samedi 8 mars 2008
Avec seulement deux tuyaux
Par Berlol, samedi 8 mars 2008 à 23:59 :: General
À peine grassouillette
matinée —
jusqu'à 8
heures. De fait, on est en forme. Phase lumineuse de
giboulées.
Départ à 11h10 pour choper de justesse le 11h43 pour Paris. Déjeuner à la gare d'Austerlitz (poule saveur des sous-bois, sauce un peu trop salée, en vérité). Traversée digestive du Jardin des Plantes. On admire les bourgeons de cerisiers (on n'en verra pas les fleurs, hélas...), le mimosa fleuri et odorant, nous « narines bées », près des serres en travaux (plus poli, le mimosa, n'a pas attendu qu'on soit parti), les wallabies qui sentent moins la fleur (se boucher le nez), le tout nouveau café restaurant La Baleine, qui paraît bruyant à l'intérieur et enfumé sur la terrasse...
La promenade continue par la rue des Écoles. La boutique L'Harmattan Vidéo où l'on trouve un documentaire sur les terroristes japonais des années 70-80, Japon : les années rouges, de Michaël Prazan (2001), ainsi que deux films réédités (y'a qu'en France qu'on se passionne comme ça pour ce cinéma japonais-là, pas au Japon, en tout cas) : La Bête aveugle (1969) et Tatouage (1966), de Yasuzô Masumura. On verra tout ça, là-bas.
Puis
nous filons sur l'hôpital Mondor de Créteil
pour voir
mon père — c'est l'heure étroite des
visites aux soins intensifs. Et puis je dois soigner sa notoriété
réticulaire, maintenant que Philippe est passé
par là. Il est dans la même
chambre,
toujours
ouverte
sur le couloir de service, mais assis dans un fauteuil, avec seulement
deux tuyaux, et il lit un roman d'Agatha Christie. Sa
fébrilité nerveuse et morale de mercredi dernier
a
disparu, il a de bonnes couleurs et une mine bien expressive. Au lieu
de ne rester qu'une vingtaine de minutes pour ne pas le fatiguer, comme
l'autre jour, nous
nous installons, papotons sans regarder le temps passer, testons le
matelas gonflable et électroniquement programmé
jusqu'à l'heure de son repas,
moment
où d'ailleurs arrivent une tante et une cousine auxquelles
nous
cédons la place (pas plus de deux personnes par visite)
avant de les retrouver dans la salle d'attente.
Retour place Monge pour dîner avec Hubert de Phalèse puisque Michel et Henri sont là (les avions vus séparément l'été dernier, en Corse puis en Bretagne). Retrouvailles façon strasbourgeoise puisque Titine, qui suit là-bas une prestigieuse formation continue, en a rapporté cet après-midi même un kilo et demi d'une excellente choucroute. Elle aussi, on lui a vu une grosse valise, tout à l'heure !
Départ à 11h10 pour choper de justesse le 11h43 pour Paris. Déjeuner à la gare d'Austerlitz (poule saveur des sous-bois, sauce un peu trop salée, en vérité). Traversée digestive du Jardin des Plantes. On admire les bourgeons de cerisiers (on n'en verra pas les fleurs, hélas...), le mimosa fleuri et odorant, nous « narines bées », près des serres en travaux (plus poli, le mimosa, n'a pas attendu qu'on soit parti), les wallabies qui sentent moins la fleur (se boucher le nez), le tout nouveau café restaurant La Baleine, qui paraît bruyant à l'intérieur et enfumé sur la terrasse...
La promenade continue par la rue des Écoles. La boutique L'Harmattan Vidéo où l'on trouve un documentaire sur les terroristes japonais des années 70-80, Japon : les années rouges, de Michaël Prazan (2001), ainsi que deux films réédités (y'a qu'en France qu'on se passionne comme ça pour ce cinéma japonais-là, pas au Japon, en tout cas) : La Bête aveugle (1969) et Tatouage (1966), de Yasuzô Masumura. On verra tout ça, là-bas.
Puis
nous filons sur l'hôpital Mondor de Créteil
pour voir
mon père — c'est l'heure étroite des
visites aux soins intensifs. Et puis je dois soigner sa notoriété
réticulaire, maintenant que Philippe est passé
par là. Il est dans la même
chambre,
toujours
ouverte
sur le couloir de service, mais assis dans un fauteuil, avec seulement
deux tuyaux, et il lit un roman d'Agatha Christie. Sa
fébrilité nerveuse et morale de mercredi dernier
a
disparu, il a de bonnes couleurs et une mine bien expressive. Au lieu
de ne rester qu'une vingtaine de minutes pour ne pas le fatiguer, comme
l'autre jour, nous
nous installons, papotons sans regarder le temps passer, testons le
matelas gonflable et électroniquement programmé
jusqu'à l'heure de son repas,
moment
où d'ailleurs arrivent une tante et une cousine auxquelles
nous
cédons la place (pas plus de deux personnes par visite)
avant de les retrouver dans la salle d'attente.Retour place Monge pour dîner avec Hubert de Phalèse puisque Michel et Henri sont là (les avions vus séparément l'été dernier, en Corse puis en Bretagne). Retrouvailles façon strasbourgeoise puisque Titine, qui suit là-bas une prestigieuse formation continue, en a rapporté cet après-midi même un kilo et demi d'une excellente choucroute. Elle aussi, on lui a vu une grosse valise, tout à l'heure !