Dans la page Wikipédia du 22 novembre, le décès de Maurice Béjart a déjà été enregistré ! Sur DailyMotion aussi ! Repensant à lui, je me suis rendu compte qu'il avait été, dans mon histoire personnelle, de ceux qui m'avaient ouvert yeux et oreilles (j'avais dû voir sa Messe pour le temps présent à la télé et j'en avais ensuite eu le 33 tours...).
Quelques minutes plus tard, même page Wikipédia, les avis divergent sur l'utilité d'inscrire la naissance d'un acteur porno après celles d'Isild Le Besco et de Scarlett Johansson — joyeux anniversaire à elles deux !, ainsi qu'à Rosy Varte, qui aura 80 ans l'an prochain. C'est un autre 22 novembre que Kennedy a définitivement perdu cette opportunité.
C'était la rubrique cendres du jour.

« Car le rédacteur funéraire œuvre au milieu des pleurs et des gémissements, soutenant d'une main la veuve défaillante et, de l'autre, une grappe d'orphelins geignards. Il travaille à la feuille d'or parmi les tentures noires. Il cherche les mots qui consolent, qui guérissent, les mots qui requinqueront la veuve dont le visage apaisé, rafraîchi, repoudré, pourra plaire encore.» (Éric Chevillard, Dans la zone d'activité, extrait du n° 28 : « le rédacteur funéraire »)

Ici, les choses sont beaucoup moins impressionnantes. Sauf le froid, peut-être, qui surprend tout le monde. En sortant ce matin, je me demandais d'où je connaissais ces épaisseurs graduées de gris humides... Mais oui, évidemment : c'est le temps de Paris !
Mes trois cours se sont bien passés. À six semaines de la fin du semestre, les étudiants disposent déjà d'une large palette de possibilités de communication. Il faut maintenant les aider à oser, à combiner — et prier pour que leur mémoire n'hiberne pas.

Je récupère une partie de mon retard en visionnant le Ce soir ou Jamais du 14, sur la peur de l'extrême-orient. Les sinologues nous apprennent beaucoup de choses que les infos ne nous disent pas habituellement, c'est bon à entendre. Et puis j'aime bien le franc-parler de Ling Xi.