C'est fou comme les jours passent vite ! Même quand on agit peu.

Agir peu
est-ce le meilleur moyen
— écologique —
de profiter de son temps...
ou pas ?

Une petite sortie à Ginza. T. veut rendre compte à Monsieur Noguchi, chausseur, de l'état de son œuvre, à lui, et de ses pieds, à elle, après les essais progressifs qu'il avait recommandés en février, puis le voyage en France, etc. Elle est très satisfaite que le pied soit tenu — et non serré — d'une douce et même pression en tout point, gage d'aucun excès nulle part (rappelons qu'il s'agissait de sur mesure).
Au téléphone portable, David confirme que nous pouvons les retrouver, lui et son frère, sur le quai de Yurakucho pour aller à Akihabara, lieu d'attraction s'il en est pour les nouveaux arrivants comme pour les touristes. On commence par un café pour papoter (Washington Hotel, y'a rien d'autre, tout est plein ou plein de fumeurs...) et quand T. nous a quittés, c'est la déambulation dans les immenses rayons du Yodobashi Camera. Mes deux macintoshiens vont à leur rayon tandis que je recherche la meilleure combinaison pour chez nous, remplacer la chaîne Onkyo dont le lecteur de CD ne marche plus, économiser de la place et pouvoir brancher (docker) l'ipod de T. — on hésite entre Bose, pour sa qualité de son, son nouveau système portable, un Denon, beau compact un peu cher, et le SS1 de Nakamichi pour la fiabilité du lecteur CD...
Bose part gagnant, ici.

Troisième épisode des Rois maudits. Nous apprécions de plus en plus les d'Artois (Mahaut, alias Jeanne Moreau et Robert, joué par Philippe Torreton), alors même que nous savons que leurs querelles et leurs forfaits seront partiellement causes de la Guerre de Cent Ans. Pour faire mon Pangloss, je me demande ce que nous serions aujourd'hui s'il n'y avait pas eu cette guerre-là !...
— Ah, pauvre Jeanne, ton sacrifice fut-il nécessaire à l'Histoire ? On ne le saura jamais.
— Mais c'est quoi, cette Jeanne que tu nous sors là ? En bonne victime du bourrage de crâne scolaire, artistique et médiatique, tu nous refais le coup de la gamine éclairée que les puissants vont se déchirer, la belle historiette décorative de ta nation bien construite, belle palissade enluminée devant le chantier bourbeux des réalités historiques, parce que c'est quoi ta Guerre de Cent Ans ? : des centaines de milliers de jeunes hommes balancés sur les routes, occis dans les fracas des troupes, affamés dans des marches sans retour, et autant de femmes et d'enfants victimes colatérales, victimes d'épidémies et de sous-nutrition quand ce n'est pas de viols ou de rapts.
— Oui, bah, la soldatesque habituelle ! Ici comme ailleurs ! Et comme aujourd'hui...

(Citation à venir, je n'ai pas le livre sous la main...)