Déjà le 15 ! Je n'en reviens pas, déjà un mois que nous sommes revenus d'Orléans. Ça me paraît être la semaine dernière. Sauf qu'il y a eu la parenthèse endoscopique qui laisse à l'esprit une sensation bizarre. Maintenant que tout va bien et que je me nourris presque normalement, je continue à me demander où ça en est là-dedans, si ça cicatrise bien, si je peux porter tel sac de livres ou courir au feu orange, des fois que la cicatrice se rouvrirait... Mais à défaut de caméra embarquée, aucun moyen de savoir, donc suivre les conseils de prudence encore deux semaines, même si ça ne sert à rien.

Dans le shinkansen, j'écoute plusieurs interventions du colloque Butor d'octobre 2006 à la BnF, intitulé « Déménagement de la littérature » (enregistré en janvier 2007 sur France Culture). Très intéressant, dans l'ensemble. Certaines interventions déjà écoutées deux ou trois fois puisque ça reste toujours dans mon baladeur numérique. Il arrive toutefois que des intervenants dominent tellement leur sujet qu'ils le perdent de vue, je veux dire qu'ils ne citent plus les textes, ne font plus d'analyses de détail. Ce ne sont plus des recherches, à mon avis, mais des considérations. La plus enrichissante, pour moi, c'est l'intervention de Michel Collot, à propos du « génie des lieux » — qui vient nourrir mon propre questionnement sur l'essence du lieu (ontologique, forcément).
Si l'on se souvient de ma commande de livres d'août dernier, on peut se dire qu'il doit y avoir quelque chose en préparation... Mais pas pour tout de suite.

Le Blogue de la médiathèque de Lisieux nous fait un superbe cadeau : une copie d'un tableau de Henri Brispot représentant la récipiendaire Catherine Leroux aux comices agricoles (de Madame Bovary, bien évidemment).
Autre sujet d'édification : un Mai 68 en bandes dessinées, ça c'est dans Le Monde de ces derniers jours (et jusqu'au 6 mai).

Deux cours sans histoire. Dîner avec Ce soir ou Jamais d'hier, d'abord avec Michel Serres et Jean Nouvel, débat de haut niveau sur l'architecture, suivi d'une discussion (sans Serres ni Nouvel) sur l'Italie au lendemain des élections. On n'y évite pas quelques cacophonies mais je m'aperçois que ce que je savais de l'histoire récente de l'Italie était proche du zéro pointé. J'en sais sans doute plus sur l'Italie de la Renaissance que sur l'après-Mussolini. Honte à moi...