À la gare pour des billets pour demain. En passant chez Heyraud, dernier jour des soldes, T. trouve un manteau de cuir fourré. Elle hésite. C'est quand même bien chaud... Justement ce qui lui manque, cette chaleur, près du corps, si rassurante quand on n'est pas chez soi. Mais la dépense... On va réfléchir.
J'accompagne T. à la poste pour faire du change. Au passage je glisse à la guichetière que des étudiantes japonaises viendront certainement bientôt, par petits groupes... Histoire que ça se passe bien — David dirait que ça n'a pas toujours été le cas.
Puis nous passons aux Halles-Châtelet (d'Orléans) où T. exige une thérapie (à la viande) de cheval. Je ne peux qu'approuver. Et du pain. Et du fromage, un bon camembert. On se dépêche d'aller déjeuner. Pour ne plus jamais avoir froid.
Après, on retourne acheter le manteau, il ne faut pas trop réfléchir, non plus, dans la vie.

Mise en abyme à l'arrêt du bus.
C'est pas possible, y'a une coquille dans le potage !... J'explique à T. comment j'avais raté le 20, il y a deux ans, quand j'étais malade, parce qu'il était passé deux minutes en avance, je l'avais vu au loin, impuissant, et près de trente minutes à attendre le suivant. Cette fois, il arrive, on va le prendre, il y a cinq ou six autres personnes autour de nous à l'arrêt Aristide Briand, il freine et... ne s'arrête pas. Je lui cours bien un peu après, mais c'est trop tard. Y'en a qui ont essayé...
C'est qu'on ne lui a pas fait signe. Il était tellement évident pour moi qu'au moins une des autres personnes prendrait celui-ci et pas une des autres lignes, que j'ai négligé le geste décisif. Et comme c'est l'horaire des vacances scolaires, cette semaine, le prochain est dans quarante minutes.
Mais il fait beau, on peut marcher jusqu'au tram, parcourir les vieilles rues...
Et sur le campus, voir les étudiants et s'il n'y a pas de problème, retrouver Takeshi pour faire le point. Et revenir.

Que par la volonté commerciale d'un unique ayant-droit, Artaud ne soit plus lu sur Tiers Livre. Ni ailleurs. On peut très facilement se passer d'Artaud, c'est moi qui vous le dis. Et puis ça éteindra la rente du rentier.

Saviez que le stomatologue n'est pas un spécialiste de l'estomac ?