Un choc, c'est positif et négatif à la fois
Par Berlol, mardi 4 mars 2008 à 23:19 :: General :: #935 :: rss
Matin à Orléans, après-midi
à Paris.
Tout va bien, à la fac. Pas la peine d'en dire plus. Sauf que ça caille, sur le campus. Je préviens encore les étudiants de bien s'équiper jeudi et surtout de bien se réveiller à l'heure...
Retour au Grand Martroi pour déjeuner rapide avec T. J'ai trouvé pour elle à la FNAC des Contes de Perrault en bandes dessinées
Une chose est sûre, T. n'aime pas les giboulées. (Elle vient de se faire arroser de grésil par grand soleil en traversant la place du Martroi.)
Train
pour Paris à 14h02. Faut pas le rater, celui-là,
parce
qu'il n'y en a pas d'autre avant 16h30 ! Changement aux
Aubrais,
évidemment. D'Austerlitz, près de vingt minutes
pour
aller à Bastille. Deux stations mais des problèmes de
signalisation (sic)... On n'y croit guère.
Enfin, une douzaine de stations pour arriver à
l'hôpital
Henri Mondor de Créteil. Soins intensifs de cardio, au 11e
étage, nettoyage des mains au gel désinfectant,
sonnerie
à la porte sécurisée pour
accès à la
chambre paternelle.
Un choc, c'est positif et négatif à la fois. Voir son père vivant, après tout ce qu'il a vécu ces derniers mois et ces dernières heures (l'opération s'est bien déroulée), c'est une joie. Mais voir du couloir, toutes portes ouvertes, sa tête fatiguée au milieu d'un océan de draps, de fils, de tuyaux, d'appareils entreposés du sol au plafond, tenus par des bras mécaniques, c'est un peu dur. La gorge s'en noue.
Je trouve ceci ce soir, chez un universitaire anglais, bien rafraîchissant après les horreurs et mesquineries franco-françaises qui se sont imprimées ces derniers jours sur Robbe-Grillet. Et il y a encore quelques paragraphes bien sentis sur le Nouveau Roman à la suite...
« Robbe-Grillet was one of the founder members of the ‘Nouveau Roman’ or the new novel that took the intelligentsia by storm in the 50s and 60s. Rather in the way that modern art explores the visual by challenging, subverting or simply abandoning all traditional strategies of representation, so the new novel dispensed in a cavalier fashion with plot, characters, orthodox description and conventional endings to see what happened to this thing called the story. You will appreciate that the new novel is not always the easiest comfort read, but I cannot help but like them. Much in the way mechanics take motorbike engines apart to figure out how they function, any student of literature can never look at narrative the same way again, once it has been systematically dismantled by these novelists.» (du blog Tales fron the Reading Room)
Tout va bien, à la fac. Pas la peine d'en dire plus. Sauf que ça caille, sur le campus. Je préviens encore les étudiants de bien s'équiper jeudi et surtout de bien se réveiller à l'heure...
Retour au Grand Martroi pour déjeuner rapide avec T. J'ai trouvé pour elle à la FNAC des Contes de Perrault en bandes dessinées
Une chose est sûre, T. n'aime pas les giboulées. (Elle vient de se faire arroser de grésil par grand soleil en traversant la place du Martroi.)
Train
pour Paris à 14h02. Faut pas le rater, celui-là,
parce
qu'il n'y en a pas d'autre avant 16h30 ! Changement aux
Aubrais,
évidemment. D'Austerlitz, près de vingt minutes
pour
aller à Bastille. Deux stations mais des problèmes de
signalisation (sic)... On n'y croit guère.
Enfin, une douzaine de stations pour arriver à
l'hôpital
Henri Mondor de Créteil. Soins intensifs de cardio, au 11e
étage, nettoyage des mains au gel désinfectant,
sonnerie
à la porte sécurisée pour
accès à la
chambre paternelle.Un choc, c'est positif et négatif à la fois. Voir son père vivant, après tout ce qu'il a vécu ces derniers mois et ces dernières heures (l'opération s'est bien déroulée), c'est une joie. Mais voir du couloir, toutes portes ouvertes, sa tête fatiguée au milieu d'un océan de draps, de fils, de tuyaux, d'appareils entreposés du sol au plafond, tenus par des bras mécaniques, c'est un peu dur. La gorge s'en noue.
Je trouve ceci ce soir, chez un universitaire anglais, bien rafraîchissant après les horreurs et mesquineries franco-françaises qui se sont imprimées ces derniers jours sur Robbe-Grillet. Et il y a encore quelques paragraphes bien sentis sur le Nouveau Roman à la suite...
« Robbe-Grillet was one of the founder members of the ‘Nouveau Roman’ or the new novel that took the intelligentsia by storm in the 50s and 60s. Rather in the way that modern art explores the visual by challenging, subverting or simply abandoning all traditional strategies of representation, so the new novel dispensed in a cavalier fashion with plot, characters, orthodox description and conventional endings to see what happened to this thing called the story. You will appreciate that the new novel is not always the easiest comfort read, but I cannot help but like them. Much in the way mechanics take motorbike engines apart to figure out how they function, any student of literature can never look at narrative the same way again, once it has been systematically dismantled by these novelists.» (du blog Tales fron the Reading Room)
Commentaires
1. Le samedi 8 mars 2008 à 03:26, par Bikun :
Bon rétablissement au papa...
2. Le samedi 8 mars 2008 à 04:41, par Philippe De Jonckheere :
Je revois très bien le petit rituel, le lavage des mains, les protèges chaussures, et le petit chapeau de tulle à coiffer avant d'appeler à la petite sonnette, vous venez pour qui? pour mon père. Oui, mais c'est quel monsieur? Monsieur De Jonckheere. Et comme tu le dis, les tuyaux et la gorge qui se serre, l'impression que lui et son voisin étaient passés sous un train. De retour dans le vestiaire, consoler une femme dont le mari en était à sa troisième semaine de réanimation, elle m'est tombée dans les bras, elle a du penser que j'avais la carrure pour cela.
Et ironie du sort, ensuite je traversais tout Paris pour retrouver Anne à la maternité, Adèle venait de naître. Transition.
Alors du nerf. Amicalement, plus que jamais.
Phil, du train, de la gare de Lyon, départ pour Clermont dans cinq minutes, je me demande à quoi je penserai dans une heure et demie quand le train filera le long de la centrale nucléaire de Neuvy-sur-Loire.
3. Le samedi 8 mars 2008 à 14:33, par Litlove :
Je suis tres contente de trouver une citation de mon blog ici. D'avoir plu a une francaise au sujet d'un ecrivain aussi important que Robbe-Grillet, c'est un grand plaisir pour moi aussi.
Je vous envoie tous mes meilleurs voeux pour la sante de votre pere. J'espere qu'il se retablit bien vite.
4. Le dimanche 9 mars 2008 à 05:55, par pat :
Bien auprès de toi, et prompt rétablissement à ton père.
Sache que les pensées sont fortes et soutiennent alors je fais un voeux...
5. Le dimanche 9 mars 2008 à 10:21, par Emmanuelle Peslerbe :
Je vous remercie pour "Peines perdues". J'ai travaillé en cardiologie. Pensées.
Emmanuelle
6. Le dimanche 9 mars 2008 à 14:20, par Berlol :
Merci de vos soutiens cardiaques ! Ce sera transmis au bénéficiaire. Promis.
7. Le lundi 10 mars 2008 à 07:38, par Manu :
Bon rétablissement de ma part également.
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