Selon ma transparence du 21 octobre dernier, et bien que je ne l'aie pas mise en avant dans ma conférence de presse d'avant-hier, je ne me suis pas fait opérer au Val de Grâce, moi.

Cours et réunions (normaux) ont laissé place à une soirée exceptionnelle. D'abord, les retrouvailles du mercredîner, dans un petit restaurant de Motoyama, avec Sophie revenue de France hier (très heureuse de retrouver la nourriture japonaise, et pas que ça, apparemment), Benoît (bien reposé, grâce à quelques jours au Cambodge) et Andreas (bénéficiaire, comme moi, du clément hiver nippon). Après une interruption, on se demande toujours si ça repartira. Les raisons profondes et mystérieuses qui font tenir un groupe, quel qu'il soit, ne sont pas éternelles. Il suffit parfois d'un départ, d'un décalage, d'une démotivation pour que la belle ambiance parte en fumée — aussi la fête-t-on ce soir avec autant d'entrain que de gratitude réciproque. Bière, alcool de prune ou de pomme de terre sont de la partie.
Ensuite, de retour à la maison, c'est une autre communauté qui m'attend, qui exprime au fond une même excitation d'êtres humains partageant expériences et points de vue : le plateau de reprise de Ce soir ou Jamais est en effet exceptionnel (Christine nous avait prévenus). Je salue surtout les savoureuses envolées de Régis Jauffret, la précision tranquille de Caroline Fourest et, dans une moindre mesure, les touchantes vrilles de Jean-François Stévenin. En revanche, le sérieux compassé et hautain de Zaki Laïdi et les interventions brouillonnes de Raphaël Glucksmann me laissent indifférent.

Au moins, ces deux communautés-là, c'est autre chose que Facebook ou Second Life !