« [...] comme tous ces expatriés qui reproduisent à l'identique ce qu'ils ont cherché à fuir [...] », dit Pascal Elbé, à propos des habitants de la « rue des grenouilles » à Londres (dans le 20 Heures de France 2 d'hier, sur la sortie du film Mes Amis, mes amours, tiré du livre de Marc Lévy). Pour une parole vraie, combien de conneries à se farcir. Ce n'était déjà pas de la littérature, à mon avis ce ne sera pas non plus du cinéma...
Ce paradoxe fuite / reproduction, nous le voyons T. et moi, de nos fenêtres comme au cinéma, avec les familles françaises de l'immeuble d'en face. Sans parler des enfants qui braillent à heure fixe dans la rampe d'accès au parking souterrain...

Livre-audio chez Léo Scheer... À suivre, avec les oreilles.

Je réfléchis à une transformation de Litor qui, telle quelle, ne sert plus à rien. Je teste Netvibes dans ce sens. À suivre.
Avant et après, deux réunions. Tout cela se mélange. Avec un peu de Bassmann pour la perspective.
Fin, presque, de la préparation de mes sujets d'examen (qui auront lieu du 29 au 31 juillet).

« Du fond de son inconscient, une suggestion arriva, l'idée de construire entre elle et lui une passerelle rassurante, de lui parler et de se faire comprendre d'elle, et, exactement au même instant, il eut une révélation étrange, la certitude qu'il connaissait son nom. Elle s'appelle Natacha Dovjenko, pensa-t-il. En un très court instant il sut comment il avait forgé ce nom, comment ce nom était apparu en lui — il se souvenait de la plage où il avait reçu ses instructions de Boïan Cuzco, et il revoyait le moment où il avait déchiffré « Dovjenko » sur l'épave, et là-dessus se superposaient le repas au Yagayane Palace, et les lèvres de cette femme qui avait été l'objet de ses fantasmes pendant des heures, sa bouche articulait avec une certaine indolence son propre prénom. Je suis entré dans un monde de rêves qui se croisent et coïncident, pensa-t-il. Je suis entré dans un rêve de Boïan Cuzco, pensa-t-il. Je ne suis nulle part, je suis à l'intérieur d'un rêve de Boïan Cuzco, cette petite fille est une araignée qui s'appelle Natacha Dovjenko et elle rêve, elle aussi, et elle n'est nulle part, comme moi, et, d'une certaine manière, je l'ai atteinte.» (Lutz Bassmann, Avec les Moines-soldats, p. 219-220)

Dîner avec Sophie, à Motoyama, seule rescapée de la pression sociale ambiante. (Tous les autres ont fait valoir des excuses de travail, sans parler de Benoît qui s'est carrément envolé pour Paris.)

Tard, aux infos, deux bonnes nouvelles, des choses qu'on n'attendait plus, presque :  d'une part, Patrick de Carolis proteste contre la réforme de l'audiovisuel public, d'autre part et surtout, Ingrid Bétancourt est libre !