y en a au minimum pour deux jours.
On sort pour marcher. La pluie a cessé. Il fallait qu'on bouge. Tranquillement jusqu'à Jimbocho, pour déjeuner dans un bon restaurant chinois (toujours le même, dans ce quartier). Dans une grande librairie, T. cherche les traductions japonaises de L'Étranger pour voir les différentes traductions de « manquer » dans l'idiolecte de Sintès. Et en effet, les traductions, ça oscille entre euphémisme et contresens. Il faudra que je diligente une enquête plus détaillée. J'ai une petite idée de la personne à qui je pourrais demander cela...
À notre retour, je m'aperçois que j'ai complètement oublié d'écouter France Culture, cette semaine. (Mais où va-t-on ?) Et je découvre qu'un feuilleton a commencé, adaptation des Animaux dénaturés de Vercors. Je saute dessus et enregistre les cinq épisodes de la semaine à la file tout en écrivant des courriers. Quand j'étais lycéen, ce livre a été un des plus formateurs de ma pensée de l'homme, j'en ai un souvenir très précis. Après cette ouverture pragmatique sur l'ontologie, aucun discours philosophique ne m'a permis par la suite d'approcher plus près la question humaine. D'autres œuvres littéraires, oui. Mais le discours philosophique, non.
Et je viens de voir La Vérité si je mens 2, sur TV5 Monde. Pour la question humaine, c'est bien aussi.
Commentaires
1. Le lundi 12 novembre 2007 à 01:48, par k :
bonjour monsieur, des siècles que je ne suis plus repassée par ici,.........si vous avez le temps et l'envie, j'aimerai votre avis sur mon travail, votre jugement me ferait très plaisir (y'a k'a kliker sur le lien)........j'espère que tout va bien pour vous, amicalement_lol
2. Le lundi 12 novembre 2007 à 01:53, par brigetoun :
écouté un épisode des Animaux dénaturés, aimé mais pas assez pour annuler d'autres choses pour entendre les autres. Et je n'ai pas le réflexe de l'écoute différée. Peut être faut-il pour cela avoir la distance géographique qui raréfie les propositions ?
3. Le lundi 12 novembre 2007 à 02:43, par Berlol :
Bonjour K ! En effet, ça faisait une paye ! Suis allé voir. Vos travaux photographiques sont admirables et provoquent d'étranges sensations, où l'on sent que se mêlent extases et souffrances, beauté et mélancolie. Le corps est presque toujours le sujet principal, il y a de l'obsession. Mais pas toujours, comme pour les Roches noires...
Oui, Brigetoun, la distance raréfie les propositions. Mais il y a aussi de mon histoire personnelle avec ce texte. Essayez tout de même de dépasser le premier épisode...
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