Endoscopique, pour ceux qui créent
Par Berlol, jeudi 24 avril 2008 à 23:59 :: General :: #987 :: rss
Jamais deux sans quatre. On dirait
qu'Éric Chevillard est papa !
Félicitations !
Le matin, je lis une info Roubaud des concours chez François, le soir je la retrouve chez l'Assouline, sans référence. Vachement honnête, le gars. On aura beau dire que l'info est publique, qu'elle avait peut-être déjà circulé ailleurs (mais je n'ai pas vu où), ça ne m'enlèvera pas de l'idée qu'un petit lien n'aurait pas fait de mal.
D'une manière générale, je trouve qu'à quelques notables exceptions près les littéraires du web sont peu réticuliers. Ça tient à la nature de leur art centripète, ou endoscopique, pour ceux qui créent. Des fois, on dit introspectif, aussi. Mais pour ceux qui (ne) font (que) dans le journalisme, c'est de l'anti-jeu.
Entre le matin et le soir, trois cours et un premier déjeuner depuis la rentrée avec mes collègues (j'estime que ma convalescence est terminée). Pas de temps pour la lecture ou quoi que ce soit d'un peu distrayant, si ce n'est un ou deux dessins. Et puis il pleut tout le temps ; T. me dit au téléphone qu'on n'en avait pas tant reçu depuis cent trente ans. Je n'y étais pas mais je veux bien la croire.
« Dans le brouillard sous les projecteurs
on ignore
à quel moment du cauchemar on se trouve » (Lutz Bassmann, Haïkus de prison, p. 71)
PS : une petite dernière, pour la route. Consultant mes liens entrants, je constate une arrivée dans mes pages suite à googlage de : Je recherche une étude stylistique sur le roman Vipère au point.
Le matin, je lis une info Roubaud des concours chez François, le soir je la retrouve chez l'Assouline, sans référence. Vachement honnête, le gars. On aura beau dire que l'info est publique, qu'elle avait peut-être déjà circulé ailleurs (mais je n'ai pas vu où), ça ne m'enlèvera pas de l'idée qu'un petit lien n'aurait pas fait de mal.
D'une manière générale, je trouve qu'à quelques notables exceptions près les littéraires du web sont peu réticuliers. Ça tient à la nature de leur art centripète, ou endoscopique, pour ceux qui créent. Des fois, on dit introspectif, aussi. Mais pour ceux qui (ne) font (que) dans le journalisme, c'est de l'anti-jeu.
Entre le matin et le soir, trois cours et un premier déjeuner depuis la rentrée avec mes collègues (j'estime que ma convalescence est terminée). Pas de temps pour la lecture ou quoi que ce soit d'un peu distrayant, si ce n'est un ou deux dessins. Et puis il pleut tout le temps ; T. me dit au téléphone qu'on n'en avait pas tant reçu depuis cent trente ans. Je n'y étais pas mais je veux bien la croire.
« Dans le brouillard sous les projecteurs
on ignore
à quel moment du cauchemar on se trouve » (Lutz Bassmann, Haïkus de prison, p. 71)
PS : une petite dernière, pour la route. Consultant mes liens entrants, je constate une arrivée dans mes pages suite à googlage de : Je recherche une étude stylistique sur le roman Vipère au point.
Commentaires
1. Le jeudi 24 avril 2008 à 09:58, par DM :
D'une, question réticule : pas commode, à l'inverse, de progresser à sa mini mesure le long d'un fil ; les voies du réticule sont difficilement pénétrables au béotien.
De deux, question PS : on a atterri l'autre jour par chez moi après avoir pianoté « gros seins laiteux » dans Gougueule. Les trois mots en effet s'y trouvent, mais pas à la colle ; les comiques frustrations du réticule en cadavre exquis.
2. Le jeudi 24 avril 2008 à 15:27, par christine :
je suis flattée d'être promue « notable » !... surtout par un expert en réticule
plus sérieusement, ne pas réticuler dans mon blog me semblerait impossible : au-delà même du fait qu’internet sans les liens n’est pas internet, il me semble inutile de répéter ce que j’ai aimé lire ailleurs ; je préfère, dès lors que je n'ai rien à ajouter, faire passer
il est vrai que je ne crée pas, ce qui me permet d'être centrifuge (c'est d'ailleurs bien le moins quand on a choisi un tel titre)
(quant au terme "endoscopique", parlant de création, il me semble un peu centripète de ta part !)
