Jamais deux sans quatre. On dirait qu'Éric Chevillard est papa ! Félicitations !

Le matin, je lis une info Roubaud des concours chez François, le soir je la retrouve chez l'Assouline, sans référence. Vachement honnête, le gars. On aura beau dire que l'info est publique, qu'elle avait peut-être déjà circulé ailleurs (mais je n'ai pas vu où), ça ne m'enlèvera pas de l'idée qu'un petit lien n'aurait pas fait de mal.
D'une manière générale, je trouve qu'à quelques notables exceptions près les littéraires du web sont peu réticuliers. Ça tient à la nature de leur art centripète, ou endoscopique, pour ceux qui créent. Des fois, on dit introspectif, aussi. Mais pour ceux qui (ne) font (que) dans le journalisme, c'est de l'anti-jeu.

Entre le matin et le soir, trois cours et un premier déjeuner depuis la rentrée avec mes collègues (j'estime que ma convalescence est terminée). Pas de temps pour la lecture ou quoi que ce soit d'un peu distrayant, si ce n'est un ou deux dessins. Et puis il pleut tout le temps ; T. me dit au téléphone qu'on n'en avait pas tant reçu depuis cent trente ans. Je n'y étais pas mais je veux bien la croire.

« Dans le brouillard sous les projecteurs
on ignore
à quel moment du cauchemar on se trouve » (Lutz Bassmann, Haïkus de prison, p. 71)

PS : une petite dernière, pour la route. Consultant mes liens entrants, je constate une arrivée dans mes pages suite à googlage de :  Je recherche une étude stylistique sur le roman Vipère au point.