Petit déjeuner à 7h30, tout le monde est à l'heure. La responsable du SRI est épatée de la discipline de notre groupe. Mais on ne le fait même pas exprès.
Matinale route de la côte jusqu'à Saint-Malo.
Au point de rendez-vous, une guide professionnelle nous rejoint pour faire la visite, principalement sur les remparts, en plein vent, dans le froid. Des étudiantes sont obligées de se coller en rond comme des pingouins pour en réchauffer une qui menace glace. Je m'avance sur les remparts pour photographier de loin tout le groupe.

Aux deux tiers, je m'éclipse vingt minutes pour aller au Grand Bé, dont la marée descendante vient de libérer l'accès. J'admire trois secondes la volonté chateaubrianesque puis — les étudiants ont quartier libre jusqu'à 13h30 — je rejoins le groupe à La Licorne, restaurant en face de l'hôtel de ville. Enfin, le menu de mes rêves : six huîtres et des côtelettes d'agneau. Galettes pour T. et mes collègues.

Route du retour avec arrêt sur l'autoroute, à la station-essence, puis à Chateaudun, au pied du château, d'où je monte par la descente Saint-Pierre (200 marches) pour aller chercher du pain sur la place du 18-Octobre, où l'autocar s'était arrêté il y a deux ans. L'arrêt de cette année, au bord du Loir, est beaucoup plus impressionnant (et en plus, il y a des toilettes publiques et gratuites).

Arrivée au point de rendez-vous final, sur le campus d'Orléans, avec 3 minutes d'avance. Vraiment un excellent chronométrage. Trente minutes plus tard, hélas, une famille n'a pas encore récupéré son étudiante. Il fait trois degrés, il pleut, il fait nuit noire dans ce coin désert du campus... Y'a de l'abus. Je leur téléphone. Ils ont envoyé quelqu'un qui a dû se perdre dans le campus. Mais bon, la personne arrive quand même, peu après, et on peut rentrer se coucher. La prochaine fois, faudra qu'ils comprennent que c'est plutôt à eux de venir, tout de même...
On dormira bien, cette nuit. Mission accomplie.