mercredi 30 avril 2008
Gauchet est ici un hypocrite et un vendu
Par Berlol, mercredi 30 avril 2008 à 23:59 :: General
Ikebukuro,
Kagurazaka, Iidabashi — O-Ka-Shi...
Chaque université a une certaine latitude pour fixer les congés ; aujourd'hui T. travaille et pas moi. Je profite du soleil pour sortir et déplier le vélo. Okubo-dori vers Ushigome-Yanagicho. De là, je suis à plus de dix ans en arrière, quand j'habitais cette ruelle que je remonte, cette maison préfabriquée de six ou huit appartements. Dans la même ruelle, je peux me dire qu'ici habitait Patrice J., puis plus loin, vers Waseda, qu'ici habitait Nicole D. et ses filles, qu'ici habitait Sylvie R. avant l'appartement où nous habitons maintenant, et ainsi de suite, quelques autres, qui n'y sont plus. Alors que moi, j'y suis. Sans savoir ni ressentir si c'est bien ou pas. Du carrefour de Waseda, où j'étais de 92 à 96, je laisse la fac de Lettres sur la gauche et je monte le long du grand temple ; passe devant ce petit restaurant qui faisait un excellent bento le midi ; le patron a l'air occupé à la mise en place de ses trois tables. Jusqu'à Takadanobaba, je trouve que c'est plus animé qu'avant, il y a plus de restaurants, plus de couleurs. Un peu d'embourgeoisement, aussi. Après Meiji-dori, dans une petite ruelle entre l'avenue et le canal, le premier restaurant français où je suis allé n'existe plus. J'ai oublié comment il s'appelait. Je me souviens qu'il y avait des nappes à petits carreaux rouges et blancs. Que j'y suis venu avec Kazuo, l'assistant du département de français. Pédalons. Au retour, je m'arrête au même petit marchand de fruits et légumes, où rien n'a changé depuis dix ans que je n'y avais pas mis les pieds. Je prends des tomates, concombres, fraises, kiwis, une pomme, de l'ail. J'ai renoncé aux poireaux, trop encombrants pour mon panier de vélo. Et je rentre déjeuner.
J'imagine que ça doit être pénible de lire ça. Et d'ouvrir les liens si on ne connaît pas... Pour moi aussi, c'est moyennement agréable. Je me demande si je vais laisser ce paragraphe. Mais après tout, c'est ce que j'ai fait ce matin, c'est tout. Ça n'est pas là pour plaire.
Après, je me scotche au bureau et n'en bouge plus. Jusqu'au dîner où on regarde Sin City. Eh oui, T. l'avait vu il y a près de deux ans et, en France, m'avait offert le dévédé que je n'avais encore jamais regardé (indélicat que je suis...). Le côté bédé resucée et designée, ça n'est pas toujours de mon goût, surtout quand ça donne des films lourds. C'est que je ne connaissais pas encore Robert Rodriguez... C'est par la découverte de Tarantino, Pulp Fiction, Kill Bill puis, très récemment, Death Proof, que nous avons retrouvé le nom de Rodriguez avec Planet Terror, et que, Ah tiens, il était l'auteur de Sin City (2005)...
Alors alors ? Excellent ! Sanglant à souhait ! Mais tellement drôle. BD design aussi, mais très digeste.
L'article qui suit, copié ici pour archive, m'a beaucoup amusé. Vous souvenez-vous de ces villes que les soviétiques faisaient visiter aux étrangers et qui n'étaient que des façades avec des figurants ? Et rien derrière. La stigmatisation de 68 me fait penser à ça ; et Gauchet serait un des touristes bernés.
