Là, pour moi, un gros empêchement
Par Berlol, mercredi 12 mars 2008 à 23:59 :: General :: #940 :: rss
Oui, je sais, il manque VSD de la semaine dernière...
Ça va venir.
Il faudra que Laure me dise quand elle fait commencer la « Saison 2 » du JLR... Ceci dit, je trouve très intéressante, l'idée d'un rapprochement entre blogs littéraires et séries télévisées. Tout à fait dans le sens de ma réflexion de l'an dernier sur les (dis)continuités (Glottopol, 10, juillet 2007).
Nuit agitée, dehors. Des vents à faire peur, à se demander, pris dans les rêves, si la fenêtre double vitrage va tenir. Et vers cinq heures du matin, réveillés en sursaut par la pluie qui se jette à l'horizontale contre le verre, ajoutant aux sifflements des claquements comme de la grêle.
Après quelques détails à régler avec l'université, notre dernière séance de cinéma, pour la sortie de MR 73, d'Olivier Marchal, par ailleurs petit nom d'un manurhin qui trouvera son usage, à retardement. Excellente histoire, excellente prestation de Daniel Auteuil, mais, par dessus tout, une époustouflante qualité de la photo, des cadrages et du grain de l'image. Et une belle histoire, oui, aussi.
Avant, il y avait encore eu cette bande-annonce pour le film de Philippe Claudel. Je ne sais rien de son film. Ni pour, ni contre. Mais je suis dégoûté du film d'avance, et T. itou, par cette bande-annonce racoleuse, gros-plans chialeurs, étalage de sentiments de spectateurs façon clients après échange de barils de lessive. Là, pour moi, un gros empêchement.
Déjeuner
rapide au Grand Martroi (tiens, des
quenelles !), puis courses diverses dans le quartier.
Impossible de trouver le baume après-rasage hydratant du Givenchy Blue Label. Dans tous les magasins qu'on a fait à Orléans, il y a l'eau de toilette, mais pas d'après-rasage. Je ne fais pas du consumérisme gratuit, en évoquant ce produit rebelle — dont je ne suis pas dupe mais. Il se trouve que c'est celui qui va le mieux à ma peau.
À moins d'avoir une peau bonne pâte, arrangeante, c'est tout de même un brûlant problème, pour les hommes. En fait, c'est ma peau qui est rebelle, pas moi...
Encore un superbe M. Chat, cette fois, dans le jardin de la Vieille Intendance...
Dîner dans une famille
d'accueil, à deux rues de
chez nous. On est invités tous les trois, on n'a que le
parvis du théâtre à traverser.
Mme L. donne aussi des cours de cuisine, en plus de son travail, et monsieur L. nous voiture tôt au campus quand c'est possible. Petites entrées apéritives, dont pâtissons à l'aigre-doux, foie gras sur pain au cacao, brochettes de tomates et mozarelle roulée dans le parmesan (piquées sur un chou), verrine de crevettes et pamplemousse, etc., accompagnées d'un excellent pastis bleu d'origine secrète (cobalt qui rappelle les eaux toxiques dans le cratère du mont Shirane...).
À table, en
entrée, une pressée de quinoa (merci, Takeshi,
pour ce rappel de la graine en commentaire). Puis magret de canard sur
purée
d'un légume dont je n'ai pas retenu le nom, sinon qu'il
commence par un h. Légume d'autrefois, qui revient dans les
pratiques de grands chefs, avec un goût
entre la pomme de terre et l'artichaut. reste difficile à
trouver, si j'ai bien compris.
Expériences culinaires très réussies. Gardons privées les conversations, elles aussi bien agréables. Et expérience encore, pour l'étudiante à résidence, sans doute une des plus gâtées du stage (T. m'a dit qu'elle avait parfois accompagné des étudiants au restaurant français, à Tokyo, et que certains avouaient n'avoir jamais utilisé une serviette de table, ou ne pas savoir comment utiliser le service à poisson, ou ne pas comprendre l'ordre des trois fourchettes et couteaux dans un menu complet...).
Il faudra que Laure me dise quand elle fait commencer la « Saison 2 » du JLR... Ceci dit, je trouve très intéressante, l'idée d'un rapprochement entre blogs littéraires et séries télévisées. Tout à fait dans le sens de ma réflexion de l'an dernier sur les (dis)continuités (Glottopol, 10, juillet 2007).
Nuit agitée, dehors. Des vents à faire peur, à se demander, pris dans les rêves, si la fenêtre double vitrage va tenir. Et vers cinq heures du matin, réveillés en sursaut par la pluie qui se jette à l'horizontale contre le verre, ajoutant aux sifflements des claquements comme de la grêle.
Après quelques détails à régler avec l'université, notre dernière séance de cinéma, pour la sortie de MR 73, d'Olivier Marchal, par ailleurs petit nom d'un manurhin qui trouvera son usage, à retardement. Excellente histoire, excellente prestation de Daniel Auteuil, mais, par dessus tout, une époustouflante qualité de la photo, des cadrages et du grain de l'image. Et une belle histoire, oui, aussi.
Avant, il y avait encore eu cette bande-annonce pour le film de Philippe Claudel. Je ne sais rien de son film. Ni pour, ni contre. Mais je suis dégoûté du film d'avance, et T. itou, par cette bande-annonce racoleuse, gros-plans chialeurs, étalage de sentiments de spectateurs façon clients après échange de barils de lessive. Là, pour moi, un gros empêchement.
