Le pied dans un sac à part
Par Berlol, mardi 29 janvier 2008 à 23:59 :: General :: #900 :: rss
On reste à la
maison pour la
peinture de la
porte d'entrée. Ça
pue, il fait fr-
oid, il faut laisser ou-
vert, aérer, manger, lir...
Oui, je sais, c'est comme hier. Mais justement : c'est comme hier, la couche suivante. Sauf qu'en plus, il fait gris et le peintre a mis des gouttes de peinture verte sur la poignée de porte. T. me passe son dissolvant à ongles (hypallage), qui est au moins aussi toxique (euphémisme)...
Je parviens tout de même à corriger deux paquets de copies. À re-ranger les documents audio (émissions de France Culture depuis 1999, autres radios, conférences auxquelles j'ai assisté, etc.). Faut des dossiers bien classés si on veut avoir une chance de s'y retrouver dans le sonore — dont le contenu n'est pas (encore) cherchable....
Dès que possible, et avant d'être terrassés par les émanations, nous sortons marcher. Par la librairie Omeisha de l'Institut, où je confirme le choix du Rivage des Syrtes pour le cours du prochain trimestre, afin qu'il soit commandé en nombre. Par le Saint-Martin où nous déposons quelques Cool Japan, titres des chroniques d'Étienne Barral dans le journal Asahi, et où nous ne résistons pas au chant de la tarte au citron meringuée — même s'il est déjà 15 heures. Ramenons notre butin à la maison et le dégustons avec un thé des Rois Mages de chez Kusmi.
Puis je prépare ma petite valise ; l'écran plat que T. me rend, puisqu'elle en a maintenant un beaucoup plus grand, y entre tout juste, le pied dans un sac à part.
Dans le train, ordinateur portable et casque sur les oreilles, je reprends le découpage des MD renumérisés et la dénomination des documents. Il s'agit maintenant d'émissions de février-mars 2001. J'y retrouve entre autres — tristesse devenant bientôt joie, oyant du mortel l'éternelle voix — Baudrillard et Derrida.
À la maison, en dînant, c'est Ce soir ou Jamais d'hier sur l'environnement. Toujours intéressant de voir s'opposer les logiques, quand elles sont bien exposées. D'Yves Paccalet à Charles Beigbeder, en passant par Corinne Lepage, nous avons une gradation théorique vraiment intéressante, pas trop de dispute. Beaucoup de choses à apprendre. Précédées, comme Christine l'anticipait et le précisait, d'Éric Reinhardt, devenu consultant pour l'occasion, interrogé sur le métier de trader — tout le monde veut comprendre comment et pourquoi on laisse des gamins jouer avec nos milliards...
maison pour la
peinture de la
porte d'entrée. Ça
pue, il fait fr-
oid, il faut laisser ou-
vert, aérer, manger, lir...
Oui, je sais, c'est comme hier. Mais justement : c'est comme hier, la couche suivante. Sauf qu'en plus, il fait gris et le peintre a mis des gouttes de peinture verte sur la poignée de porte. T. me passe son dissolvant à ongles (hypallage), qui est au moins aussi toxique (euphémisme)...
Je parviens tout de même à corriger deux paquets de copies. À re-ranger les documents audio (émissions de France Culture depuis 1999, autres radios, conférences auxquelles j'ai assisté, etc.). Faut des dossiers bien classés si on veut avoir une chance de s'y retrouver dans le sonore — dont le contenu n'est pas (encore) cherchable....
Dès que possible, et avant d'être terrassés par les émanations, nous sortons marcher. Par la librairie Omeisha de l'Institut, où je confirme le choix du Rivage des Syrtes pour le cours du prochain trimestre, afin qu'il soit commandé en nombre. Par le Saint-Martin où nous déposons quelques Cool Japan, titres des chroniques d'Étienne Barral dans le journal Asahi, et où nous ne résistons pas au chant de la tarte au citron meringuée — même s'il est déjà 15 heures. Ramenons notre butin à la maison et le dégustons avec un thé des Rois Mages de chez Kusmi.
Puis je prépare ma petite valise ; l'écran plat que T. me rend, puisqu'elle en a maintenant un beaucoup plus grand, y entre tout juste, le pied dans un sac à part.
Dans le train, ordinateur portable et casque sur les oreilles, je reprends le découpage des MD renumérisés et la dénomination des documents. Il s'agit maintenant d'émissions de février-mars 2001. J'y retrouve entre autres — tristesse devenant bientôt joie, oyant du mortel l'éternelle voix — Baudrillard et Derrida.
À la maison, en dînant, c'est Ce soir ou Jamais d'hier sur l'environnement. Toujours intéressant de voir s'opposer les logiques, quand elles sont bien exposées. D'Yves Paccalet à Charles Beigbeder, en passant par Corinne Lepage, nous avons une gradation théorique vraiment intéressante, pas trop de dispute. Beaucoup de choses à apprendre. Précédées, comme Christine l'anticipait et le précisait, d'Éric Reinhardt, devenu consultant pour l'occasion, interrogé sur le métier de trader — tout le monde veut comprendre comment et pourquoi on laisse des gamins jouer avec nos milliards...
Commentaires
1. Le mercredi 30 janvier 2008 à 08:22, par Philippe De Jonckheere :
"Avec nos milliards", dis-tu? Je n'ai jamais eu le sentiment qu'il y avait la moindre relation entre "leurs" milliards et moi. En revanche quand Sarkozy a fait son paquet fiscal en soulageant les 5% des foyers les plus riches de France de 15 milliards d'euros de leurs impôts, là j'ai effectivement eu le sentiment que c'était de notre argent dont il s'agissait, ce en quoi je ne me suis pas trompé de beaucoup puisque quelques temps plus tard pour financer le manque à gagner de ces recettes fiscales, il s'est empêché de revendre en toute hâte une partie non négligeable du capital de FT que l'état possédait encore, je crois que ce n'était pas loin de 4% du capital en question. Bref si Sarkozy avait voulu offrir 4% du capital de FT aux personnes les plus riches de France il ne s'y serait pas pris autrement. En revanche que la Société Générale et ses actionnaires aient perdu 5 milliards d'euros, en quoi est-ce que cela nous concerne, je peine à comprendre le "nos milliards".
Serais-tu actionnaire de la Société Générale?
Amicalement
Phil
2. Le mercredi 30 janvier 2008 à 08:33, par Berlol :
Je suis "actionnaire" de la "société générale", pour reprendre mon interrogation de dimanche sur le nom même de cette banque... Et c'est en ce sens qu'il s'agit toujours quelque part de "nos milliards", cher ami.
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