Shinkansen.
Examens et courriels.

Ce soir ou Jamais du 16 sur le féminisme — au moins un bon début, une moitié intéressante, c'est vrai qu'après ça barre un peu en c...

Finalement, je suis assez mécontent de ce nouveau rythme du JLR. J'ai des jours de retard, je jongle avec les emplois du temps, je suis tenté de fabriquer. Surtout, je ne me souviens plus des choses qui, insignifiantes par leur quantité intrinsèque, peuvent se révéler essentielles quand on les dépose dans du langage où, comme des soupes déshydratées, elles prennent tout leur vrai volume.
Reste à reprendre la main. Ou à sauter des jours. Mais sauter des jours, j'ai presque peur que ça me porte la poisse, que ça fasse tache — ou comme une maille sautée dans le tricot.

« Cinq chauffeurs. L'un d'eux est obèse, un autre a une casquette rouge, un troisième est torse nu, avec un gilet en toile de jean. Les autres sont normaux, ou du moins sans particularité remarquable. Ils te regardent. Ils ont tous la bouche à moitié ouverte.
— Ça parle encore, dit le gros.
— Incroyable, dit un des normaux. Ça parle encore.
— Et de quoi que ça parle ? demande casquette rouge.
— De la nuit, dit le gros.
— Ça parle de la nuit ? s'étonne torse nu.
— Ben oui, ça doit croire encore à la nuit, dit un des normaux.
— Incroyable, dit l'autre normal. Ça croit encore à la nuit.» (Antoine Volodine, Songes de Mevlido, p. 330)