Printemps de chien ; refroidissement et pluie toute la journée. Je ne sors pas, travail à l'ordinateur. T. assiste à une conférence sur une mystérieuse statue... Passionnant, dit-elle.

Double reprise de Ce soir ou Jamais. Celle de Frédéric Taddeï mardi soir, après plus de deux semaines de vacances, et la mienne après un gros mois d'indisponibilité. Inégales interventions sur les élections municipales, sur le Tibet et sur le boycott de l'invité du Salon du livre. J'en retiendrai surtout, en fin d'émission, le plaidoyer de Daniel Cohen en faveur des écrivains israéliens, souvent eux-mêmes très critiques vis-à-vis de leur état, et qu'il aurait fallu ne pas inviter si l'on avait écouté ceux qui, comme Gisèle Halimi, protestent contre la dimension étatique de l'invitation.
Cette dernière a fini par affirmer que « la paix n'aura jamais lieu », et, à demi-voix, « Je crois qu'Israël n'aura jamais la paix »... Ouah ! (vers 1h 04 min.)

Quant au rattrapage, j'ai du boulot. Il faut que je remonte jusqu'au 11 février. J'ai un peu commencé l'émission avec Thomas Langmann, sur Astérix aux Jeux olympiques. Il est beaucoup question de « bling-bling », là aussi, eu égard au budget et aux stars du sport. Mais comme j'ai vu le film et que je suis plutôt d'accord avec les critiques négatives, j'en saute une bonne partie... Pour arriver au débat Bourseiller-Rouzaud sur la New Wave. Je n'y apprends rien que je ne sache déjà, sinon la prochaine sortie en dévédé du film sur Joy division (Control, Corbijn, 2007).

Quoi ? Fabula ouvrirait une librairie en ligne pour les études littéraires et les sciences humaines (version béta) ? Excellente idée... si les ouvrages y sont bien décrits (comme c'est le cas généralement dans Fabula), s'il y a possibilité d'y trouver aussi des publications scientifiques de petits éditeurs, d'éditions universitaires étrangères, etc., toutes choses qui sont presque impossibles ailleurs. Mais s'il ne s'agit que d'une sélection limitée et temporaire, associée à un geste « militant », là, je suis moins intéressé... Attendons, on verra.

Fin de la saison 3 de Lost. Nous le pressentions hier mais le vérifions ce soir : ces deux épisodes sont bien ceux que nous avions vus à Carnac en septembre dernier. Double déception. Celle d'avoir déjà vu la fin ; le suspens ne marche pas. Celle de découvrir que c'était en effet la fin, ce que nous ignorions en septembre, et qu'elle ne nous convient pas parce qu'elle laisse trop de questions sans réponse. Sans doute est-ce le prix à payer pour avoir une quatrième saison.
Ceci dit, dans la vie, c'est pareil. La plupart des informations que je reçois, sur mes voisins ou sur le bout du monde, ouvrent sans arrêt, si objectives soient-elles, des abîmes de questions sans réponse.