Un escalator, ça avance tout seul
Par Berlol, lundi 31 décembre 2007 à 23:37 :: General :: #871 :: rss
Levés très tard. J'ai fait beaucoup de ski, cette
nuit. Sans bâtons. Au réveil, je m'en souvenais
très bien. Il y avait Manu qui skiait aussi, et plus loin,
Michaël. J'avais un peu mal à la tête.
C'est resté toute la journée. Malgré
le bain et l'entame d'Emaz.
« Et si c'était cela, aboutir ?
Le mur achèverait.
On ne voit pas bien quoi.» (Antoine Emaz, « Poème du mur », dans Caisse claire, Poèmes 1990-1997, Points Poésie, 2007, p.12)
On
sort en début d'après-midi pour aller chercher du
mochi,
surtout histoire de marcher un peu dans le soleil d'Omote-sando. J'ai
toujours en tête le décrochage de Mevlido lu et
cité hier, et tout ce qui suit, le Bardo post-atomique. Une
puissance d'évocation qui dépasse tout ce que
j'ai l'habitude de lire et même mes meilleurs souvenirs de
science-fiction.
On ne fait rien de spécial (on dit qu'on ne fait rien de spécial) pour passer d'une année à l'autre, c'est comme monter un escalator, ça avance tout seul et bientôt on sera sur le trottoir de l'avenue 2008.
Un bon nabe et une boîte de foie gras (du duty-free en septembre), pour encore sceller notre union franco-japonaise. T. regarde The Wind that shakes the Barley (Loach, 2006) qu'elle a emprunté à la fac, moi à moitié puisque je l'ai déjà vu, mais j'en retrouve toute la qualité, et T. en est très impressionnée aussi.
À minuit moins cinq, je lui demande si on ouvre du champagne. Elle dit oui. C'est aussi simple.
« Et si c'était cela, aboutir ?
Le mur achèverait.
On ne voit pas bien quoi.» (Antoine Emaz, « Poème du mur », dans Caisse claire, Poèmes 1990-1997, Points Poésie, 2007, p.12)
On
sort en début d'après-midi pour aller chercher du
mochi,
surtout histoire de marcher un peu dans le soleil d'Omote-sando. J'ai
toujours en tête le décrochage de Mevlido lu et
cité hier, et tout ce qui suit, le Bardo post-atomique. Une
puissance d'évocation qui dépasse tout ce que
j'ai l'habitude de lire et même mes meilleurs souvenirs de
science-fiction.On ne fait rien de spécial (on dit qu'on ne fait rien de spécial) pour passer d'une année à l'autre, c'est comme monter un escalator, ça avance tout seul et bientôt on sera sur le trottoir de l'avenue 2008.
Un bon nabe et une boîte de foie gras (du duty-free en septembre), pour encore sceller notre union franco-japonaise. T. regarde The Wind that shakes the Barley (Loach, 2006) qu'elle a emprunté à la fac, moi à moitié puisque je l'ai déjà vu, mais j'en retrouve toute la qualité, et T. en est très impressionnée aussi.
À minuit moins cinq, je lui demande si on ouvre du champagne. Elle dit oui. C'est aussi simple.
Commentaires
1. Le mardi 1 janvier 2008 à 01:14, par Manu :
Je voulais aussi acheter du foie gras, le même je suppose, mais le débarquement (retardé en plus) et embarquement tous deux en bus à CDG, a réduit notre passage à l'aéroport au strict minimum. Avec 1h15 entre l'atterrissage et le décollage, il y aurait dû avoir moyen de faire mieux. J'ai failli me plaindre : c'est la première fois qu'on embarque en bus pour un Paris-Tokyo... Dire qu'on y a passé 4 heures à rien faire à l'aller, vol de nuit oblige...
2. Le mardi 1 janvier 2008 à 01:15, par Manu :
Ah, et puis désolé pour le mal de tête causé par la séance de ski avec Michaël et moi
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