Personne ici ne se soucie de l'architecte
Par Berlol, dimanche 10 février 2008 à 23:59 :: General :: #912 :: rss
Je ne sais pas comment c'est possible mais, malgré la
déprime noire de Mevlido, j'ai passé une bonne
nuit, sans même me réveiller. Glissant mon
parque-mage, quelques secondes amant de v'endormir, je trouvais quand
même que ça me remuait fort, ce Fouillis
indescriptible, ce bus délabré, l'attentat
silencieux...
« Maintenant je m'étais appuyé contre un mur et, les pieds enfoncés dans la suie, je me demandais ce que j'allais faire, quand l'autobus sursauta très légèrement.
Aussitôt se répandit dans la rue une violente odeur de calamine et de chlore. Aucun bruit n'avait retenti, pas une seule flamme n'avait roussi l'image.» (Antoine Volodine, Songes de Mevlido, p. 405)
Les restes de neige ne compromettent pas la journée de concours. Mais comme certains trains avaient du retard, tout a été décalé d'une heure. Je suis dans un amphi plus grand qu'hier, avec 19×6 candidats et un jeune prof d'économie plutôt sympathique. Dix-neuf, c'est le nombre de rangées voulu ici par Antonin Raymond, un nombre impair et premier. Personne ici ne se soucie de l'architecte. Pourtant c'est essentiel, et le mariage béton et bois, tout en courbes, tellement agréable.
Quelques bons éternuements bien gras... Allez-y ! — J'ai mon masque. Un vrai bouillon de culture !
D'ailleurs, on devrait dire brouillon de culture : regardant un peu sur les copies, je n'ai pas vu beaucoup de fractions de Pi identiques dans la solution demandée.
Pour une fois, j'ouvre le fil RSS du Figaro littéraire. Nouvelle du jour, ou de la semaine : l'académie Goncourt se réforme, on va peut-être y interdire les cumulards et le vote des absents. Nouvelle secondaire : Pierre Bayard casse la baraque en Amérique avec les livres qu'il n'a pas lus (ici, c'est déjà fait).
Bien que ce soit dimanche, j'ai loué une voiture pour la semaine prochaine. J'ai trouvé un restaurant pour l'important rendez-vous de T. le 20. Et ce soir, à l'exemple de mon chef de département, j'ai réservé une chambre à l'aéroport pour jeudi. Le puzzle sera bientôt complet, quand il sera entièrement constitué, peut-être même un peu avant, nous entrerons dans son image pour le vivre.
« Maintenant je m'étais appuyé contre un mur et, les pieds enfoncés dans la suie, je me demandais ce que j'allais faire, quand l'autobus sursauta très légèrement.
Aussitôt se répandit dans la rue une violente odeur de calamine et de chlore. Aucun bruit n'avait retenti, pas une seule flamme n'avait roussi l'image.» (Antoine Volodine, Songes de Mevlido, p. 405)
Les restes de neige ne compromettent pas la journée de concours. Mais comme certains trains avaient du retard, tout a été décalé d'une heure. Je suis dans un amphi plus grand qu'hier, avec 19×6 candidats et un jeune prof d'économie plutôt sympathique. Dix-neuf, c'est le nombre de rangées voulu ici par Antonin Raymond, un nombre impair et premier. Personne ici ne se soucie de l'architecte. Pourtant c'est essentiel, et le mariage béton et bois, tout en courbes, tellement agréable.
Quelques bons éternuements bien gras... Allez-y ! — J'ai mon masque. Un vrai bouillon de culture !
D'ailleurs, on devrait dire brouillon de culture : regardant un peu sur les copies, je n'ai pas vu beaucoup de fractions de Pi identiques dans la solution demandée.
Pour une fois, j'ouvre le fil RSS du Figaro littéraire. Nouvelle du jour, ou de la semaine : l'académie Goncourt se réforme, on va peut-être y interdire les cumulards et le vote des absents. Nouvelle secondaire : Pierre Bayard casse la baraque en Amérique avec les livres qu'il n'a pas lus (ici, c'est déjà fait).
Bien que ce soit dimanche, j'ai loué une voiture pour la semaine prochaine. J'ai trouvé un restaurant pour l'important rendez-vous de T. le 20. Et ce soir, à l'exemple de mon chef de département, j'ai réservé une chambre à l'aéroport pour jeudi. Le puzzle sera bientôt complet, quand il sera entièrement constitué, peut-être même un peu avant, nous entrerons dans son image pour le vivre.
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