Ce sur quoi je m'appuie (4 et fin)

Agates en poche, poches en or
ors en banque, banques en faillite
J'en vois qui tournent en rond

Des appuis fous, il y en a partout
Dieux, Valeurs fiduciaires, Boules de cristal,
Bercails où s'oublier et dormir

Le plus simple serait tout de même
que je ne m'appuie plus sur rien
— au moins en apparence...

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Peu à dire d'aujourd'hui.
Courriers en retard (encore et toujours), lecture, auto-apprentissage de japonais (j'en ai fait tous les jours depuis le 1er janvier), préparation du cours Rimbaud de demain, sur Roman. Fastoche ! Mais, justement, c'est le moment de donner dans la métrique.
Dans l'après-midi, dévédé vu avant retour à l'Institut : Le Baron de l'écluse (Delannoy, 1959). Belle parabole sur la pause-question au tournant de la vie : celle d'un flambeur chevaleresque, sans doute bientôt la cinquantaine, bloqué à une écluse par l'attente d'un mandat. Avant de remplir le réservoir de son yacht, il devra conseiller sa nièce et répondre à l'espoir de la bistrote — sans jamais perdre la face, c'est pour lui l'essentiel. Dialogues d'Audiard, c'est tout dire.