Il y a eu des contestataires. Il y a eu des illusions. Il y a eu des conneries. Certes. Mais on ne va pas nous faire croire que ce sont les mêmes, et ceux-là seulement qui ont bâti la France déglinguée d'aujourd'hui. À ma connaissance, ni ces contestataires, ni les fameux intellectuels soixante-huitards ni même leurs idées ne sont devenus majoritaires ni n'ont pris le pouvoir dans ce pays déjà pourvu d'élites ayant bien verrouillé les accès aux commandes (élections, gouvernement, industrie, commerce, justice, etc.). Admettons que 20 % des jeunes aient été des exaltés libertaires, ou même 30 %, pendant cinq ou dix ans... Mais pendant ce temps-là, que faisaient les autres, les 70 % restants ? Pour une grande majorité, rien qui soit en rapport avec la révolution, ils essayaient seulement de trouver du boulot, de fonder une famille, etc. Et tout ça leur est passé bien au-dessus de la tête. Sauf qu'il fallait galérer pour les transports en commun — mon père et ma mère ont pris les camions militaires pour aller au boulot, et pas à la manif. Et puis, il doit rester 15 à 20 % de la tranche d'âge qui n'étaient pas dans les rues parce qu'ils n'étaient pas d'accord, parce qu'ils avaient la trouille ou parce que papa le leur avait bien interdit : parce qu'ils étaient les véritables héritiers des intérêts familiaux, des privilèges acquis, des patrimoines et des postes-clés. Gauchet a-t-il oublié le formidable virage à droite qui a suivi 68 ? L'impute-t-il aux intellectuels de 68 ? Les en rend-il responsables ? Combien de ces exaltés ou de ces intellectuels ont réellement participé à des politiques locales ou nationales ? Combien sont entrés dans les postes de direction des industries, des grands corps de l'État, des institutions financières et bancaires du pays ou de l'Europe ? Ont-ils vraiment vendu plus de livres que Druon, que Dutourd, que Castelot, qu'Aron ou que Rika Zaraï ? Leurs revues ont-elles dépassé les tirages de Paris-Match, de Playboy ou de Gala ? Les trouvait-on dans les cabinets des médecins des villes et des campagnes de France ? Allaient-ils tous les jours à la radio ou à la télé ?
Alors, je n'hésite pas à le dire. Monsieur Marcel Gauchet, peut-être bon sur d'autres sujets, est ici un hypocrite et un vendu. Il est lui-même un des « suppôts » ou « suiveurs » qu'il a identifiés. Et c'est ça qui le rend idiot et méchant. C'est qu'il sait qu'il ne mérite en rien le titre galvaudé de philosophe. Tout au plus meneur de revue...
Contre la génération 68, la lutte continue
« Sous ses dehors prophétiques et altruistes, la "génération 68" aurait semé le doute et l'inertie. Elle aurait failli. Des héros, les baby-boomeurs ? Des imposteurs plutôt, dont la société française n'a pas fini de payer les inconséquences, soutient, dans le dernier numéro du Débat [mars-avril 2008], le philosophe Marcel Gauchet.
Sa thèse, sévère mais argumentée, clôt une série d'articles moins significatifs, que cette revue, dont il dirige la rédaction, consacre à "Mai 1968, quarante ans après". Sous le titre "Bilan d'une génération", il dénonce avec véhémence les libéraux-libertaires auxquels cette génération s'identifie : "Le libéral-libertaire est un défenseur résolu de la souveraineté du peuple, mais un contempteur féroce du populisme ; il est l'avocat enflammé de tous les droits en souffrance, mais il n'a pas de mots assez méprisants pour fustiger les "beaufs". Bref, il est un aristocrate de la démocratie, comme seul ce pays pouvait en produire un."
Pour étayer ces accusations, Marcel Gauchet ajoute qu'à ses yeux la génération de 1968 n'a enfanté aucun intellectuel digne de ce nom, mais des "suppôts diversement talentueux et des suiveurs plus ou moins originaux" de Lacan, Derrida, Foucault et Bourdieu. Cette génération de "disciples", comme il l'appelle, a beau porter aux nues la "pensée critique" de ses maîtres, elle ne l'a pas régénérée. Incapable de la dépasser, elle en ânonne les préceptes, un point c'est tout.
