Une baveuse crève à son paroxysme
Par Berlol, lundi 11 février 2008 à 23:59 :: General :: #913 :: rss
Libérable ! Voilà la
psychologie ! Suffit que ce soit le dernier jour
— avec retour à T. ce soir — pour que
tout paraisse
plus facile ! Programme rigoureusement identique à
celui
d'hier, dans une salle de cours normale, que je connais bien pour y
avoir fait cours une année ou deux, mais dans
laquelle il n'est pas évident de circuler pour surveiller.
Mon binôme est
efficace et sympathique. Parmi les candidats, quelques jolies filles
qui choisiront peut-être le français...
Ça tousse plus que ça
n'éternue — et au moins une baveuse
crève à son paroxysme (sur l'exemple de « la petite
brise la glace »).
Hier, je me suis souvenu que je savais compter en allemand et suis allé tranquillement jusqu'à cinq cents. Aujourd'hui, j'essaie quelques chansons, il n'y a guère que Toulouse dont je me souvienne entièrement. Paris-New York, presque. Nougaro et Higelin, mes 16 et mes 18 ans... Régression ou retour de mémoire ?
Dès sept heures du matin, j'avais eu de quoi positiver en commençant ma valise, avec divers essayages de vêtements, couleurs assorties, trop chauds, pas assez... Tiens ! Trop petit, ce pantalon ! Mais je le garde quand même, alors qu'il est très très peu probable que je remaigrisse jusque là. Mais c'est un Bill Tornade des années 90 ! Et ce pull qui peluche... Le garder pour la maison ? L'emmener et le jeter là-bas ?... On a de ces attachements à des vieilles choses qui ne vont plus, comme si c'était des parties de nous-même. D'ailleurs, ce sont des parties de nous-même, importables mais encore importantes. Ça couvre des pans entiers de notre histoire, on en est tissu et ourlé. Mais bon, de là à mettre ça dans la valise...
Après la quille, c'est le shinkansen (dans lequel je reprends le redécoupage des MD renumérisés, beaucoup de re- et c'est normal, avec en 2001 des rediffusions de pièces de Duras), puis à la maison avec T., la spirale du départ — tout ce qu'il y a à régler, préparer, décider, écrire, sachant qu'on voyagera séparément...
Hier, je me suis souvenu que je savais compter en allemand et suis allé tranquillement jusqu'à cinq cents. Aujourd'hui, j'essaie quelques chansons, il n'y a guère que Toulouse dont je me souvienne entièrement. Paris-New York, presque. Nougaro et Higelin, mes 16 et mes 18 ans... Régression ou retour de mémoire ?
Dès sept heures du matin, j'avais eu de quoi positiver en commençant ma valise, avec divers essayages de vêtements, couleurs assorties, trop chauds, pas assez... Tiens ! Trop petit, ce pantalon ! Mais je le garde quand même, alors qu'il est très très peu probable que je remaigrisse jusque là. Mais c'est un Bill Tornade des années 90 ! Et ce pull qui peluche... Le garder pour la maison ? L'emmener et le jeter là-bas ?... On a de ces attachements à des vieilles choses qui ne vont plus, comme si c'était des parties de nous-même. D'ailleurs, ce sont des parties de nous-même, importables mais encore importantes. Ça couvre des pans entiers de notre histoire, on en est tissu et ourlé. Mais bon, de là à mettre ça dans la valise...
Après la quille, c'est le shinkansen (dans lequel je reprends le redécoupage des MD renumérisés, beaucoup de re- et c'est normal, avec en 2001 des rediffusions de pièces de Duras), puis à la maison avec T., la spirale du départ — tout ce qu'il y a à régler, préparer, décider, écrire, sachant qu'on voyagera séparément...
Commentaires
1. Le mardi 12 février 2008 à 04:55, par pat :
Comme le petit poucet qui se raccroche à ses cailloux si l'envie de faire le chemin à l'envers se faisait sentir, revenir avec la mémoire tout simplement demande un effort. Tout est plus simple et facile lorsque l'on se raccroche à un vêtement, un parfum, une image, une sensation qui s'est installée en nous, à notre insu. Pourquoi celui-ci plus que celui-là. Et la mémoire fait le reste, une machine à remonter le temps, juste le temps de se rassurer. Sous venir, mes moires, voilà ce qui se cache derrière le mur de notre inconscience.
2. Le mardi 12 février 2008 à 09:35, par Stubborn :
importables mais encore importantes : joli.
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