Passe du mur à l'homme
Par Berlol, mercredi 9 avril 2008 à 23:59 :: General :: #971 :: rss
Enchaînement rapide passage à la poste
montée au
bureau réception colis de livres Amazon apuration des
comptes du
stage d'Orléans courrier kraft avec dernier Meschonnic suite
du
tri courrier interne en déchiffrant le japonais comme je
peux
préparation premier cours des 2e année en lecture
et
phonétique d'abord exercices de sensibilisation avec les
noms des régions françaises premiers essais de
transcription et
règles d'écriture vérification en
pratique
qu'à parler une heure trente les abdos se contractent pour
que
la voix porte inquiétude pour cicatrices retour appartement
pour
déjeuner pas question de m'intoxiquer à la
cantine retour
bureau à deux heures pour une réunion de
département que suit de près une
réunion de
faculté total trois heures dont au moins une à
lire
Peslerbe ce qui est d'un total dépaysement et bonheur
« Au mur, sa sainte Agathe, une grande toile à l'huile 50 par 150, les seins coupés offerts sur un plateau. L'avait-il remarquée ? La femme marcha devant elle vers le coin cuisine, ses hanches et ses fesses n'avaient aucune rondeur. Une femme serpent, un château fort. Pour Elisa, ce fut une confirmation, elle en était réjouie. De sa voix d'expert, il lui dit qu'il s'agissait visiblement d'une fuite sous dalle. Il trouva le goutte à goutte sur un tuyau passant dans le placard sous l'évier. Le félon ! L'eau s'infiltrait sous le carrelage, puis sous la moquette, invisible. Elisa achevait de ne plus rien comprendre. C'était donc de sa faute ? La révélation lui parut cruelle, mais elle trouva beau ce savoir des choses relatif aux dégâts des eaux.» (Emmanuelle Peslerbe, Un Bras dedans, un bras dehors, Rodez : éditions du Rouergue, 2007, p. 10-11)
« Elisa se leva pour aller prendre la loupe dans le tiroir de la commode. Elle examina la fissure et les traînées qui coulaient du plafond. C'était rudement beau. Elle sortit une feuille de Canson, les pastels gras, l'essence. Elle déchira la feuille pour obtenir un effet « fissure » et commença de travailler les coulées. Les moisis. les bruns et les gris. Les estompés. Les moussus. Les liserés. Elle retoucha au crayon de bois. Elle lissa au doigt. Elle délaya au pinceau. Elle rajouta du blanc sur les parties trop sombres. Cela ne rendit absolument rien. Un désastre. Cela n'était que partie remise. Elle rangea et se servit une bière. Elle l'avait bien méritée.» (Ibid., p. 72)
Une histoire de fissure qui passe du mur à l'homme, une peintre en dégâts des eaux, un sinistreur sinistré et la preuve, par une écriture morcelée, légère, dentelée voire acérée, qu'avec l'identité sexuelle il n'y a pas d'insinuation gratuite.
Blanc de poulet et chou-fleur, sauce safranée, je déguste Ce soir ou Jamais du 7, avec Georges Lautner, Bertrand Blier et Olivier Marchal. Nombreux extraits de films, une avalanche d'anecdotes sur les acteurs et la production dans les années 60 et 70, l'originalité du style Lautner à la loupe. Quand c'est fini, je m'en repasse la moitié tellement c'est bon ça aussi.
« Au mur, sa sainte Agathe, une grande toile à l'huile 50 par 150, les seins coupés offerts sur un plateau. L'avait-il remarquée ? La femme marcha devant elle vers le coin cuisine, ses hanches et ses fesses n'avaient aucune rondeur. Une femme serpent, un château fort. Pour Elisa, ce fut une confirmation, elle en était réjouie. De sa voix d'expert, il lui dit qu'il s'agissait visiblement d'une fuite sous dalle. Il trouva le goutte à goutte sur un tuyau passant dans le placard sous l'évier. Le félon ! L'eau s'infiltrait sous le carrelage, puis sous la moquette, invisible. Elisa achevait de ne plus rien comprendre. C'était donc de sa faute ? La révélation lui parut cruelle, mais elle trouva beau ce savoir des choses relatif aux dégâts des eaux.» (Emmanuelle Peslerbe, Un Bras dedans, un bras dehors, Rodez : éditions du Rouergue, 2007, p. 10-11)
« Elisa se leva pour aller prendre la loupe dans le tiroir de la commode. Elle examina la fissure et les traînées qui coulaient du plafond. C'était rudement beau. Elle sortit une feuille de Canson, les pastels gras, l'essence. Elle déchira la feuille pour obtenir un effet « fissure » et commença de travailler les coulées. Les moisis. les bruns et les gris. Les estompés. Les moussus. Les liserés. Elle retoucha au crayon de bois. Elle lissa au doigt. Elle délaya au pinceau. Elle rajouta du blanc sur les parties trop sombres. Cela ne rendit absolument rien. Un désastre. Cela n'était que partie remise. Elle rangea et se servit une bière. Elle l'avait bien méritée.» (Ibid., p. 72)
Une histoire de fissure qui passe du mur à l'homme, une peintre en dégâts des eaux, un sinistreur sinistré et la preuve, par une écriture morcelée, légère, dentelée voire acérée, qu'avec l'identité sexuelle il n'y a pas d'insinuation gratuite.
Blanc de poulet et chou-fleur, sauce safranée, je déguste Ce soir ou Jamais du 7, avec Georges Lautner, Bertrand Blier et Olivier Marchal. Nombreux extraits de films, une avalanche d'anecdotes sur les acteurs et la production dans les années 60 et 70, l'originalité du style Lautner à la loupe. Quand c'est fini, je m'en repasse la moitié tellement c'est bon ça aussi.
Commentaires
1. Le jeudi 10 avril 2008 à 01:49, par brigetoun :
tentant, extrèmement, ce livre
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