Retour voiture à l'agence de location. Paie demi-plein parce que pas le temps d'aller dans une station (c'est pratique). Tram pour la fac. A y est, j'enclenche sur l'ouverture du stage.
Les étudiants sont tous là, mon collègue aussi (bien avant moi, d'ailleurs). La responsable fait la présentation du stage, des cours, des excursions. Ensuite, c'est la visite du campus avec les deux stagiaires françaises qui ont travaillé à la préparation de notre programme depuis de nombreuses semaines. Le bâtiment des sciences, où des cours doivent avoir lieu demain, est fermé. Tant pis. Il y a du soleil mais... on découvre un lac gelé ! Ce n'est que la surface, bien sûr, cinq millimètres, mais quand même pas rien. Des pointes de pieds s'y posent pour casser la glace (ce qui désambiguïse que la petite brise la glace, d'ailleurs il n'y a pas de vent), des cris fusent mais personne n'y tombe. J'avais déjà le téléphone en main pour appeler les urgences...
Le restaurant universitaire Le Forum est fermé. Nous devions y déjeuner. Qu'à cela ne tienne, nous irons à celui du Lac, suffit d'en refaire le tour. Les étudiants s'étonnent bien un peu de ces informations qui ne sont pas bonnes et des changements de programmes, nous devons leur expliquer que cela fait partie des modes de travail normaux en France...
Nouveau pour moi : le système des tickets de resto U n'existe plus. Il faut payer en liquide. Pour moi, sans statut d'enseignant d'Orléans, c'est 7 euros. Un plat principal et trois autres composants. Qualité tout à fait correcte. Autre surprise pour nos ouailles : la quantité. La plupart ne peuvent pas finir (beaucoup prendront du poids).
La journée la plus longue continue par la visite d'Orléans, sous la direction des deux stagiaires, Élodie et Fatima. Sauf qu'il faut commencer par les téléphones portables, après un tram où les quarante assis sont des morts-vivants. C'est pas l'émeute, dans la boutique Bouygues, mais on n'en est pas loin. Trois vendeurs s'y mettent en même temps, montent les puces et les batteries, initialisent, prennent l'identité et le paiement, font la recharge de 25 euros, ce qui ne les empêche pas de vanner entre eux et avec nous. Du vraiment bon travail. Bouclé en une heure chrono. En route pour la cathédrale !
Sommes de retour à l'université à 17 heures. En attendant le pot de rencontre entre encadrement, enseignants, étudiants, familles et accompagnateurs, Takeshi et moi improvisons une formation accélérée pour l'emploi des nouveaux téléphones.
Au pot, discussion animée avec quelques familles, en effet très sympathiques. J'en perds presque la voix, tellement il faut parler fort.

Je retrouve T. à l'appartement, encore un peu patraque du froid et du décalage mais reposée et connectée. On grignote. Mauvaise nouvelle, ARG était mortel.
Aujourd'hui, je me dis juste que c'est dommage que Robbe-Grillet n'ait pas pu savoir que Castro s'était retiré du pouvoir, ça l'aurait sûrement amusé.