Presque comme si on était en vacances chez quelqu'un
Par Berlol, mardi 13 mai 2008 à 23:45 :: General :: #1007 :: rss
Les
noctambules de la rue des Carmes ne m'ont pas
empêché de dormir avant
minuit, fenêtre entr'ouverte.À 5 heures du matin, la ruelle est très calme et le wifi comme dans du beurre passe. J'ai même le choix entre deux ou trois réseaux voisins. En revanche, vers 7 heures, ça ne passe plus du tout... sauf dans la voiture quand j'essaie après le petit déjeuner, ce qui me permet notamment de poster le billet d'hier.
Je démarre avec l'espoir de me garer quelque part dans Châtelet-Les Halles pour une ou deux courses. Mais grosse circulation déjà, changement de sens de certaines rues, stationnement déjà saturé... Je tourne en rond, sans succès, jusqu'à l'heure de passer des coups de téléphone, à l'arrêt, rue de l'Amiral de Coligny, avec le beau paysage du Louvre sur ma gauche. De là, j'appelle T., qui va bien, et quelques amis pour les rendez-vous du déjeuner et du dîner.
Je rends la voiture à Austerlitz vers 11 heures et m'en sens bien allégé.
Déjeuner à la terrasse du Mauzac avec, dans l'ordre d'apparition, Philippe De Jonckheere, Constance, Cécile, Christine et Nathalie. Ma présence (catalytique ? — ou ce sont eux qui m'attirent ?) les a fait venir de tous les points de la ville, parfois au mépris de la stricte heure du déjeuner. Qu'ils en soient remerciés car ils m'ont donné le plus beau d'un bref séjour à Paris : un moment d'amitié intelligente, littéraire et presque campagnarde — presque comme si on était en vacances chez quelqu'un et qu'on s'endormait après le dessert entre les pages de l'Opoponax. Sans oublier qu'on y mange, aussi : gaspacho et tartare de thon.
Bien après 3 heures, il faut
quand même nous séparer. Dans la chaleur
aoûtienne des rues, j'accompagne Nathalie à
Sèvres-Babylone, y fais ma réserve de
thé Kusmi et retourne me reposer une
heure.Dîner avec un couple d'amis anonymes chez Vagenende, bd Saint-Germain, dans la tiédeur. On partage l'os à moelle pour rigoler, puis une salade d'endives au bleu avant d'attaquer les sublimes carrés d'agneau, tandis que la conversation roule de Tokyo à Macao et retour... Et LaureLi nous rejoint pour le dessert, avec des livres à offrir et plein de munitions pour la discussion malgré l'alarme stridulante et inextinguible du magasin voisin.
Ce sera mon coucher le plus tardif, sans cependant que mon carosse redevienne citrouille.
Pendant ce temps, selon un courrier reçu hier soir, le baiser d'un exorcisme en bord de mer mouille chastement l'envoûtante prose de Lutz Bassmann (par Christophe Bergon et Manuella Agnesini).
Commentaires
1. Le dimanche 18 mai 2008 à 07:54, par Philippe De Jonckheere :
Tu as le tiercé dans le désordre: ordre d'arrivée, toi, PDJ, Cécile, Constance, C., et Nathalie. Un très bon moment effectivement. Et le magret sans doute le meilleur que j'aie jamais mangé. Rentré juste à temps pour aller chercher les enfants à l'école. Ils m'ont trouvé d'une inhabituelle bonne humeur, Madeleine says.
Amicalement
Phil
2. Le dimanche 18 mai 2008 à 09:41, par christine :
j'étais en retard au Mauzac, j'essaie d'arriver plus tôt dans les commentaires ! merci beaucoup à toi (et aux autres!) pour ce moment vraiment très agréable : je ne regrette pas d'avoir choisi le déjeuner "avec des copines" (Philippe n'était alors pas encore prévu, précisé-je) plutôt que le dîner (en dépit du convive annoncé (est-ce bien lui l'anonyme?), tentant mais intimidant)
très beau le nuage de SèvresBab', je le copie dans ma collec' si tu m'y autorises ... et très réussie la photo du socle où l'ombre portée du pied porte-bonheur est très réussie
3. Le dimanche 18 mai 2008 à 09:49, par Laure L :
Moment délicieux - mais trop court ! - et quelles profiterolles !...
4. Le dimanche 18 mai 2008 à 09:59, par alain :
Mardi ?
