Ça pourrait finir comme ça, un dernier jour du mois, de ne pas avoir trouvé une minute le lendemain ni les jours suivants. Et que ça se soit délité comme ça, comme rien. L'inanité et la vanité de tout (ce) projet m'auraient sauté à la gorge, en même temps que le soulagement de ne plus avoir ça à me farcir.
Et ça arrivera peut-être.
Mais pas ce mois-ci.*
Car au fond, quand j'y descends pour m'interroger, le goût d'écrire est intact. Ce n'est que le temps qui manque. Et hier — c'est-à-dire ce jeudi — a été une journée de folie, encore. Avec les documents à préparer pour nos futurs orléanais, la réunion avec eux et les représentants de l'agence de voyage, toutes les informations à vérifier, à donner, les réponses aux questions, etc.
Après le déjeuner (où l'on s'est efforcé de ne rien manger des divers produits d'origine chinoise dont les médias nous rabâchent la toxicité depuis quelques jours, suite à des scandales patents — gyozas, croquettes, farces à base de viande, divers légumes, etc.).
Encore une petite réunion dite d'harmonisation des notes, où quatre professeurs se communiquent leurs notes en se focalisant sur les cas limites — étudiants qui n'ont pas la moyenne malgré une bonne participation (ça peut passer), ceux qui ont été trop absents et qui nous demandent de leur faire une fleur (rarement accordée), etc. Puis je peux partir.

Dans le train, rangements de documents, reports de notes dans mon agenda. Puis j'écoute tranquillement les lectures de la Nuit de l'écrit (France Culture, diffusion le 19 novembre dernier). Je trouve très décevant le texte de Christophe Donner, assez décevant celui de Marie Darrieussecq, très moyens ceux de Linda Lê et d'Éric Reinhardt, plutôt bon celui de Philippe Forest, excellent celui d'Antoine Volodine (aigles attaquant un homme sous-payé à éliminer leurs nids en haut de la Tour Montparnasse encore debout quoique délabrée et transpercée par des missiles...). Le document s'interrompt brusquement avant le texte final de Cécile Wajsbrot, je ne sais pas pourquoi. Ça devait être minuit et on n'a pas la suite. Je vais faire des recherches dans le site de FC...
[Recherches faites, l'événement a été très mal couvert dans le site, il n'en reste que cette page vide. Bizarre...]

Lors d'un intermède sonore entre deux séries de lectures, on a pu entendre la voix off du court-métrage d'Alexander Payne, 14e arrondissement, qui clôt le film Paris Je t'aime, un des deux ou trois que T. et moi avons plébiscité de concert. Certes, la denveroise s'est recueillie sur la tombe de Jean-Paul Sartre et Simone Bolivar (sic), et elle fait encore de vilaines erreurs de grammaire mais on lui pardonne tout quand on entend ceci :

« [...] et puis quelque chose est arrivé, quelque chose difficile de décrire...
Assise là et être seule dans un pays étranger, loin de mon travail et de tous les gens que je connais, un sentiment est venu à moi. C'était comme si je me souvenais de quelque chose que je n'ai jamais connu ou que j'avais attendu toujours, mais je ne savais pas quoi. Peut-être, c'était quelque chose que j'avais oublié, ou quelque chose qui m'a manqué toute ma vie. Seulement, je peux vous dire que j'ai senti en même temps la joie et la tristesse. Mais pas trop de tristesse. Parce que je me sentais vivante. Oui, vivante !
Ça, c'était le moment que j'ai commencé à aimer Paris. Et le moment que j'ai senti que Paris m'aimait aussi...»

Détente après le dîner sur TV5 Monde, avec le Grand Restaurant (J. Besnard, 1966, avec Louis de Funès). Sans commentaire... Sauf que parfois, funeste présage d'un comique généralisé, je trouve que notre président de la république a les attitudes et expressions vulgaires, coupantes ou grandiloquentes d'un de Funès chevelu.

* PS de quelqu'un qui titrait sur un funeste présage : quand j'ai voulu poster ça dans le JLR sous Dotclear, la base de données MySQL a refusé tout net en prétextant une « error 127 from table handler ». Mort de rire ! Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais je n'ai pas l'intention de m'engager dans une analyse de la question... Reviendra ? Reviendra pas ? En attendant, je poste en html normal, seul format encore robuste (tant qu'il y a de l'électricité, du réseau et que je paie mon fournisseur).