On connaissait les tables tournantes ; il y a maintenant les tables corrompues.
C'était après minuit, comme il se doit. Je reçois un courrier de Bikun qui me demande si j'ai cassé ma base de données du JLR... À quoi je réponds que je n'ai rien fait du tout. Mais peu après, je comprends que sa question est à prendre dans un sens plus large, sans que je sois directement responsable de la panne. Comme le support technique du fournisseur tarde à arriver, Bikun me suggère dans le courrier suivant d'aller voir moi-même dans les tables phpmyadmin du JLR ce que pourrait bien être cette erreur 144. Ayant lu sur une page web qu'il pouvait suffire de cocher une table endommagée et de cliquer sur réparer pour que ça le fasse, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai cliqué. Et ça a réparé, instantanément. Et les pages de gestion et la page publique sont revenues comme si rien n'était arrivé.
Après ça, j'ai de nouveau questionné Bikun — sans réponse...

« Oui, mais alors, dis-moi, c'est quoi la corruption des tables ?
Le résultat de quelque chose que j'aurais fait sans le savoir, provenant du contenu des billets ? une activité virale qui vient modifier, perturber, boucher ? un effet ou une erreur de maintenance de Globat ? »


Pas mal de trucs à finir, côté ordinateur, côté fac. Après le déjeuner, je m'accorde quand même une séance de cinéma avec le dévédé récemment reçu de Scoop, le Woody Allen de 2006. Un excellent cru. Il faudrait faire l'histoire des films où Britanniques et Américains se rencontrent, je suis sûr que la plupart sont excellents. Comme si rivalité et complémentarité des deux cultures haussaient automatiquement la qualité des textes, personnages, situations, etc. C'est sûrement déjà fait...
Évidemment, les dialogues sont somptueux et les jeux de mots parfois débiles à souhait. Le cocktail Allen a quand même une quarantaine d'années et il est toujours aussi pétillant. À propos de boire, mangeons aussi. Jouant au poker dans un club privé de Londres, le prestidigitateur new-yorkais réplique, dans la version française, qu'il a acheté tout jeune son premier « carpaccio » avec ses gains au jeu. Un lord questionne sur le peintre, sous-entendant une grande valeur, et Woody répond que c'était du thon. En anglais, le jeu de mots est sonore et scabreux : il s'agit de son premier « Reuben », un sandwich que l'Anglais connaît sans doute moins bien que le peintre Rubens, en excusant la mauvaise prononciation...