Une traversée risquée
Par Berlol, samedi 5 janvier 2008 à 23:59 :: General :: #876 :: rss
« Tout
le jour, les
basques de leurs redingotes flottant au vent, Bouvard et
Pécuchet surfent sur Wikipédia.»
(Éric Chevillard, L'Autofictif
n°93, du 2 janvier)
Ils pourront bientôt surfer sur Knol en mangeant leur soupe... je ne sais pas si ce sera mieux.
À écouter France Info, le Dakar annulé semble être une catastrophe nationale (économique, avant tout, puisque c'est le critère absolu du sarko-journalisme branché). À mes yeux, ce n'est que la fin (provisoire ?) d'une des plus grosses hypocrisies humanitaro-sportives de ces 30 dernières années.
Intéressant et prétéritif billet de Raphaël Sorin avec deux souvenirs de 1968. Me détermine à glisser dans mon panier Amazon le pamphlet de Guy Hocquenghem, Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary (de 1986).
Y ai ajouté Je t'aime, je t'aime, le mythique Resnais de... 1968, avec Claude Rich en voyageur du temps (le dévédé sortira le 8 janvier).
Après passage à l'Institut, D'Attaque rendu, j'emprunte deux dévédés. Le Baron de l'écluse (Delannoy, 1960), parce qu'il en était question dans le dernier Ce soir ou Jamais de 2007, quand Frédéric Taddeï était l'hôte visiblement comblé de Danielle Darrieux, Michèle Morgan et Micheline Presle, et Alice ou la dernière fugue (Chabrol, 1977), au moins pour revoir Sylvia Kristel nue.
Mais ce qu'on regarde en dînant, c'est un film enregistré une nuit à la télé (T. programme des enregistrements qu'on oublie ensuite des semaines dans la machine), Being John Malkovitch (Jonze, 1999). Très très impressionnant, d'abord, et très drôle, même si ça laisse beaucoup à réfléchir...
Mon cousin m'a dit que mon père avait toute sa tête — et qu'il comprenait mieux maintenant le mauvais caractère attribué à notre famille. Au début de la visite, mon père a soulevé le masque à oxygène pour lui dire : « Emmène-moi d'ici, ils vont me tuer ! »
La réanimation, c'est quand même du sérieux. D'ici un ou deux jours, ça devrait aller mieux...
J'ai presque fini de préparer le poly des textes de Rimbaud à distribuer pour le cours — À la musique, Roman, Le Bateau ivre, Enfance et Alchimie du verbe. Plus qu'un voyage pittoresque : une traversée risquée. Je refais la mise en page et la ponctuation en comparant les fac-similés (chez Textuel), l'édition Pléiade et celle des Petits classiques Larousse.
Ils pourront bientôt surfer sur Knol en mangeant leur soupe... je ne sais pas si ce sera mieux.
À écouter France Info, le Dakar annulé semble être une catastrophe nationale (économique, avant tout, puisque c'est le critère absolu du sarko-journalisme branché). À mes yeux, ce n'est que la fin (provisoire ?) d'une des plus grosses hypocrisies humanitaro-sportives de ces 30 dernières années.
Intéressant et prétéritif billet de Raphaël Sorin avec deux souvenirs de 1968. Me détermine à glisser dans mon panier Amazon le pamphlet de Guy Hocquenghem, Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary (de 1986).
Y ai ajouté Je t'aime, je t'aime, le mythique Resnais de... 1968, avec Claude Rich en voyageur du temps (le dévédé sortira le 8 janvier).
Après passage à l'Institut, D'Attaque rendu, j'emprunte deux dévédés. Le Baron de l'écluse (Delannoy, 1960), parce qu'il en était question dans le dernier Ce soir ou Jamais de 2007, quand Frédéric Taddeï était l'hôte visiblement comblé de Danielle Darrieux, Michèle Morgan et Micheline Presle, et Alice ou la dernière fugue (Chabrol, 1977), au moins pour revoir Sylvia Kristel nue.
Mais ce qu'on regarde en dînant, c'est un film enregistré une nuit à la télé (T. programme des enregistrements qu'on oublie ensuite des semaines dans la machine), Being John Malkovitch (Jonze, 1999). Très très impressionnant, d'abord, et très drôle, même si ça laisse beaucoup à réfléchir...
Mon cousin m'a dit que mon père avait toute sa tête — et qu'il comprenait mieux maintenant le mauvais caractère attribué à notre famille. Au début de la visite, mon père a soulevé le masque à oxygène pour lui dire : « Emmène-moi d'ici, ils vont me tuer ! »
La réanimation, c'est quand même du sérieux. D'ici un ou deux jours, ça devrait aller mieux...
J'ai presque fini de préparer le poly des textes de Rimbaud à distribuer pour le cours — À la musique, Roman, Le Bateau ivre, Enfance et Alchimie du verbe. Plus qu'un voyage pittoresque : une traversée risquée. Je refais la mise en page et la ponctuation en comparant les fac-similés (chez Textuel), l'édition Pléiade et celle des Petits classiques Larousse.
Commentaires
1. Le samedi 5 janvier 2008 à 22:32, par brigetoun :
un petit régal Tadeï et ces dames - Morgan de plus en plus une autre version de ma mère et Darrieux en fofolle. Délice d'être une femme à peine plus jeune en dégustant leur petit jeu.
Et amusant de voir Sorin rappeler ses souvenirs pour se démarquer de ceux qui le font
2. Le dimanche 6 janvier 2008 à 14:01, par Olivier :
Désolé, je ne prends connaissance des derniers billets qu'aujourd'hui!
Un prompt rétablissement à ton père!!
Et un soutien moral à vous deux en attendant qu'il gambade de nouveau parfaitement!
A bientôt!!
Et, attention, la fin de la saison 3 de Lost réserve (évidemment) quelques surprises !!
3. Le dimanche 6 janvier 2008 à 14:07, par Olivier :
Ah, oui, bien sûr, entièrement d'accord avec toi sur le Dakar!!
Espérons qu'ils utiliseront les sous pour faire du véritable humanitaire... On peut toujours espérer... heu rêver...
4. Le mardi 8 janvier 2008 à 05:53, par Berlol :
Merci, Olivier, pour les bons souhaits au père. Ils ont été entendus.
Pour ce qui est du Dakar, je suis étonné du silence des commentateurs ! Personne pour le défendre ? Voire le soutenir ?
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.