Nous étions déjà quelques-uns à l'avoir dit, à le dire depuis un an : ce gouvernement Sarkozy a des tendances nazies. Ce qui ne veut pas dire qu'il est Nazi (voir explication de texte sur pétasse il y a trois jours). En voici une preuve supplémentaire dans le Contre-Journal avec les questionnaires diffusés dans les écoles, soit en catimini auprès des enfants, soit imposés aux parents sous peine d'amende. On croit rêver — cauchemarder, plutôt ! Et c'est le spectre des fichiers juifs, la saga des délations que l'on revoit en arrière-plan. Sous prétexte de pédagogie ou d'ajustement budgétaire, ce gouvernement, impunément, produit cela — mais c'est un inconscient nazi qui le fait agir. Comment expliquer sinon que des fonctionnaires s'autorisent à inventer de telles questions : "Ta mère est née en France ?", "Ton père est né en France ?", "Quelle langue parles-tu à la maison ?", "Qui vit avec toi à la maison ? (ta mère ou une autre femme tenant le rôle de ta mère ?)", ou, aux parents : "À quelle heure rentrez-vous du travail ?", "Quelle langue parlez-vous à votre enfant ?", "Quelle est votre nationalité ?", "Quel est le montant mensuel dont dispose votre famille pour un mois ordinaire ?"...
JAMAIS une démocratie ne devrait accepter de tels questionnaires. J'ai honte pour la France. J'ai honte d'être français.

En fait, la question, le titre, vous avez remarqué ? On croirait que c'est encore une citation de Bégaudeau, tellement ça épouse le moule de la langue jeune, de la langue pour parler aux jeunes... Comme quand le loup prend la voix de la grand-mère pour montrer patte blanche...

Plus anecdotique : on a sauvé le 14 juillet ! Une circulaire ministérielle (du gouvernement susnommé) voulait nous sucrer la réception démocratique de la fête nationale à l'ambassade. (Même si je n'y vais pas systématiquement, même si je snobbe parfois la garden-party, elle existe et je fais mon choix.)
Sombre mesure budgétaire, avait-on prétendu. Mais tout le monde y voyait comme en plein jour le mépris du peuple — qui rime souvent avec l'amour des yachts.

À part ça, j'ai plutôt pas mal travaillé, aujourd'hui. Des pages web à actualiser (de recherche en équipe, des choses pas encore accessibles), du courrier. Et puis un rendez-vous annulé, sinon je ne m'en sors pas. J'accompagne T. au métro, en fin d'après-midi, et j'achète mon dîner. Elle va discuter archives avec une bibliothécaire jusqu'à dix heures passées — revient pendant que je regarde Des Fleurs pour Algernon (Delrieu, 2006), adaptation quand même très moyenne.