Mais on est quand ?
Bon, dis-moi, il y avait la soirée (demi-soirée) lecture à la galerie Mycroft où Dominique Quélen, David Christoffel et Isabelle Zribi lurent tout de même et que vous loupâtes, tous !!!!! vendredi.
Et on est dimanche !
Paris vu de Paris, plus loin, plus décalé que le Japon!
5. Le dimanche 18 mai 2008 à 10:17, par Shaggoo :
Ah ! Faire partie d'un club... (Soupir...)
6. Le dimanche 18 mai 2008 à 11:39, par cécile :
A la barbe des barbichus en blouse d'à côté, ces amis, ce vin, l'Opoponax. Parler enfin de l'Opoponax. Et se faire des taches en regardant passer Delors.
On était bien.
Mes photos sont ratées (c'est Ph. qui n'a pas arrêté de fumer devant mon objectif).
Le film du soir où je voulais vous entraîner était magnifique, concevez tous les regrets. Les propos ensuite du cinéaste (Joseph Morder), les deux ensemble (ce qui n'est pas toujours le cas, mais là, comme partie de l'oeuvre ; pas seulement les propos mais la manière, l'intelligence, l'autodérision de la personne qui les tenait). Et en curieuse résonance ou continuité avec certains de nos propos plus tôt.
oh oui, vendredi, devais, pas pu, regretté.
7. Le dimanche 18 mai 2008 à 17:53, par Berlol :
Quelle salve !
Et merci, Philippe, pour le Bailly (L'Instant et son Ombre). T'es sûr que Cécile est arrivée avant Constance ? Comme on avait déjà commencé le rosé...
C'est vrai qu'on a vu passer Jacques Delors. Et quelques minutes avant, Michel Serres. Un coin bien fréquenté. On pourrait même envisager d'en faire un lieu de retrouvailles régulier. Qu'en pensez-vous ?
Hélas, Alain, vendredi, j'étais dans l'avion ! Un autre spectacle... Et te dire, immense regret, qu'il m'a manqué une soirée pour te voir !
8. Le dimanche 18 mai 2008 à 18:41, par Philippe De Jonckheere :
As sure as eggs are eggs!
Quant à Christine qui me fait passer pour une "copine" et ailleurs serait intéressée de savoir quelle est ma marque préféré de maquillage, je me demande si elle m'a bien regardé!
Amicalement
Phil
9. Le dimanche 18 mai 2008 à 19:15, par Berlol :
Oui, c'était quoi ton fond de teint ?
10. Le dimanche 18 mai 2008 à 23:09, par cécile :
but who can be sure eggs are eggs? batsal.blogs.com/photos/o...
pourtant venant d'un point de Paris distant de 117 mètres dudit lieu de vacances je crois bien que je suis arrivée avant Constance qui tapait la bise à M. Jourdain.
Et le make up de Patrick n'avait pas encore coulé, c'est après.
11. Le dimanche 18 mai 2008 à 23:15, par Berlol :
Au temps pour moi !
An egg is an egg is an egg is an...
12. Le lundi 19 mai 2008 à 02:09, par Constance :
Je confirme.
Oui, je suis arrivée après Philippe, après Cécile, après toi, avant Nathalie, avant Christine. C'est toujours les hommes les premiers, à cause du maquillage, sans doute.
Je suis en train de lire Volodine, grâce à toi. Je trouve ça très drôle, les Anges mineurs. Et j'ai Rosenthal sur ma table, pour après, histoire de vous déparatager, peut-être.
ck
13. Le lundi 19 mai 2008 à 02:11, par Constance :
déparatager et déraper, ou partager et patauger.
ck
14. Le lundi 19 mai 2008 à 03:05, par Philippe De Jonckheere :
A propos de Stéphane Batsal dont parle Christine, je vous invite à regarder ceci: www.desordre.net/labyrint...
Amicalement
Phil
15. Le lundi 19 mai 2008 à 06:52, par Berlol :
Bon, OK pour l'ordre d'arrivée. Je touche quand même le tiercé dans le désordre. Et comme a priori j'aurais parié que Philippe, Constance et Cécile arriveraient les premiers — (délit d')initié que Christine et Nathalie arriveraient après — les cotes sont très basses et les gains ridicules...
En revanche, il est bien plus important que nous ayons évoqué et que nous évoquions à nouveau Olivia Rosenthal, Antoine Volodine ou Monique Wittig !
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