La journée sans maquillage
Par Berlol, vendredi 29 février 2008 à 23:59 :: General :: #931 :: rss
Départ
à 7h30 du parvis du théâtre.
Le père d'une des familles d'accueil nous dépose
au lieu
de regroupement, devant le bâtiment de la Médecine
préventive du campus. Nous savons déjà
qu'une de
nos étudiantes aura une heure de retard... L'attendons
tranquillement. Me doutant de sa honte, se sachant attendue par les
trente autres, je vais au devant d'elle à l'arrêt
du tram.
Finalement, personne ne la chambre sur sa panne d'oreiller. Son
supplice est simple : elle passera la journée sans
maquillage.Notre bel autocar s'ébranle donc vers 9 heures et prend la route de Blois et de Tours, qu'il quitte pour aller sur Chenonceau.
La pluie, assez forte dix minutes plus tôt, laisse place à une belle éclaircie de plus d'une heure. La visite se fait maintenant avec un ipod vidéo pour chaque visiteur qui le souhaite, en japonais pour nos étudiants, calé sur le parcours de 45 minutes. En français, la narration est assurée par Michaël Lonsdale, un must. Outre les tableaux, tapisseries, meubles qui rendent le château compréhensible (ce qui n'est pas toujours le cas, à Chambord, par exemple), d'énormes bouquets de fleurs rendent la visite vivante, odorante, colorée.
Les étudiants se croisent,
échangent parfois
quelques mots, mais chacun reste à l'écoute de
son audioguide,
concentré. Rien à voir avec les visites en groupe,
automatiquement divisé en sous-groupes qui
jouent immanquablement à cache-cache, à chat,
à courir en criant, etc.De plus, tout le monde finit en même temps.
Quittons Chenonceau pour Amboise, une trentaine de minutes de route. Liberté deux heures, pour manger, visiter, se balader, faire des achats... Pour le chauffeur, notre accompagnatrice du SRI, T. et moi, ce sera déjeuner chez Hippeau puis promenade dans les ruelles. Pâtes de fruits chez Bigot avant de remonter en car, non sans avoir photographié la fontaine Aux cracheurs, aux drôles, au génie conçue par Max Ernst (et réalisée en 1968).
Et la croisière s'amuse, maintenant errante dans les vignobles taillés et nus entre Vouvray et Chançay, sur une route de deux mètres de large. Paysages impensables et fascinants pour les étudiants avant de trouver l'exploitant à déguster. Visite des caves troglodytes à température quasi constante, dégustation, explication des processus jusqu'à la vente dans le petit magasin. La plupart des étudiants achètent une ou deux bouteilles, presque tous pour l'offrir à leur famille d'accueil.
Retour à la Médecine préventive à 18h20.
Comme T. n'est pas du tout fatiguée par ce périple, je réserve chez Eugène. Qu'on voie un peu ce que c'est que la grande cuisine. Une entrée pour deux, des noix de saint-jacques aux dattes et jus d'agrumes. Pour T., des roulades de sole farcies, un peu trop salées (on le dira). Pour moi, râble de lapin farci au foie gras, le meilleur plat mangé depuis des mois. Les desserts sont encore plantureux, que ce soit les cannelés au chocolat de T. ou mes figues rôties sur financiers.
Pour Nathalie Heinich (ou contre), voir ici, en février 2007.
Commentaires
1. Le lundi 3 mars 2008 à 00:14, par pat :
Comme s’il y avait un décalage journalier, je constate avec bonheur le retard qui reste constant entre le billet et le jour réel. N'est ce pas la quatrième dimension? En tout cas on peut constater par certaines déclarations politiques qu’ils nous font vivre dans un autre monde. Ce n'est certes pas celui de téléphone mais encore un peu et ce sera une cacophonie. Vous êtes en tout cas dans le monde du tourisme de l’échange et de la découverte ce qui te pardonne ce décalage « horaire. Bonnes visites !
2. Le lundi 3 mars 2008 à 01:24, par Berlol :
Albanel qui n'est pas allée au Salon de l'a(gri)culture (et qui n'aura peut-être pas l'occasion d'y aller une autre année), Sarko sale con (ça se prononce presque pareil, bizarre, non ?), Medef, Medvedev, là aussi y'a photo... Non, tu vois, je suis tout en direct. Y'a qu'en ligne que j'ai du retard (43 billets de retard chez toi... mais ça y est, j'y suis..)
3. Le lundi 3 mars 2008 à 01:43, par Philippe De Jonckheere :
Une journée sans maquillage, ta cruauté est sans borne!
Amicalement
Phil
4. Le lundi 3 mars 2008 à 02:10, par pat :
Oh quelle verve mon petit. Pas besoin de faire des phrasés avec des initiales qui donne "la Nausée". Pour le reste il y a les "Mains sales", mots outrancier à lattention d'un peuple qui ne se soumet pas à l'autorité autoritaire.
Non ne craint rien de mon état que je gère sans soucis et je n'écoute plus les infos tellement ça me donne envie de dormir.LOL
5. Le lundi 3 mars 2008 à 02:18, par pat :
Je viens de me relire et constate que j'aurais du le faire avant d'envoyer. Milles excuses pour ces fautes de frappes. C’est ce qui arrive quand on prononce certain nom, je pique des allergies gestuelles, je ne me contrôle plus, un peu comme toi.
6. Le lundi 3 mars 2008 à 03:31, par Dabichan :
おいしそう chez Eugène...
7. Le lundi 3 mars 2008 à 04:56, par Manu :
Ça donne encore plus envie...
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