Déjeuner
rapide au Grand Martroi (tiens, des
quenelles !), puis courses diverses dans le quartier.Impossible de trouver le baume après-rasage hydratant du Givenchy Blue Label. Dans tous les magasins qu'on a fait à Orléans, il y a l'eau de toilette, mais pas d'après-rasage. Je ne fais pas du consumérisme gratuit, en évoquant ce produit rebelle — dont je ne suis pas dupe mais. Il se trouve que c'est celui qui va le mieux à ma peau.
À moins d'avoir une peau bonne pâte, arrangeante, c'est tout de même un brûlant problème, pour les hommes. En fait, c'est ma peau qui est rebelle, pas moi...
Encore un superbe M. Chat, cette fois, dans le jardin de la Vieille Intendance...
Dîner dans une famille
d'accueil, à deux rues de
chez nous. On est invités tous les trois, on n'a que le
parvis du théâtre à traverser.Mme L. donne aussi des cours de cuisine, en plus de son travail, et monsieur L. nous voiture tôt au campus quand c'est possible. Petites entrées apéritives, dont pâtissons à l'aigre-doux, foie gras sur pain au cacao, brochettes de tomates et mozarelle roulée dans le parmesan (piquées sur un chou), verrine de crevettes et pamplemousse, etc., accompagnées d'un excellent pastis bleu d'origine secrète (cobalt qui rappelle les eaux toxiques dans le cratère du mont Shirane...).
À table, en
entrée, une pressée de quinoa (merci, Takeshi,
pour ce rappel de la graine en commentaire). Puis magret de canard sur
purée
d'un légume dont je n'ai pas retenu le nom, sinon qu'il
commence par un h. Légume d'autrefois, qui revient dans les
pratiques de grands chefs, avec un goût
entre la pomme de terre et l'artichaut. reste difficile à
trouver, si j'ai bien compris.Expériences culinaires très réussies. Gardons privées les conversations, elles aussi bien agréables. Et expérience encore, pour l'étudiante à résidence, sans doute une des plus gâtées du stage (T. m'a dit qu'elle avait parfois accompagné des étudiants au restaurant français, à Tokyo, et que certains avouaient n'avoir jamais utilisé une serviette de table, ou ne pas savoir comment utiliser le service à poisson, ou ne pas comprendre l'ordre des trois fourchettes et couteaux dans un menu complet...).
Commentaires
1. Le jeudi 13 mars 2008 à 16:24, par Laure L :
Ah, vaste question ! je vais m'y pencher & mater Glottopol, merci !
2. Le jeudi 13 mars 2008 à 16:56, par Dabichan :
Et la tarte tatin ? Pas de tarte tatin cette année ! Quel dommage !
3. Le samedi 15 mars 2008 à 12:37, par takeshi :
Quinoa ? Je me suis rappelé, au niveau de sonorité, grâce à "Okinawa".
4. Le samedi 15 mars 2008 à 13:02, par pat :
L'art de rattraper les retards, signé Berlol. C'est vrai qu'il manquait des jours dans l'agenda. Mais pas forcément évident en voyage, de découvrir, de redécouvrir dans certain cas et d'écrire ce que l’on a vécu. L'important c'est de vivre, puis d'intérioriser ce que l'on a vécu pour l'écrire. Il y a des choses que l'on vit difficilement, l'épreuve, même si tout va bien, fort heureusement, et j'en suis ravi. La vie dans son ensemble est un festin qu'il faut digérer, on apprécie les choses sucrées, on peut avoir quelques réticences pour d’autres celles acides, où celles qui offrent des aigreurs. Il faut malgré tout digérer. C’est le plus délicat car cela joue sur notre émotivité et c’est naturel. Mille fois pardonné puisque réparé. Encore quelques petits efforts et tout sera redevenu en ordre.
Amicalement
5. Le samedi 15 mars 2008 à 21:51, par Berlol :
Merci, Takeshi, pour le rappel. Le quinoa, c'était pour l'entrée. Mais je ne me rappelle pas non plus le nom de ce légume ancien, dont le nom commence par un h, qui était en purée... On va demander directement à Mme L., peut-être...
Merci, Pat, aussi, pour la compréhension des retards. Ça va, en effet, se combler petit à petit.
6. Le lundi 17 mars 2008 à 15:05, par christine :
un "légume d'autrefois" "avec un goût entre la pomme de terre et l'artichaut", moi je dirai des crosnes (c'est très bon) ... mais ça ne commence pas par un h
7. Le lundi 17 mars 2008 à 22:43, par FB :
"l'ordre des 3 fourchettes" c'est un truc genre Malte ? confrérie gastronomique des visiteurs d'Orléans ?
en légume avec h, à part hartichaut il y a haubergine et hopinambour ?
8. Le lundi 17 mars 2008 à 23:34, par Berlol :
Hattention, parce que c'hest hhaud !
"l'ordre des 3 fourchettes", c'est quand t'as trois fourchettes à gauche, trois couteaux à droite et que tu te demandes avec quoi tu dois manger le premier plat qui arrive devant toi ! Y'a parfois une solitude du touriste nippon au début du repas... Mieux vaut être initié.
9. Le mardi 18 mars 2008 à 03:23, par christine :
fastoche ! il faut toujours commencer par les couverts les plus extérieurs et finir (fromage dessert) par ceux qui sont au-dessus de l'assiette ... à condition toutefois (il y a toujours une condition) que la personne qui a dressé la table soit au courant de cette règle (si jamais elle ne l'était pas le savoir-vivre consiste sans doute à ne pas lui foutre la honte !)
en tout cas (petite nature que je suis) j'ai failli faire une crise de foie (spécialité française également) par procuration rien qu'en lisant vos aventures culinaires orléannaises : comment peut-on manger tout cela sans être malade ?
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