Deux paquets de thé achetés en vrac à Orléans, des mélanges maison, finis cette semaine.
Deux mois après. Il reste encore un peu de strong breakfast de là-bas...

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des arbres gagner l'ombre          s'il y en a
vers le centre        ployer tangente s'il faut

il n'urgea jamais tant de partir
que quand les bourrasques rabattaient

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Federman en parle, s'en amuse. Moi aussi : depuis le début du JLR, il y a quatre ans et demi, je mets des bouts de poèmes dedans, de temps en temps. Même si ça ne plaît pas, d'ailleurs je m'en fous. C'est parce que quelque chose veut se dire autrement que dans ma forme narrée habituelle, déjà à la fois bien fragmentée et réticulée. Mais sans méthode ni périodicité. J'allais dire sans rime ni raison, mais c'est un cliché idiot. Et trompeur. Parce qu'il y a de la rime, même si ce n'est pas toujours à la fin. Et de la raison aussi, oui, je veux, qu'il y en a !
Une des choses qui m'amuseraient le plus, ce serait de publier ça en livre, je veux dire, les poèmes du JLR.

Pour finir d'évacuer le cafard du retour, rien de tel que de se consacrer aux progrès réels des étudiants. Ou de rendre la pareille.
C'est-à-dire d'accueillir quelqu'un qui vient de loin faire une conférence chez soi, comme cela a été préparé depuis deux mois ici. Après mes deux cours de 1ère année, je me rends donc, comme beaucoup de collègues et d'étudiants, y compris ceux de mon séminaire (que la conférence remplace), dans la grande salle où Samira Belyazid, de l'université de Moncton, va prononcer son intervention intitulée : la diversité culturelle et la présence des Musulmans au Canada (précise, factuelle, circonstanciée, juste ce qu'il faut aux étudiants pour se figurer une situation sociale et humaine dans un pays qui leur est encore totalement inconnu, avec traduction alternée de notre chef de département). Beaucoup d'étudiants prennent des notes, peu piquent du nez, malgré la chaleur, alors que moi oui, restes du décallage horaire, je suis même obligé de sortir trois minutes prendre un café glacé.
Pendant les périodes de traduction, je continue la lecture de Jean-Christophe Bailly. Mais comme j'ai un peu lu Georges Didi-Huberman, ce que dit Bailly sur la photo en général et sur la meule de foin de Talbot en particulier m'impressionne peu, sauf du point de vue historique. En fait, j'attendais plutôt des développements esthétiques, ontologiques ou politiques sur l'échelle et la silhouette flashés à Hiroshima...
Ça viendra peut-être après. Ne vendons pas la peau.

Un dîner est prévu pour honorer notre invitée. Commençons à sept à Kisoji, cuisine japonaise fusion, comme on dit, chic et moderne, habillée d'un service très traditionnel. David nous quitte pour dîner en famille. Beaucoup question de Québec et Canada, invitations lancées. On ne sait jamais, peut-être l'année prochaine...