Peu importe à ces "disciples" qu'une idée soit juste ou non, ironise Marcel Gauchet, pourvu qu'elle soit "dérangeante". Posture de justicier. Dogme de la dénonciation. Ces travers, à en croire Marcel Gauchet, ont fait beaucoup de dégâts, en particulier dans les médias où les héritiers plus ou moins directs de Mai 68 ont longtemps sévi. Ainsi à Libération, celui de Serge July, et au "Monde de Plenel et Colombani".
Comme c'était prévisible, "la ficelle a fini par se voir, écrit Marcel Gauchet en guise d'épitaphe, et le ton prédicant par se révéler insupportable". Il n'empêche que la "génération 68" a marqué pour le pire la société française. On lui doit, sous l'apparence de la modernité, la perpétuation de nos archaïsmes. Et la consolidation de "notre fatal modèle étato-aristo-clérical", qui fait de la France un pays "en état de sécession endémique vis-à-vis de tout ce qui prétend le diriger ou le représenter".
La responsabilité de cette génération est d'autant plus lourde, explique Marcel Gauchet, qu'à vouloir perpétuer son hégémonie, elle a empêché les générations suivantes d'être elles-mêmes. De s'émanciper. Une "indifférence à la transmission" tout aussi condamnable à ses yeux que la suffisance intellectuelle des baby-boomeurs.
Telle est la thèse développée, quarante ans après 1968, dans l'une des revues françaises les plus influentes. On peut y voir la preuve qu'une page se tourne — le temps de la "génération 68" serait révolu, elle n'en impose plus, l'heure de rendre des comptes a sonné... Ou se dire que Marcel Gauchet force le trait. Qu'il surestime le poids des soixante-huitards en les rendant responsables de tous les maux de la société française : les carences du système éducatif, l'inanité de la vie intellectuelle... Surestimer leur influence est au demeurant à double tranchant. C'est minimiser le rayonnement d'une revue comme Le Débat, où "l'esprit de 68" n'a jamais soufflé.»
Bernard Le Gendre, dans Le Monde du 28/04/2008.
Chaque université a une certaine latitude pour fixer les congés ; aujourd'hui T. travaille et pas moi. Je profite du soleil pour sortir et déplier le vélo. Okubo-dori vers Ushigome-Yanagicho. De là, je suis à plus de dix ans en arrière, quand j'habitais cette ruelle que je remonte, cette maison préfabriquée de six ou huit appartements. Dans la même ruelle, je peux me dire qu'ici habitait Patrice J., puis plus loin, vers Waseda, qu'ici habitait Nicole D. et ses filles, qu'ici habitait Sylvie R. avant l'appartement où nous habitons maintenant, et ainsi de suite, quelques autres, qui n'y sont plus. Alors que moi, j'y suis. Sans savoir ni ressentir si c'est bien ou pas. Du carrefour de Waseda, où j'étais de 92 à 96, je laisse la fac de Lettres sur la gauche et je monte le long du grand temple ; passe devant ce petit restaurant qui faisait un excellent bento le midi ; le patron a l'air occupé à la mise en place de ses trois tables. Jusqu'à Takadanobaba, je trouve que c'est plus animé qu'avant, il y a plus de restaurants, plus de couleurs. Un peu d'embourgeoisement, aussi. Après Meiji-dori, dans une petite ruelle entre l'avenue et le canal, le premier restaurant français où je suis allé n'existe plus. J'ai oublié comment il s'appelait. Je me souviens qu'il y avait des nappes à petits carreaux rouges et blancs. Que j'y suis venu avec Kazuo, l'assistant du département de français. Pédalons. Au retour, je m'arrête au même petit marchand de fruits et légumes, où rien n'a changé depuis dix ans que je n'y avais pas mis les pieds. Je prends des tomates, concombres, fraises, kiwis, une pomme, de l'ail. J'ai renoncé aux poireaux, trop encombrants pour mon panier de vélo. Et je rentre déjeuner.
