mardi 25 mars 2008
Je n'ai pas les moyens d'être comptable
Par Berlol, mardi 25 mars 2008 à 23:59 :: General
« Les blogs, c'est tout et n'importe quoi.»,
lis-je chez François (mais ce n'est pas de sa plume). Et
les éditeurs, alors ? N'est-ce pas tout et
n'importe
quoi ? Et ça ne date pas d'hier. Et les
écrivains ? Et la presse ? Et les
critiques littéraires ? Franchement, s'en prendre
aux blogs, comme média ou comme format, c'est comme
accuser le train de faire cailler le lait dans le pis des vaches, ou en
vouloir à la lune de nous faire de méchantes
marées. Celui qui profère une telle assertion se
retire de lui-même du nombre des gens raisonnables. Il n'est
point besoin de converser avec lui. On peut le tenir pour nul ou absent.
Tout et n'importe quoi. C'est cependant une formule dont on pourrait être fier. Si on la regardait bien... C'est comme le pire et le meilleur — dans quoi il y a tout de même le meilleur. C'est même quelque chose qu'on devrait revendiquer. Oui, je suis, nous sommes, tous, tout et n'importe quoi ! Ah, ça fait du bien !...
Exemple au hasard, malotru !, prenons le JLR. Eh bien, voici un blog, comme vous dites, dans lequel il a été question de centaines de livres depuis plus de quatre ans, positivement, voire laudativement, la plupart du temps, avec des citations et des liens, avec des commentaires et parfois la participation des auteurs eux-mêmes, bien que ce ne soit pas sollicité. Visité des centaines de fois chaque jour, je n'ai pas les moyens d'être comptable des requêtes qui mènent chez moi avec un nom d'auteur ou d'œuvre. Et tout ça pour quoi ? Monsieur l'éditeur, Monsieur le critique ? Vous qui vivez du travail des écrivains, l'un en amont, l'autre en aval, je vous le demande. Pour rien. Pour la gloire. Pour la mémoire des siècles. Pour le plaisir de la conversation.
« On me voit avec un Montaigne, un Joyce, un Kafka, mais en vérité, sous les couvertures arrachées de ces livres, je dissimule sournoisement un petit carnet vierge dans lequel, feignant de lire, j’écris de la littérature facile.» (Éric Chevillard, L'Autofictif, n°174, du jour)
Hôpital Toranomon à 8h30. Fonctionnement exemplaire (accueil, ouverture de dossier nouveau patient, rendez-vous avec gastro-entérologue. Le médecin est d'accord, Philippe donne l'exemple : il faut entuber Berlol. Ce sera pour le 31.
Proches du quartier d'enfance de T., nous y promenons dans le soleil enfin revenu. Les collines ont été en partie remodelées, les tramways effacés du paysage, les avenues élargies. Et l'on ne parle pas des maisons.
Ici,
vivait Nagai Kafu ; c'est maintenant une tour
d'appartements de luxe, des batteries de donzelles coiffées
y caquètent.
Déjeuner aux Bacchanales d'Ark Hills. Pas mal et surtout pas chère, la nouvelle formule de déjeuner — où en France trouverait-on un menu qui baisse ?...
La promenade continue ensuite jusqu'à Roppongi Hills, en passant par l'immeuble Axis, où je trouve, chez Living Motif, un stylo plume Pelikan Junior . Pour écrire.
Soirée, suite de la soupe de légumes et des Rois maudits (épisode 2). Qui n'en veut ?
Tout et n'importe quoi. C'est cependant une formule dont on pourrait être fier. Si on la regardait bien... C'est comme le pire et le meilleur — dans quoi il y a tout de même le meilleur. C'est même quelque chose qu'on devrait revendiquer. Oui, je suis, nous sommes, tous, tout et n'importe quoi ! Ah, ça fait du bien !...
Exemple au hasard, malotru !, prenons le JLR. Eh bien, voici un blog, comme vous dites, dans lequel il a été question de centaines de livres depuis plus de quatre ans, positivement, voire laudativement, la plupart du temps, avec des citations et des liens, avec des commentaires et parfois la participation des auteurs eux-mêmes, bien que ce ne soit pas sollicité. Visité des centaines de fois chaque jour, je n'ai pas les moyens d'être comptable des requêtes qui mènent chez moi avec un nom d'auteur ou d'œuvre. Et tout ça pour quoi ? Monsieur l'éditeur, Monsieur le critique ? Vous qui vivez du travail des écrivains, l'un en amont, l'autre en aval, je vous le demande. Pour rien. Pour la gloire. Pour la mémoire des siècles. Pour le plaisir de la conversation.
« On me voit avec un Montaigne, un Joyce, un Kafka, mais en vérité, sous les couvertures arrachées de ces livres, je dissimule sournoisement un petit carnet vierge dans lequel, feignant de lire, j’écris de la littérature facile.» (Éric Chevillard, L'Autofictif, n°174, du jour)
Hôpital Toranomon à 8h30. Fonctionnement exemplaire (accueil, ouverture de dossier nouveau patient, rendez-vous avec gastro-entérologue. Le médecin est d'accord, Philippe donne l'exemple : il faut entuber Berlol. Ce sera pour le 31.
Proches du quartier d'enfance de T., nous y promenons dans le soleil enfin revenu. Les collines ont été en partie remodelées, les tramways effacés du paysage, les avenues élargies. Et l'on ne parle pas des maisons.
Ici,
vivait Nagai Kafu ; c'est maintenant une tour
d'appartements de luxe, des batteries de donzelles coiffées
y caquètent.Déjeuner aux Bacchanales d'Ark Hills. Pas mal et surtout pas chère, la nouvelle formule de déjeuner — où en France trouverait-on un menu qui baisse ?...
La promenade continue ensuite jusqu'à Roppongi Hills, en passant par l'immeuble Axis, où je trouve, chez Living Motif, un stylo plume Pelikan Junior . Pour écrire.
Soirée, suite de la soupe de légumes et des Rois maudits (épisode 2). Qui n'en veut ?