On reste à la maison, pour la peinture de la porte d'entrée. Ça pue, il fait froid, il faut laisser ouvert, aérer, manger, lire, écouter de la musique, un peu de télé...

Pat m'envoie une photo de 1981 où nous sommes à quatre dans une rue. Je nous reconnais (sauf la jeune fille), mais je n'ai aucun souvenir d'avoir vécu ce moment-là. Drame de la mémoire qui s'efface au fur et à mesure. Depuis quel événement refoulé ? Le divorce de mes parents ? Un accident ? Où se serait enclenchée cette option d'oubli, pour survie comme un oiseau, comme un jasmin, sans souffrir.

En fin d'après-midi, je finalise ma première commande sur Publie.net. Tout fonctionne bien. Je vais lire Marc Pautrel, Sereine Berlottier, Vincent Eggericx (qui est à Kyoto mais que je n'ai pas encore eu le temps de rencontrer) et Michel Brosseau. On verra bien. Comme je l'ai déjà dit, ce qui m'importe, c'est les œuvres, pas les livres.

C'est tout ? Oui, on dirait.