J'imagine que ça doit être pénible de lire ça. Et d'ouvrir les liens si on ne connaît pas... Pour moi aussi, c'est moyennement agréable. Je me demande si je vais laisser ce paragraphe. Mais après tout, c'est ce que j'ai fait ce matin, c'est tout. Ça n'est pas là pour plaire.
Après, je me scotche au bureau et n'en bouge plus. Jusqu'au dîner où on regarde Sin City. Eh oui, T. l'avait vu il y a près de deux ans et, en France, m'avait offert le dévédé que je n'avais encore jamais regardé (indélicat que je suis...). Le côté bédé resucée et designée, ça n'est pas toujours de mon goût, surtout quand ça donne des films lourds. C'est que je ne connaissais pas encore Robert Rodriguez... C'est par la découverte de Tarantino, Pulp Fiction, Kill Bill puis, très récemment, Death Proof, que nous avons retrouvé le nom de Rodriguez avec Planet Terror, et que, Ah tiens, il était l'auteur de Sin City (2005)...
Alors alors ? Excellent ! Sanglant à souhait ! Mais tellement drôle. BD design aussi, mais très digeste.
L'article qui suit, copié ici pour archive, m'a beaucoup amusé. Vous souvenez-vous de ces villes que les soviétiques faisaient visiter aux étrangers et qui n'étaient que des façades avec des figurants ? Et rien derrière. La stigmatisation de 68 me fait penser à ça ; et Gauchet serait un des touristes bernés.
Il y a eu des contestataires. Il y a eu des illusions. Il y a eu des conneries. Certes. Mais on ne va pas nous faire croire que ce sont les mêmes, et ceux-là seulement qui ont bâti la France déglinguée d'aujourd'hui. À ma connaissance, ni ces contestataires, ni les fameux intellectuels soixante-huitards ni même leurs idées ne sont devenus majoritaires ni n'ont pris le pouvoir dans ce pays déjà pourvu d'élites ayant bien verrouillé les accès aux commandes (élections, gouvernement, industrie, commerce, justice, etc.). Admettons que 20 % des jeunes aient été des exaltés libertaires, ou même 30 %, pendant cinq ou dix ans... Mais pendant ce temps-là, que faisaient les autres, les 70 % restants ? Pour une grande majorité, rien qui soit en rapport avec la révolution, ils essayaient seulement de trouver du boulot, de fonder une famille, etc. Et tout ça leur est passé bien au-dessus de la tête. Sauf qu'il fallait galérer pour les transports en commun — mon père et ma mère ont pris les camions militaires pour aller au boulot, et pas à la manif. Et puis, il doit rester 15 à 20 % de la tranche d'âge qui n'étaient pas dans les rues parce qu'ils n'étaient pas d'accord, parce qu'ils avaient la trouille ou parce que papa le leur avait bien interdit : parce qu'ils étaient les véritables héritiers des intérêts familiaux, des privilèges acquis, des patrimoines et des postes-clés. Gauchet a-t-il oublié le formidable virage à droite qui a suivi 68 ? L'impute-t-il aux intellectuels de 68 ? Les en rend-il responsables ? Combien de ces exaltés ou de ces intellectuels ont réellement participé à des politiques locales ou nationales ? Combien sont entrés dans les postes de direction des industries, des grands corps de l'État, des institutions financières et bancaires du pays ou de l'Europe ? Ont-ils vraiment vendu plus de livres que Druon, que Dutourd, que Castelot, qu'Aron ou que Rika Zaraï ? Leurs revues ont-elles dépassé les tirages de Paris-Match, de Playboy ou de Gala ? Les trouvait-on dans les cabinets des médecins des villes et des campagnes de France ? Allaient-ils tous les jours à la radio ou à la télé ?
