Très grasse matinée. Heures de kan-jis. Heures de correction de copie — celle d'une étudiante qui, sur dix pages, ne sait pas différencier immigrés (en situation régulière), immigrés sans papiers et Français issus de l'immigration — c'est pénible.
Marche dans le soleil en téléphonant à David (bien rentré de Cairns), jusqu'à Seijo Ishii (Korakuen), pour du camembert, du jambon, des yaourts, etc. Puis retour en écoutant Une vie une œuvre sur Charles Perrault.
Dévédé en dînant : Hannibal Rising (Webber, 2007). Le titre français, les origines du mal, est assez bien choisi. Le film m'intéresse plus que les autres de la série. Les dispositifs de la cruauté du crime en série ne m'intéressent pas spécialement. En revanche, les raisons pour lesquelles un individu voit sa personnalité se construire dans ce sens sont tout à fait passionnantes, surtout quand ça plonge directement dans les crimes de guerre et de masse (la Seconde Guerre mondiale en Lithuanie), quand on dévoile combien de criminels de guerre sont devenus qui un bon père de famille (à Fontainebleau), qui un dangereux trafiquant d'armes et de filles (sur le Canal de l'Ourcq), etc.
On sort dans la nuit pour rendre les dévédés et... on trouve les deux premiers de la saison 3 de Lost. Nous sommes perdus !