3. Le vendredi 25 avril 2008 à 10:48, par Julien Sorel :
le gaz-au-net a parlé l'autre jour au CNL. J'y suis allé. Mal m'en a pris. En plus c'était le jour de mon anniversaire. Mais le sujet annoncé était "Livres, Internet et littérature". Je ne pouvais pas ne pas y aller, comme dit l'autre.
Bref, on a parlé de critique littéraire, de journaux en ligne, de types qui se font mousser par leurs sites persos, mais pas du Net, ou du moins rien de neuf (j'aurais pu dire la même chose voilà dix ans), et pas de littérature.
J'ai essayé de prendre des notes pour me calmer. C'est mon truc, à moi, quand les gars au micro m'énervent. Mon portable que j'avais oublié d'éteindre a fait "meuh, meuh", de plus en plus fort, parce que ma fille aînée voulait me dire bonsoir. Ca m'a détendu. J'ai fini par lever la main (de toutes façons, le gars m'avait repéré parce que je n'arrêtais pas de gigoter sur ma chaise tellement j'étais furieux). Contre toute attente, on m'a passé le micro:
JS. "C'est curieux, depuis une heure ou deux, je vous entends parler de critique littéraires, des lecteurs, des commentaires de votre blog, mais pas de littérature.
PA- Ah, mais c'est parce qu'il n'y a pas de public, pour ce type de littérature. Enfin, j'ai tout de même parlé du blog de Chevillard. Très bien écrit, remarquable. Mais je ne sais pas si Irène Lindon voudra le publier, parce que hein, tout de même.
(je vous jure, je n'invente rien.)
JS - Non, vous ne parlez pas de littérature qui vienne du Net. Je ne parle pas des revues, qui sont très riches, et vivantes. Je parle des sites qui font, au bout d'un moment, une oeuvre singulière. Il me semble pourtant qu'un site comme Désordre draine suffisamment de public pour être connu, et relayé. 3000 visiteurs par jour, je crois, c'est tout de même pas mal.
(Je n'allais pas revenir sur TiersLivre que le bonhomme avait évacué d'un revers de main fort peu agréable. J'aurais peut-être dû. Ca l'aurait agacé.)
PA - Ah, tant que ça? mais alors c'est parce que l'auteur est publié."
Je n'avais plus le micro.
Mais j'ai fait non, de la tête. Il a mordu sa lèvre inférieure.
Une autre question a suivi. Très bien, à propos de la presse. Ensuite Colette Kerber vendait les livres, papier, du gaz-au-net, épuisée, souriante, malgré tout. Chapeau. A elle.
J'avais loupé mon changement de printemps. Quoique, c'est peut-être ça la maturité: rétorquer.
4. Le vendredi 25 avril 2008 à 17:44, par Berlol :
"Julien Sorel", ça me dit quelque chose, ce nom-là...
En tout cas, vous avez bien fait. Et puis ce n'est pas la peine d'en faire trop ; ce genre de personnage est tellement imbu de lui-même et de plus entouré d'une coterie (caudataires), que vous serez vite mis en minorité et acculé dans un coin ou à une sortie rapide... Il n'y a qu'à voir le bordel qu'est sa zone de commentaires !
Je me demande ce qu'il en serait de la fréquentation de son site et de tous les m'as-tu-vu qui le suivent s'il n'était pas en LIEN PERMANENT sur la page d'accueil du Monde !
5. Le samedi 26 avril 2008 à 09:46, par Em :
Pfeu... après Marie Ndiaye me plagiant en appelant son fils Sylvère, voici Chevillard qui me copie en faisant naître sa fille le même jour que le-dit Sylvère, 17 ans après. Les écrivains font rien que se copier...
6. Le dimanche 27 avril 2008 à 02:32, par F :
On rédige une protestation officielle, Emmanuelle ? En plus, ai découvert que des rodeurs du web s'étaient introduits chez toi en ton absence, mangé du gâteau et pénétré tes ordis... quel monde...
www.desordre.net/blog/blo...
7. Le lundi 28 avril 2008 à 09:11, par Em :
Heu, je ne sais pas si je proteste... Phil est venu chez moi pendant que j'étais ailleurs, oui, mais qui a pénétré mes ordis ? Comment ça pénétré mes ordis ?
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