vendredi 1 février 2008
Têtes coupées, ou l'inverse ?
Par Berlol, vendredi 1 février 2008 à 23:46 :: General
Heures à colliger proprement en un
seul document les
informations éparses du stage d'Orléans
(identités
des étudiants, adresse des familles d'accueil, informations
diverses). Après je l'envoie à mon chef.
Déjeunons au Saint-Martin. Ça nous fait sortir un peu. Et puis on s'y remet. T. est à nouveau en plein dans les mazarinades, comme un poisson dans l'eau, ça fait plaisir à voir.
En
fin d'après-midi, je me translate à la Maison
franco-japonaise, où je ne suis pas
allé depuis plus de six mois, pour la conférence
d'Éric Avocat sur les
Orateurs de la Révolution française,
thème qui était le sujet de sa thèse.
Angle du
permanent hiatus interprétatif entre historiens
et littéraires, notamment au travers d'une suite historique
de
manuels scolaires français : ce qu'on y met,
fragmenté comment, dans quel but non-dit.
Tu compléteras, Éric ! Pour moi, c'est détaillé, clair, vraiment intéressant, un peu long du fait de la traduction consécutive, ce qui est inhérent à l'exercice ici.
Dommage que le temps manque pour traiter de la performativité, c'est-à-dire de comment les manuels scolaires rendent compte (ou pas) de l'effet des discours — ce que je résumerai en une seule question (à laquelle on sera prié de répondre quand le blog refonctionnera) : plus d'éloquence et plus de rhétorique, cela aurait-il fait plus de têtes coupées, ou l'inverse ?
Avant et après, dans le métro, je lisais ceci, qui commence très fort, très dans (le) ton :
« Par un beau soir glacial de février, la vachère Krotova, sous l'empire de la boisson, se disputa avec son mari, s'empara d'une hache pour fendre les bûches et lui coupa une jambe. Le coup fut si puissant que l'os fut sectionné net, et que le médecin des urgences eut seulement à finir de détacher la peau qui restait.» (Alexandre Ikonnikov, « La Jambe », dans Dernières Nouvelles du bourbier, Paris : Le Seuil / L'Olivier, 2003, p. 9, traduit du russe par Antoine Volodine et de l'allemand par Dominique Petit)
Déjeunons au Saint-Martin. Ça nous fait sortir un peu. Et puis on s'y remet. T. est à nouveau en plein dans les mazarinades, comme un poisson dans l'eau, ça fait plaisir à voir.
En
fin d'après-midi, je me translate à la Maison
franco-japonaise, où je ne suis pas
allé depuis plus de six mois, pour la conférence
d'Éric Avocat sur les
Orateurs de la Révolution française,
thème qui était le sujet de sa thèse.
Angle du
permanent hiatus interprétatif entre historiens
et littéraires, notamment au travers d'une suite historique
de
manuels scolaires français : ce qu'on y met,
fragmenté comment, dans quel but non-dit.Tu compléteras, Éric ! Pour moi, c'est détaillé, clair, vraiment intéressant, un peu long du fait de la traduction consécutive, ce qui est inhérent à l'exercice ici.
Dommage que le temps manque pour traiter de la performativité, c'est-à-dire de comment les manuels scolaires rendent compte (ou pas) de l'effet des discours — ce que je résumerai en une seule question (à laquelle on sera prié de répondre quand le blog refonctionnera) : plus d'éloquence et plus de rhétorique, cela aurait-il fait plus de têtes coupées, ou l'inverse ?
Avant et après, dans le métro, je lisais ceci, qui commence très fort, très dans (le) ton :
« Par un beau soir glacial de février, la vachère Krotova, sous l'empire de la boisson, se disputa avec son mari, s'empara d'une hache pour fendre les bûches et lui coupa une jambe. Le coup fut si puissant que l'os fut sectionné net, et que le médecin des urgences eut seulement à finir de détacher la peau qui restait.» (Alexandre Ikonnikov, « La Jambe », dans Dernières Nouvelles du bourbier, Paris : Le Seuil / L'Olivier, 2003, p. 9, traduit du russe par Antoine Volodine et de l'allemand par Dominique Petit)