Métamorphose du carré
Par Berlol, mercredi 20 février 2008 à 23:48 :: General :: #922 :: rss
Aujourd'hui, suis secrétaire de T., en visite au
Collège de France, où elle a rendez-vous avec Marc Fumaroli. Déjeunons
à trois au Pré-Verre, rue
Thénard, recommandé par des proches. Grave
erreur... La cuisine est plutôt
bonne, ça c'est indéniable. L'œuf onsen
aurait certes mérité une décoration
plus
raffinée, des morilles moins imbibés d'eau.
Mon onglet
de veau, en revanche, est parfait, de même que sa
purée.
De leur côté, T. et Marc vantent aussi leur
exquise morue.
Mais tout cela est annihilé par le niveau sonore et
l'énervement
que génère le service, à commencer par
le chef de salle,
verbe haut sur tige maigre, et qui fouette tout le monde. Presque
impossible
d'avoir une
conversation un peu sérieuse. Heureusement, Fumaroli n'est
pas
soupe au lait. Et il a de bons souvenirs du Japon. Il finit
même par s'amuser de la situation. Il consentira
même
à nous dire où il se fournit en confiture de
figues
(place Maubert).
Pour ce qui est du contenu, c'est secret défense, je n'ai rien le droit de dire.
Métamorphose du carré Hachette, au coin des boulevards Saint-Michel et Saint-Germain. Il y a maintenant un Monoprix, avec grand rayon d'alimentation rapide, suite au sous-sol pour de vraies courses, avec même des caisses entièrement automatiques pour moins de 10 articles. Faut dire que dans le quartier, ça manquait depuis toujours, un vrai supermarché. Sûr que ça va marcher.
Après,
on ne traîne pas trop. Passage chez Gibert
Jeune
où je prends trois livres (Daeninckx, Camarades de classe,
Peslerbe, Peines perdues,
et Da Silva, Hoffmann
à Tôkyô).
Repos au salon de thé Kusmi.
Bus pour Austerlitz puis train du retour.
« Un homme est mort. D'une mort provoquée par un tiers. Il souffrait de la maladie d'Alzheimer, une maladie du cerveau qui se caractérise par une perte de la mémoire. Les médecins n'y peuvent rien, ils la décrivent comme on le ferait pour un coucher de soleil. Les souvenirs disparaissent les uns après les autres, on ne sait où et encore moins pourquoi. Pas de microbes à combattre, pas d'hémorragie à stopper, pas de tumeur à opérer. On assiste impuissant à l'extinction des feux. Il est étrange d'appeler cela une maladie. Il serait préférable de ne pas imaginer qu'il s'agisse d'une volonté de fuir une réalité trop pesante. La maladie d'Alzheimer est une maladie qui efface lentement la vie sans faire mourir. Elle n'est pas contagieuse et cependant se propage. Et nous laisse désemparés.» (Emmanuelle Peslerbe, Peines perdues, Rodez : éditions du Rouergue, coll. La Brune, p. 12-13)
Dans la foulée d'Olivia Rosenthal, mais pas dans l'imitation. Ici, Alzheimer est le point de départ d'un mystèrieux meurtre...
Pour ce qui est du contenu, c'est secret défense, je n'ai rien le droit de dire.
Métamorphose du carré Hachette, au coin des boulevards Saint-Michel et Saint-Germain. Il y a maintenant un Monoprix, avec grand rayon d'alimentation rapide, suite au sous-sol pour de vraies courses, avec même des caisses entièrement automatiques pour moins de 10 articles. Faut dire que dans le quartier, ça manquait depuis toujours, un vrai supermarché. Sûr que ça va marcher.
Après,
on ne traîne pas trop. Passage chez Gibert
Jeune
où je prends trois livres (Daeninckx, Camarades de classe,
Peslerbe, Peines perdues,
et Da Silva, Hoffmann
à Tôkyô).Repos au salon de thé Kusmi.
Bus pour Austerlitz puis train du retour.
« Un homme est mort. D'une mort provoquée par un tiers. Il souffrait de la maladie d'Alzheimer, une maladie du cerveau qui se caractérise par une perte de la mémoire. Les médecins n'y peuvent rien, ils la décrivent comme on le ferait pour un coucher de soleil. Les souvenirs disparaissent les uns après les autres, on ne sait où et encore moins pourquoi. Pas de microbes à combattre, pas d'hémorragie à stopper, pas de tumeur à opérer. On assiste impuissant à l'extinction des feux. Il est étrange d'appeler cela une maladie. Il serait préférable de ne pas imaginer qu'il s'agisse d'une volonté de fuir une réalité trop pesante. La maladie d'Alzheimer est une maladie qui efface lentement la vie sans faire mourir. Elle n'est pas contagieuse et cependant se propage. Et nous laisse désemparés.» (Emmanuelle Peslerbe, Peines perdues, Rodez : éditions du Rouergue, coll. La Brune, p. 12-13)
Dans la foulée d'Olivia Rosenthal, mais pas dans l'imitation. Ici, Alzheimer est le point de départ d'un mystèrieux meurtre...
Commentaires
1. Le vendredi 22 février 2008 à 00:40, par pat :
Est ce pour vous empecher de réflechir que le niveau sonore était si élevé? La restauration en France tent à oublier que le cadre l'ambiance doit être suffidant pour mettre un voile sur le silence opresseur, et ne doiten aucun cas surmonter les consversation, sinon ou serait le plaisir d'aller déjeuner au restaurant. On ne voit pas ça dans les Restaurant allemands ou tout est fait pour le plaisir. Mais soit on ne peut pes tout avoir, du moment que la bouche se régale.
2. Le vendredi 22 février 2008 à 12:40, par brigetoun :
bien aimé le "verbe haut surtige maigre" - beaucoup moins le Monoprix remplaçant le carré Hachette, remplaçant l'agence Crédit Lyonnais, mon âge redoublant tout d"un coup (enfin tout de même Hachette jusqu'au rez de rue, j'ai connu)
3. Le samedi 23 février 2008 à 03:47, par jfp :
content que tu t'intéresses à un auteur de la 'Brune', j'en profite pour attirer ton oeil sur les livres de sylvie gracia, qui en est la directrice de collection, et qui publie chez vertical, après l'arpenteur, à chiner aussi chez Gibert, si tu n'as déjà lu, et un salut en passant de marseille, jean-françois
4. Le dimanche 2 mars 2008 à 02:35, par ck :
et pour le thé Kusmi, tu peux en acheter au siège de la société, dans une arrière-cour de l'avenue Niel. Seaux en plastique, odeurs d'épices, de thés, gens qui s'affairent, on hume, on décide vite, on paye, on s'en va. L'impression d'avoir fait de la contrebande. C'est délicieux.
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