mardi 4 mars 2008
Un choc, c'est positif et négatif à la fois
Par Berlol, mardi 4 mars 2008 à 23:19 :: General
Matin à Orléans, après-midi
à Paris.
Tout va bien, à la fac. Pas la peine d'en dire plus. Sauf que ça caille, sur le campus. Je préviens encore les étudiants de bien s'équiper jeudi et surtout de bien se réveiller à l'heure...
Retour au Grand Martroi pour déjeuner rapide avec T. J'ai trouvé pour elle à la FNAC des Contes de Perrault en bandes dessinées
Une chose est sûre, T. n'aime pas les giboulées. (Elle vient de se faire arroser de grésil par grand soleil en traversant la place du Martroi.)
Train
pour Paris à 14h02. Faut pas le rater, celui-là,
parce
qu'il n'y en a pas d'autre avant 16h30 ! Changement aux
Aubrais,
évidemment. D'Austerlitz, près de vingt minutes
pour
aller à Bastille. Deux stations mais des problèmes de
signalisation (sic)... On n'y croit guère.
Enfin, une douzaine de stations pour arriver à
l'hôpital
Henri Mondor de Créteil. Soins intensifs de cardio, au 11e
étage, nettoyage des mains au gel désinfectant,
sonnerie
à la porte sécurisée pour
accès à la
chambre paternelle.
Un choc, c'est positif et négatif à la fois. Voir son père vivant, après tout ce qu'il a vécu ces derniers mois et ces dernières heures (l'opération s'est bien déroulée), c'est une joie. Mais voir du couloir, toutes portes ouvertes, sa tête fatiguée au milieu d'un océan de draps, de fils, de tuyaux, d'appareils entreposés du sol au plafond, tenus par des bras mécaniques, c'est un peu dur. La gorge s'en noue.
Je trouve ceci ce soir, chez un universitaire anglais, bien rafraîchissant après les horreurs et mesquineries franco-françaises qui se sont imprimées ces derniers jours sur Robbe-Grillet. Et il y a encore quelques paragraphes bien sentis sur le Nouveau Roman à la suite...
« Robbe-Grillet was one of the founder members of the ‘Nouveau Roman’ or the new novel that took the intelligentsia by storm in the 50s and 60s. Rather in the way that modern art explores the visual by challenging, subverting or simply abandoning all traditional strategies of representation, so the new novel dispensed in a cavalier fashion with plot, characters, orthodox description and conventional endings to see what happened to this thing called the story. You will appreciate that the new novel is not always the easiest comfort read, but I cannot help but like them. Much in the way mechanics take motorbike engines apart to figure out how they function, any student of literature can never look at narrative the same way again, once it has been systematically dismantled by these novelists.» (du blog Tales fron the Reading Room)
Tout va bien, à la fac. Pas la peine d'en dire plus. Sauf que ça caille, sur le campus. Je préviens encore les étudiants de bien s'équiper jeudi et surtout de bien se réveiller à l'heure...
Retour au Grand Martroi pour déjeuner rapide avec T. J'ai trouvé pour elle à la FNAC des Contes de Perrault en bandes dessinées
Une chose est sûre, T. n'aime pas les giboulées. (Elle vient de se faire arroser de grésil par grand soleil en traversant la place du Martroi.)
Train
pour Paris à 14h02. Faut pas le rater, celui-là,
parce
qu'il n'y en a pas d'autre avant 16h30 ! Changement aux
Aubrais,
évidemment. D'Austerlitz, près de vingt minutes
pour
aller à Bastille. Deux stations mais des problèmes de
signalisation (sic)... On n'y croit guère.
Enfin, une douzaine de stations pour arriver à
l'hôpital
Henri Mondor de Créteil. Soins intensifs de cardio, au 11e
étage, nettoyage des mains au gel désinfectant,
sonnerie
à la porte sécurisée pour
accès à la
chambre paternelle.Un choc, c'est positif et négatif à la fois. Voir son père vivant, après tout ce qu'il a vécu ces derniers mois et ces dernières heures (l'opération s'est bien déroulée), c'est une joie. Mais voir du couloir, toutes portes ouvertes, sa tête fatiguée au milieu d'un océan de draps, de fils, de tuyaux, d'appareils entreposés du sol au plafond, tenus par des bras mécaniques, c'est un peu dur. La gorge s'en noue.
Je trouve ceci ce soir, chez un universitaire anglais, bien rafraîchissant après les horreurs et mesquineries franco-françaises qui se sont imprimées ces derniers jours sur Robbe-Grillet. Et il y a encore quelques paragraphes bien sentis sur le Nouveau Roman à la suite...
« Robbe-Grillet was one of the founder members of the ‘Nouveau Roman’ or the new novel that took the intelligentsia by storm in the 50s and 60s. Rather in the way that modern art explores the visual by challenging, subverting or simply abandoning all traditional strategies of representation, so the new novel dispensed in a cavalier fashion with plot, characters, orthodox description and conventional endings to see what happened to this thing called the story. You will appreciate that the new novel is not always the easiest comfort read, but I cannot help but like them. Much in the way mechanics take motorbike engines apart to figure out how they function, any student of literature can never look at narrative the same way again, once it has been systematically dismantled by these novelists.» (du blog Tales fron the Reading Room)