jeudi 6 mars 2008
Me mitraillent avant la merveille
Par Berlol, jeudi 6 mars 2008 à 23:32 :: General
Lever à 4h30 pour départ une heure
après. 6
heures, la noria des voitures des familles d'accueil prend fin, tous
nos petits agneaux frileusement serrés sur le parking quand
l'autocar arrive. Personne n'est en retard. La leçon de la
semaine dernière a été retenue
— ils
apprennent bien, tout de même.
Routes et autoroutes calmes — tout le monde dort — jusqu'à l'aire de repos du Mans. Une petite demi-heure d'arrêt café, pipi, achats et ça repart. Dehors, les grains se succèdent, suivis de soleil. Impossible d'imaginer quel temps on aura dans une heure, sur le caillou. Près du Mont Saint-Michel, j'enlève un pull et j'arbore deux minutes mon tee-shirt rouge Tous les jours, c'est l'enfer, de Beppu, avant de remettre ma laine polaire — tous les appareils photos sortent et me mitraillent avant la merveille. T. et moi expliquons à Takeshi et à l'accompagnatrice d'Orléans de quoi il retourne, culturellement et linguistiquement, sous ce maillot.
Je me demande toujours si mes amis français à qui j'en ai offert un il y a deux ans l'ont porté ou le portent encore... Et quel effet cela a pu avoir sur leur entourage ou dans les rues.
Arrivée
vers 11h30. Menons le groupe jusqu'aux Terrasses de la
Mère Poulard, où sera le rendez-vous de 13h30,
après ce premier temps libre. Le groupe s'égaille
dans les rues,
ruelles, chemins de ronde, toilettes, vous connaissez le Mont...
Déjeuner à 4,
tout à fait quelconque et service médiocre,
à la limite du contestable, à la Vieille
Auberge. C'est à se demander quel restaurant est
bon dans ce cône !...
Visite de l'abbaye de 14 heures à 15h15, avec audioguide pour chacun, ici aussi. Liberté encore, jusqu'à 17h15, c'est le moment de faire les boutiques. T. et moi y sacrifions aussi. On trouve même quelque chose pour le nouveau-né de Christine et Thomas.
Enfin, les cinq dernières
minutes de car de la
journée, pour arriver
à
l'Hôtel Vert.
Dîner à la Rôtisserie attenante
où
un menu saumon fumé, mousse de saint-jacques, agneau et
omelette
norvégienne a été
confectionné pour notre caravane.
Éclairé, là-bas, le Mont Saint-Michel nous attire. Nous marchons vers lui, de nuit, sur l'étroit sentier, le long de la route noire, suivis quelques temps d'étudiants qui rient en trébuchant. Quand une voiture passe, nous devons nous arrêter car le relief du chemin n'est plus visible. C'est la première fois que nous faisons, bien couverts, cette superbe promenade. C'est peut-être aussi la dernière. Les travaux sur le Couesnon ont bien avancé et bientôt un pont avec petit train remplacera la route, l'eau circulera librement...
Comme nous avons recommandé aux étudiants de ne pas faire trop de bruit dans les couloirs de l'hôtel après dix heures, la soirée est plutôt calme. On s'endort sans difficulté avant minuit.
Routes et autoroutes calmes — tout le monde dort — jusqu'à l'aire de repos du Mans. Une petite demi-heure d'arrêt café, pipi, achats et ça repart. Dehors, les grains se succèdent, suivis de soleil. Impossible d'imaginer quel temps on aura dans une heure, sur le caillou. Près du Mont Saint-Michel, j'enlève un pull et j'arbore deux minutes mon tee-shirt rouge Tous les jours, c'est l'enfer, de Beppu, avant de remettre ma laine polaire — tous les appareils photos sortent et me mitraillent avant la merveille. T. et moi expliquons à Takeshi et à l'accompagnatrice d'Orléans de quoi il retourne, culturellement et linguistiquement, sous ce maillot.
Je me demande toujours si mes amis français à qui j'en ai offert un il y a deux ans l'ont porté ou le portent encore... Et quel effet cela a pu avoir sur leur entourage ou dans les rues.
Arrivée
vers 11h30. Menons le groupe jusqu'aux Terrasses de la
Mère Poulard, où sera le rendez-vous de 13h30,
après ce premier temps libre. Le groupe s'égaille
dans les rues,
ruelles, chemins de ronde, toilettes, vous connaissez le Mont...
Déjeuner à 4,
tout à fait quelconque et service médiocre,
à la limite du contestable, à la Vieille
Auberge. C'est à se demander quel restaurant est
bon dans ce cône !...Visite de l'abbaye de 14 heures à 15h15, avec audioguide pour chacun, ici aussi. Liberté encore, jusqu'à 17h15, c'est le moment de faire les boutiques. T. et moi y sacrifions aussi. On trouve même quelque chose pour le nouveau-né de Christine et Thomas.
Enfin, les cinq dernières
minutes de car de la
journée, pour arriver
à
l'Hôtel Vert.
Dîner à la Rôtisserie attenante
où
un menu saumon fumé, mousse de saint-jacques, agneau et
omelette
norvégienne a été
confectionné pour notre caravane.Éclairé, là-bas, le Mont Saint-Michel nous attire. Nous marchons vers lui, de nuit, sur l'étroit sentier, le long de la route noire, suivis quelques temps d'étudiants qui rient en trébuchant. Quand une voiture passe, nous devons nous arrêter car le relief du chemin n'est plus visible. C'est la première fois que nous faisons, bien couverts, cette superbe promenade. C'est peut-être aussi la dernière. Les travaux sur le Couesnon ont bien avancé et bientôt un pont avec petit train remplacera la route, l'eau circulera librement...
Comme nous avons recommandé aux étudiants de ne pas faire trop de bruit dans les couloirs de l'hôtel après dix heures, la soirée est plutôt calme. On s'endort sans difficulté avant minuit.