« Hélianti », m'a répondu ma correspondante orléanaise. C'était donc de l'hélianti, la purée avec le canard, le 12. Ce succulent légume dont le goût était entre la châtaigne, l'artichaut et la pomme de terre...
Eh oui, et déjà, on se souvient de cela avec moult pleurs intérieurs, des avalanches d'émotions et d'images au bord desquelles le sépia des jours attaque la mémoire, corrode les détails, décroche des pans entiers d'heures vécues, comme nous tombent chaque jour, en silence, les squames trépassées.

Repos à la maison, courrier à traiter et émissions à enregistrer. Et puis il faut que je me réadapte, que je reprenne enfin les travaux de longue haleine, que j'arrête de sortir tout le temps pour éviter de comprendre que je suis revenu et qu'il faut s'y mettre... Ce colloque, dans un mois et demi, ça ne va pas se faire tout seul...

À l'Institut pour voir comment se présente la rentrée, emprunter deux livres.

Tout arrive d'avant-hier (merci de m'avoir averti, Richard !) avec Kijû Yoshida (cinéaste des années 60-70) et Mariko Okada (actrice vedette devenue sa compagne) ; rétrospective au Centre Pompidou, pour ceux qui peuvent ; pour moi, ça va faire des dévédés à commander !
Après le déjeuner au Saint-Martin (petit salé et jarret d'agneau), j'écoute en détail l'émission Place de la toile du 14 mars.
Oui à Place des libraires ! Mais faudrait qu'il y ait un peu plus de librairies dans la liste. Et puis pourquoi pas des librairies à l'étranger ; si leur catalogue est numérisé, ce n'est pas plus compliqué que pour une librairie en France. On aura beau me vanter ce beau réticule boutiquier, pour l'instant, du Japon, je n'ai guère d'autre choix qu'Amazon. Je réserve mon commentaire sur le fond parce que c'est déjà l'heure de dîner (et du dernier épisode des Rois maudits, quand commence, finalement, encore, la guerre...).

« Nous apprécions d’avoir dans le quartier un petit fromager, un excellent volailler, une fruiterie approvisionnée chaque jour, et de longer les devantures de ces boutiques pittoresques en nous rendant d’un bon pas au supermarché.» (Éric Chevillard, L'Autofictif, n° 178)

Comparaison en ligne des tarifs aériens de ANA, JAL et Air France. Ces deux dernières compagnies, en vertu de leurs accords, proposent des vols communs, mais la réservation & paiement par JAL coûte près de 20.000 yens de plus que via Air France. Sans aucune raison puisque c'est le même avion, les mêmes sièges... Enfin, bon, ça y est, c'est fait. J'ai même déjà choisi ma place dans les deux sens.