Sténo pour rédac. ult. (demain chargé
aussi).
Matin, 2 cours dont lecture. Pb de trou à creuser trop
facile. Autre pour le 19, avec compte d'humains et d'animaux allant
à la plage.
Fête org. par étudiants, invit. étud.
français (3), très bonne ambiance.
Prise de tête pour savoir où a lieu la
conférence de Pierre-Louis Rey. En fait, pas à
l'univ. voisine mais au Centre International de Nagoya, près
de la gare centrale. Quà cela ne tienne, faudra partir un
peu + tôt de la...
Réunion de faculté. Jour d'élection du
chef de la fac. des langues, comme de juste.
Esquive à 17h15. En vélo tt de suite,
légère pluie, métro à
17h23. Changement à Marunouchi vers 17h40
(éviter : couloirs trop longs). Sortie 2
à 18h50, entrée directe dans la tour du Nagoya
Kokusai Center (Centre international de Nag., où il y a
aussi des
bureaux d'aide aux étrangers),
direction 15e étage.
J'ouvre une porte et derrière : Pierre-Louis Rey, Kazuhiro
Matsuzawa, Takayuki Kamada, Éric Bordas, Philippe Dufour et
d'autres personnes que je ne connais pas (encore). Les
Français descendent d'un avion en déb. d'aprem,
sauf Rey tout frais pour parler des
Trois
Contes de Flaubert (enregistrement). Des gens
arrivent, je reconnais des têtes, salutations. Salle bien
remplie, finalement (30 pers.). Pas mémorable si on
connaît déjà un peu Flaubert.
À retenir que pour lui (Fl.), écrire est toujours
à la fois un pensum et une thérapie.
Après, pot. Puis restaurant cuisine tradi. mais service
hypermod.
Discussions nombreuses (Pléiade Flaubert en cours, tourisme
au Japon, carrières, sujets de recherches, etc.).
Métro retour seul avec lecture extraits Volodine (animaux).
Journée bien remplie !
Le lendemain.
Bon, bah, nan ! Là, je vais laisser l'aspect
décoffré. D'abord parce que je n'ai pas trop le
temps de fignoler. Ensuite parce que ce n'était vraiment pas
du formalisme. On est dans une période de dingues, tous,
à la fac, avec des charrettes pleines à
trimballer encore une semaine, en gros — et à
vider d'ici là, si possible.
Pour les passionnés de calcul, le problème du
trou, c'est qu'on creuse en une heure un trou de deux mètres
de côté (en long, en large, en profondeur) et
qu'on veut savoir combien d'heures il faudra pour un trou de quatre
mètres de côté. Cette fois tout le
monde l'a fait (je pense qu'Olivier et Stubborn devraient
également y arriver) mais ce qui était
intéressant, pédagogiquement parlant, c'est qu'il
vaut mieux faire un petit dessin et prononcer trois phrases que de
poser les opérations. Donc, l'étudiant apprend
l'intérêt d'adapter ses moyens aux
problèmes qu'il a à résoudre...
On l'aura compris, le dîner m'a fait plus d'effet —
et de bien — que la conférence. Ce ne sera pas la
première fois. J'ai d'abord eu l'occasion de remercier celui
qui avait, en mars, diffusé l'annonce de mon
cours sur Madame Bovary
à l'ensemble des chercheurs flaubertiens du Japon, ce qui
est un honneur quand on sait que l'Institut n'est pas un lieu
particulièrement admiré des universitaires
japonais (même si beaucoup d'entre eux y ont appris le
français, ou justement à cause de cela...). J'ai
ensuite pu féliciter Philippe Dufour pour son
Flaubert et le pignouf,
lu et apprécié il y a fort longtemps (1993), un
peu honteusement parce que je ne savais ce qu'il avait
publié après.
Éric Bordas n'était plus à
côté de moi, il devait être à
un mètre vingt, on s'était émus de
conserve au
souvenir de Cerisy en septembre,
alors qu'à Paris, ce même jour, Antonia Fonyi et
Scott
Carpenter avaient aussi rendez-vous pour évoquer
les derniers développements de notre
équipée mériméenne.
Ces joies ! Aussi le retour à la maison en
métro avec aux oreilles le passage des
Anges mineurs
où l'on accouche des ourses blanches en compagnie de Sophie
Gironde avait-il fini de m'ensoleiller de littérature, de
comment je vis et danse en elle, m'en soigne de presque tout
— à dix mille kilomètres des
déconvenues et des interrogations éditoriales
germanopratines de
François, à
qui je comprends que ça pèse (on notera au passage — sa vengeance — qu'il laisse entendre que le Littell a été réécrit).
Et donc : pour rien au monde je ne retirerai un seul mot de
tout le mal que j'ai écrit des éditeurs...
Nonobstant le petit nombre auxquels je tire mon
chapeau.