« 15. Un blouson en vache folle.» (Édouard Levé, Œuvres, Paris : P.O.L, 2002, p. 10)

Rendez-vous avec le directeur de l'Institut franco-japonais pour un projet d'exposition en 2008 (je dirai lequel plus tard). Son enthousiasme m'étonne. Il a des idées d'installation tout à fait originales. Nous verrons si cela se révélera faisable, mais cela fait tout de même plaisir de voir une modeste proposition prise au sérieux. Pendant que je l'attendais, j'ai vu ce beau diptyque d'arbres à sa fenêtre. On doit bien travailler devant cette conversation végétale.
Déjeuner au Saint-Martin avec T., couscous pour elle et boudin noir frites pour moi.
Quelques courses rapides dans Kagurazaka et retour devant l'ordinateur pour travaux d'écriture. Jusqu'au soir.
T. va chez l'oto-rhino pour un petit mal de gorge et en sort avec une... maladie de Ménière ! Pas trop avancée, heureusement, mais cela permet de mieux comprendre des sensations de vertige qu'elle avait parfois eues, des acouphènes qui la dérangent un peu depuis plus d'un an.

« 33. Les bruits entendus dans un paysages sont écrits sur les murs et le sol d'une pièce. La taille des caractères est proportionnelle à leur intensité et à leur distance. Leur emplacement sur le mur correspond à l'endroit où ils sont apparus dans le paysage.» (Ibid., p. 16)
Ayant commencé ce livre au bain, je puis ainsi considérer comme une œuvre d'art contemporain de ne le lire que dans l'eau.
Et de l'y noyer quand je l'aurai fini.