Un kit mains libres dans les cimetières
Par Berlol, jeudi 24 janvier 2008 à 23:59 :: General :: #895 :: rss
Merci, Éric, de nous signaler le vol qualifié de Jean-Louis Ezine
du 11. On peut dire que — pour une fois —
sa chronique était littéraire ! Mais il
faut le comprendre, l'Ezine. Certes, tout arrive, mais c'est dur de
trouver chaque jour de nouvelles conneries à raconter quand
on n'est que journaliste... Ça tire de tous les
côtés mais ça ne prévoit pas
la riposte.
Dès aujourd'hui, France Culture doit prévoir une recrudescence d'écrivains vivants qui vont venir écouter toutes les chroniques disponibles pour voir s'ils ont été eux aussi volés. Pour les morts, il faudra attendre un système sans fil avec un kit mains libres dans les cimetières.
Pendant que mes ouailles planchent sans piper, j'entame — enfin — le Mauche. D'emblée, ça dépote ! Après trois fragments, une grosse impression qu'Yves Pagès (celui des Petites Natures mortes au travail, 2000) s'est marié avec Jean-Charles Massera (celui des United Emmerdements of New Order, 2002) et qu'ils ont conçu ensemble une machine littéraire nommée Jérôme Mauche. C'est très subjectif et je retire ça tout de suite pour que l'impétrant ne se sente pas insulté (souvent susceptibles, les auteurs) : il n'en est pas à son premier livre et ce n'est que moi qui le découvre aujourd'hui, après avoir lu ses parents putatifs. En fin d'après-midi, je reprends au sport, à vélo, pendant que la sueur coule ; j'aperçois que les fragments n'ont pas toujours que deux phrases, que des collages & concaténations sont meilleurs que d'autres, que tout ça ne va pas nécessairement quelque part (ce qui n'est pas un défaut).
« Par reptation, le taux d'intérêt, gros mollusque, inonde et décharge entre les doigts, relativement habiles, de qui le tripote afin de le faire grimper, avec sa minuscule numérotation après le zéro, rémunérant ainsi les tas d'images douteuses que discrètement la Banque centrale met en circulation, un peu au compte-gouttes, pour exciter, graveleux, un marché qui peine à jouir. Du moins, c'est ce qu'on nous explique gravement, à coups de rétroprojecteur et de petits schémas, pour bien nous faire comprendre comment ça fonctionne et que, somme toute, nous aussi pouvons nous satisfaire de nos plus modestes performances.» (Jérôme Mauche, La Loi des rendements décroissants, Paris: Seuil, 2007, coll. Déplacements)
Dès aujourd'hui, France Culture doit prévoir une recrudescence d'écrivains vivants qui vont venir écouter toutes les chroniques disponibles pour voir s'ils ont été eux aussi volés. Pour les morts, il faudra attendre un système sans fil avec un kit mains libres dans les cimetières.
Pendant que mes ouailles planchent sans piper, j'entame — enfin — le Mauche. D'emblée, ça dépote ! Après trois fragments, une grosse impression qu'Yves Pagès (celui des Petites Natures mortes au travail, 2000) s'est marié avec Jean-Charles Massera (celui des United Emmerdements of New Order, 2002) et qu'ils ont conçu ensemble une machine littéraire nommée Jérôme Mauche. C'est très subjectif et je retire ça tout de suite pour que l'impétrant ne se sente pas insulté (souvent susceptibles, les auteurs) : il n'en est pas à son premier livre et ce n'est que moi qui le découvre aujourd'hui, après avoir lu ses parents putatifs. En fin d'après-midi, je reprends au sport, à vélo, pendant que la sueur coule ; j'aperçois que les fragments n'ont pas toujours que deux phrases, que des collages & concaténations sont meilleurs que d'autres, que tout ça ne va pas nécessairement quelque part (ce qui n'est pas un défaut).
« Par reptation, le taux d'intérêt, gros mollusque, inonde et décharge entre les doigts, relativement habiles, de qui le tripote afin de le faire grimper, avec sa minuscule numérotation après le zéro, rémunérant ainsi les tas d'images douteuses que discrètement la Banque centrale met en circulation, un peu au compte-gouttes, pour exciter, graveleux, un marché qui peine à jouir. Du moins, c'est ce qu'on nous explique gravement, à coups de rétroprojecteur et de petits schémas, pour bien nous faire comprendre comment ça fonctionne et que, somme toute, nous aussi pouvons nous satisfaire de nos plus modestes performances.» (Jérôme Mauche, La Loi des rendements décroissants, Paris: Seuil, 2007, coll. Déplacements)
Commentaires
1. Le jeudi 24 janvier 2008 à 00:03, par brigetoun :
il avoue tout de même qu'il cite, uniquement pour les dernières minutes c'est vrai. Mais il est au dessus des règles voyons
2. Le jeudi 24 janvier 2008 à 07:41, par Philippe De Jonckheere :
Pendant l'affaire de la photographie retouchée de Simone de Beauvoir, il m'a semblé entendre sur France Info, une chronique dont j'aurais juré être l'auteur. L'année dernière sur France Culture un chroniqueur littéraire ne s'était pas trop embarrassé de citer d'où lui venait ce qu'il présentait comme une géniale comparaison, le rapprochement des "Adolescents troglodytes" d'Emmanuelle Pagano et de la musique de Steve Reich pour le ressassement. www.leportillon.com/Les-a...
Ce qui m'étonne finalement le plus dans ses pratiques c'est que chaque fois elles semblent illutrer les limites des cumuls de ces chroniqueurs invités un peu partout, et qui visiblement n'ont plus le temps de faire leur travail, c'est-à-dire, lire et critiquer: ils feraient bien d'en laisser un peu aux autres, il me semble. Et j'ai dans l'idée que le public gagnerait à cette diversité.
Amicalement
Phil
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