Avant le gel, quand même
Par Berlol, dimanche 25 novembre 2007 à 23:59 :: General :: #835 :: rss
Loin de tout. Alternance de sorties en vélo et plages de
lectures.
Après une heure de Massera, je pars rouler dans le frais soley, jusqu'à Korakuen, d'où je rapporte du pain de Môômin et du fromage de Seijo Ishii. Je fais des pâtes avec une bonne sauce tomate, ail, basilic pour T. qui doit finir un dossier de budget de recherche. Rien ne pourra nous arrêter. Massera au café, pour quelques pages, avant de repartir pédaler en sens opposé, vers l'ouest, jusqu'à Shinjuku. Une bonne heure à Tower Records, comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps, pour finalement acheter deux disques, le Libido de Brigitte Fontaine et une compilation du rayon avant-garde intitulée Method of Defiance, sous-titrée Inamorata, comme de juste produite par Bill Laswell.
Il
y a tellement de monde dans les rues et sur les trottoirs que je fais
le tour de Shinjuku-sud par Yoyogi afin d'atteindre tranquillement
Yamaya, au sud-ouest. Quand la provision de vin et d'olives est bien
assujettie au panier du vélo, quand le soleil ne joue plus
qu'avec les hautes fenêtres des buildings, alors je prends le
chemin du retour dans l'air qui froidit de minute en minute.
J'arrive avant le gel, quand même (moins d'une demie-heure
pour le retour). À cinq heures et demie, je suis dans un
bain chaud et parfumé, m'endors sur trois pages de Massera,
encore... C'est à ce moment que T. revient d'une exposition
de calligraphie qu'elle n'a pas réussie à voir
(ayant fini son dossier à quatre heures, elle est sortie
tout de suite mais arrivée au musée quand il
avait déjà fermé).
Après le dîner, soirée avec Volodine en écoutant des morceaux de Future Sound of London et de Durutti Column. Quelle bande-son, aujourd'hui !
« Qui de vous, s'il veut tenter d'enterrer vivants au bulldozer quatre villageois de Salem et battre deux jeunes de Naplouse en direct devant la caméra de la télévision américaine CBS, commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voit ensuite s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
Il faut prendre le temps de sonder son cœur avant d'entreprendre une tentative d'enterrer vivants au bulldozer quatre villageois de Salem qui pourra s'avérer inutile.» (Jean-Charles Massera, A cauchemar is born, p. 72)
« Le MPF milite pour la défense de la famille et le respect des droits du mari et du père à décider de ce qui est bon pour les femmes. Car la femme qui est soumise à un mari est liée à son mari par la loi, tant qu'il vit, quant aux jeunes femmes qui ne sont pas mariées, si les signes de la virginité n'ont pas été trouvés chez la jeune femme, alors les anciens de la ville feront sortir la jeune femme à l'entrée de la maison de son père, et les hommes de sa ville l'assomeront de pierres, et elle mourra, non seulement parce que nous considérons qu'il s'agit d'un impératif moral et politique, mais aussi parce qu'il s'agit d'un domaine qui touche aux droits fondamentaux de la personne humaine.» (Ibid., p. 107)
« Le professeur de brègne marchait lentement entre les rangs, déchirant par-ci par-là le doigt d'un insolent qu'il recrachait ensuite au hasard, comme un noyau de prune ou de cerise : cela provoquait l'hilarité malsaine des élèves, et une grimace dépitée sur les traits de la victime, qui n'osait pas montrer sa douleur.» (Antoine Volodine, Biographie comparée de Jorian Murgrave, Paris : Denoël, 2003 [réédition de 1985], p. 35)
Après une heure de Massera, je pars rouler dans le frais soley, jusqu'à Korakuen, d'où je rapporte du pain de Môômin et du fromage de Seijo Ishii. Je fais des pâtes avec une bonne sauce tomate, ail, basilic pour T. qui doit finir un dossier de budget de recherche. Rien ne pourra nous arrêter. Massera au café, pour quelques pages, avant de repartir pédaler en sens opposé, vers l'ouest, jusqu'à Shinjuku. Une bonne heure à Tower Records, comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps, pour finalement acheter deux disques, le Libido de Brigitte Fontaine et une compilation du rayon avant-garde intitulée Method of Defiance, sous-titrée Inamorata, comme de juste produite par Bill Laswell.
Il
y a tellement de monde dans les rues et sur les trottoirs que je fais
le tour de Shinjuku-sud par Yoyogi afin d'atteindre tranquillement
Yamaya, au sud-ouest. Quand la provision de vin et d'olives est bien
assujettie au panier du vélo, quand le soleil ne joue plus
qu'avec les hautes fenêtres des buildings, alors je prends le
chemin du retour dans l'air qui froidit de minute en minute.
J'arrive avant le gel, quand même (moins d'une demie-heure
pour le retour). À cinq heures et demie, je suis dans un
bain chaud et parfumé, m'endors sur trois pages de Massera,
encore... C'est à ce moment que T. revient d'une exposition
de calligraphie qu'elle n'a pas réussie à voir
(ayant fini son dossier à quatre heures, elle est sortie
tout de suite mais arrivée au musée quand il
avait déjà fermé).Après le dîner, soirée avec Volodine en écoutant des morceaux de Future Sound of London et de Durutti Column. Quelle bande-son, aujourd'hui !
« Qui de vous, s'il veut tenter d'enterrer vivants au bulldozer quatre villageois de Salem et battre deux jeunes de Naplouse en direct devant la caméra de la télévision américaine CBS, commence par s'asseoir pour calculer la dépense et voit ensuite s'il a de quoi aller jusqu'au bout ?
Il faut prendre le temps de sonder son cœur avant d'entreprendre une tentative d'enterrer vivants au bulldozer quatre villageois de Salem qui pourra s'avérer inutile.» (Jean-Charles Massera, A cauchemar is born, p. 72)
« Le MPF milite pour la défense de la famille et le respect des droits du mari et du père à décider de ce qui est bon pour les femmes. Car la femme qui est soumise à un mari est liée à son mari par la loi, tant qu'il vit, quant aux jeunes femmes qui ne sont pas mariées, si les signes de la virginité n'ont pas été trouvés chez la jeune femme, alors les anciens de la ville feront sortir la jeune femme à l'entrée de la maison de son père, et les hommes de sa ville l'assomeront de pierres, et elle mourra, non seulement parce que nous considérons qu'il s'agit d'un impératif moral et politique, mais aussi parce qu'il s'agit d'un domaine qui touche aux droits fondamentaux de la personne humaine.» (Ibid., p. 107)
« Le professeur de brègne marchait lentement entre les rangs, déchirant par-ci par-là le doigt d'un insolent qu'il recrachait ensuite au hasard, comme un noyau de prune ou de cerise : cela provoquait l'hilarité malsaine des élèves, et une grimace dépitée sur les traits de la victime, qui n'osait pas montrer sa douleur.» (Antoine Volodine, Biographie comparée de Jorian Murgrave, Paris : Denoël, 2003 [réédition de 1985], p. 35)
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