Ce sur quoi je m'appuie (2)

Rouge
N'a base ni sommet
Nul ne sait :
des langues mortes
du temps oublié
des visages perdus
coulés dans une même flaque...

* *
*

On déjeune tôt et rapide — encore au Saint-Martin — pour une fois que je suis là un mardi midi. Puis se quitter, T. partant vers deux cours au nord-ouest, moi vers l'est d'abord avant que le shinkansen ne m'emporte très loin, sud-ouest. Mon petit volume de Rimbaud, quand je ne somnole pas, je le rumine, le picore, je le chique, me l'injecte en intra-veineuse, j'en remâche les fibres pour en sucer les sucs. Mais ça pourrait rancir. Stop.

Au bureau, début du grand ménage dans le courrier électronique. Des centaines de messages que j'ai laissés s'accumuler dans la boîte principale, qu'il faut répartir, ranger, effacer, auxquels il faut répondre, parfois, malgré le retard.

Superbe Ce soir ou Jamais d'hier. Le droit d'ingérence passe un sale quart d'heurt... Et même un heurt et quart... Je réécoute presque tout deux fois, tellement je suis étonné d'être d'accord avec Nabe et Bricmont — qui devraient fonder une entreprise d'ascenseurs. Nabe & Bricmont, ça sonne très bien.
Et le pauvre Bruno Saby qui arrive là comme une fleur pour regretter qu'il n'y ait plus le Dakar pour sauver l'Afrique ! L'est trop mimi ! Mais merde, quelqu'un va-t-il jamais leur expliquer ?