Alors que j'allais poster le montage de JFM sur Robbe-Grillet et Castro sur la page d'avant-hier, nouvelle coupure de l'accès au blog. Censure ? Non, même pas. Cette fois, c'est non seulement le blog qui est inaccessible, mais tout le site et l'ensemble du domaine Globat. Même le courrier est coupé ! Là, je n'y peux rien du tout (et sur la Côte Ouest des States, c'est la nuit...). Bah, on a autre chose à faire. Sortons.

« Mais le regard qui, venant du fond de la chambre, passe par-dessus la balustrade, ne touche terre que beaucoup plus loin, sur le flanc opposé de la petite vallée, parmi les bananiers de la plantation. On n'aperçoit pas le sol entre leurs panaches touffus de larges feuilles vertes. Cependant, comme la mise en culture de ce secteur est assez récente, on y suit distinctement encore l'entrecroisement régulier des lignes de plants. Il en va de même dans presque toute la partie visible de la concession, car les parcelles les plus anciennes  où le désordre a maintenant pris le dessus  — sont situées plus en amont, sur ce versant-ci de la vallée, c'est-à-dire de l'autre côté de la maison.» (Alain Robbe-Grillet, La Jalousie, Paris : Minuit, p. 11-12)

 Le personnage central et absent se dessine dans le creux des informations objectives, en apparence — le regard qui...

Ne trouvons pas de mercerie (ce que nous cherchions) mais une épicerie fine, rue Pereira, où nous entrons après y avoir reconnu avec étonnement la marque de confitures recommandée hier par Fumaroli, Daniel Boudet (framboise sans pépins et figue ont été fortement appréciées ce matin).
La patronne nous fait aussi goûter des petits babas napolitains (dans le Cointreau ou dans le rhum), nous vante un légume tout à fait orléanais, le cerfeuil bulbeux, que nous essaierons ce soir.

Déjeunons au resto U avec les étudiants (moyen).
Avec T. & T., je réponds aux questions d'une collègue qui fait des recherches sur les stratégies d'apprentissage au Japon, ça prend près de deux heures mais c'est également utile pour nous. Avec des questions qu'on n'a pas l'habitude de se poser, comme de savoir ce qu'est un bon étudiant, un bon enseignant, ou ce qu'est l'objectif ultime d'un cours.
Ma réponse, après réflexion. Un bon prof, c'est quelqu'un qui mesure bien, au jour le jour et dans le respect de la diversité des étudiants, la hauteur de laquelle il peut les faire progresser. Un bon étudiant, c'est le complémentaire. Un peu abstrait. Oui, mais adaptable.

Retour en tram avec les étudiants. T. a un peu le rhume de mon père, on dirait...
Encore impossible de faire quoi que ce soit après 22 heures (d'ailleurs, pas de connexion au blog).