Alors, je n'hésite pas à le dire. Monsieur Marcel Gauchet, peut-être bon sur d'autres sujets, est ici un hypocrite et un vendu. Il est lui-même un des « suppôts » ou « suiveurs » qu'il a identifiés. Et c'est ça qui le rend idiot et méchant. C'est qu'il sait qu'il ne mérite en rien le titre galvaudé de philosophe. Tout au plus meneur de revue...
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Contre la génération 68, la lutte continue
« Sous ses dehors prophétiques et altruistes, la "génération 68" aurait semé le doute et l'inertie. Elle aurait failli. Des héros, les baby-boomeurs ? Des imposteurs plutôt, dont la société française n'a pas fini de payer les inconséquences, soutient, dans le dernier numéro du Débat [mars-avril 2008], le philosophe Marcel Gauchet.
Sa thèse, sévère mais argumentée, clôt une série d'articles moins significatifs, que cette revue, dont il dirige la rédaction, consacre à "Mai 1968, quarante ans après". Sous le titre "Bilan d'une génération", il dénonce avec véhémence les libéraux-libertaires auxquels cette génération s'identifie : "Le libéral-libertaire est un défenseur résolu de la souveraineté du peuple, mais un contempteur féroce du populisme ; il est l'avocat enflammé de tous les droits en souffrance, mais il n'a pas de mots assez méprisants pour fustiger les "beaufs". Bref, il est un aristocrate de la démocratie, comme seul ce pays pouvait en produire un."
Pour étayer ces accusations, Marcel Gauchet ajoute qu'à ses yeux la génération de 1968 n'a enfanté aucun intellectuel digne de ce nom, mais des "suppôts diversement talentueux et des suiveurs plus ou moins originaux" de Lacan, Derrida, Foucault et Bourdieu. Cette génération de "disciples", comme il l'appelle, a beau porter aux nues la "pensée critique" de ses maîtres, elle ne l'a pas régénérée. Incapable de la dépasser, elle en ânonne les préceptes, un point c'est tout.
Peu importe à ces "disciples" qu'une idée soit juste ou non, ironise Marcel Gauchet, pourvu qu'elle soit "dérangeante". Posture de justicier. Dogme de la dénonciation. Ces travers, à en croire Marcel Gauchet, ont fait beaucoup de dégâts, en particulier dans les médias où les héritiers plus ou moins directs de Mai 68 ont longtemps sévi. Ainsi à Libération, celui de Serge July, et au "Monde de Plenel et Colombani".
Comme c'était prévisible, "la ficelle a fini par se voir, écrit Marcel Gauchet en guise d'épitaphe, et le ton prédicant par se révéler insupportable". Il n'empêche que la "génération 68" a marqué pour le pire la société française. On lui doit, sous l'apparence de la modernité, la perpétuation de nos archaïsmes. Et la consolidation de "notre fatal modèle étato-aristo-clérical", qui fait de la France un pays "en état de sécession endémique vis-à-vis de tout ce qui prétend le diriger ou le représenter".
La responsabilité de cette génération est d'autant plus lourde, explique Marcel Gauchet, qu'à vouloir perpétuer son hégémonie, elle a empêché les générations suivantes d'être elles-mêmes. De s'émanciper. Une "indifférence à la transmission" tout aussi condamnable à ses yeux que la suffisance intellectuelle des baby-boomeurs.
Telle est la thèse développée, quarante ans après 1968, dans l'une des revues françaises les plus influentes. On peut y voir la preuve qu'une page se tourne — le temps de la "génération 68" serait révolu, elle n'en impose plus, l'heure de rendre des comptes a sonné... Ou se dire que Marcel Gauchet force le trait. Qu'il surestime le poids des soixante-huitards en les rendant responsables de tous les maux de la société française : les carences du système éducatif, l'inanité de la vie intellectuelle... Surestimer leur influence est au demeurant à double tranchant. C'est minimiser le rayonnement d'une revue comme Le Débat, où "l'esprit de 68" n'a jamais soufflé.»
Bernard Le Gendre, dans Le Monde du 28/04/2008.