Habituellement vendus par quatre
Par Berlol, samedi 5 juillet 2008 à 23:59 :: General :: #1061 :: rss
À une réunion UMP, l'individu qui occupe
actuellement le
poste de président de la République
française a
déclaré qu'il était possible
maintenant de faire
grève en France sans
que personne ne s'en aperçoive.
S'agissant des conditions de la libération des otages des FARC, un ministre français, pour ne pas avoir à répondre à la question d'un journaliste a simplement déclaré que cette polémique ne l'intéressait pas.
Exit le respect.
Exit la responsabilité.
Vraiment, il vaut mieux que je m'intéresse à autre chose.
À lire (trouvé par hasard, en cherchant autre chose avec T.) : Adresse des femmes françaises aux femmes de toutes les nations, Paris, 20 août 1870 (Gallica). Beauté et limpidité de l'expression. Je vais essayer de savoir qui l'a écrit.
À lire aussi (trouvé intentionnellement dans les nouveaux M@nuscrits chez Léo Scheer) : Niemandsland de Laurent Margantin. La patine des événements et des souvenirs de 1990 compensée par la fraîcheur presque neutre de l'écriture d'un passant. Tout est dans le « presque » :
« Près de Check Point Charlie, je suis entré dans une galerie de photos portant l'enseigne Wall Street Gallery (bourse de l'art ?). Y sont exposées des photos d'actualité, dont l'une d'entre elles où flambe un feu terroriste et passent des policiers de je ne sais quel pays (le cliché s'intitule "La guerre dans ma rue"), puis d'autres photos représentant des ossements et des masques collés sur le mur, ou bien, plus saisissant comme le sont toujours pour moi les reflets brisés, une quantité d'éclats de miroir reflétant des fragments des immeubles voisins, des nuages, des visages, le trottoir, des feuillages, éclats de miroir qui me font apercevoir entre deux errances le grand tableau berlinois, sans cadre ni sujet. Et c'est peut-être là, dans cette galerie et devant ce mur éclaté en mille bris de glace, que quelque chose a commencé pour moi à Berlin, au-delà du vide de l'époque.» (Laurent Margantin, Niemandsland, 19 p.)
Les Flux Litor s'avancent. Ajout de...
Enregistrement des trois Surpris par la nuit de la semaine (mardi à jeudi) intitulés « Après l'avant-garde ». Très intéressants ! Puis l'Abécédaire d'Olivier Cadiot, très bien aussi.
Pas mal de courrier aussi.
Sortie en vélo pour faire des courses au Seijo Ishii de Korakuen pendant que T. prépare des confitures d'abricot (avec 1 kg de fruits, elle obtiendra finalement 3 pots, entre 600 et 700 g au total). Ça y est, le camembert Gilot est passé de 1300 à plus de 1500 yens (un peu moins de 10 €). L'huile d'olive extra vierge est dans les 1700 yens, plus du double de son prix il y a encore un an. Je ramène en nombre des yaourts BIO de Danone, leur prix a légèrement diminué parce que c'est un marché en pleine expansion ; habituellement vendus par quatre, on les trouve maintenant par six pour moins de 300 yens (moins de 2 €). Les Japonais consomment deux fois plus de produits lactés qu'il y a vingt ans (beurre, fromage et surtout yaourts).
Dîner post-exotique (le premier) (l'unique ? Non, je n'espère pas !) au Saint-Martin avec T., Toshihiro (traducteur des Rolling Stones de François Bon) et François d'Aoyama. Il s'agit de jeter les bases d'un colloque encore invisible, d'imaginer des types d'intervention adaptés aux œuvres, de choisir entre un bordeaux et un bourgogne, d'arriver jusqu'au dessert tellement on s'est déshabitués de repas copieux. Objectif atteint, semble-t-il.
De retour au lit, ayant achevé Lutz Bassmann, je me lance dans les premiers Volodine, gardés sous la main jusqu'à maintenant. Dès les premières pages, un tenace fumet de Lautréamont se dégage...
« Le professeur de brègne marchait lentement entre les rangs, déchirant par-ci par-là le doigt d'un insolent qu'il recrachait ensuite au hasard, comme un noyau de prune ou de cerise : cela provoquait l'hilarité malsaine des élèves, et une grimace dépitée sur les traits de la victime, qui n'osait pas montrer sa douleur.
Pour le reste, le professeur de brègne avait de longs et noirs cheveux, ondulés et dépeignés comme la course de la mort dans le goudron, et les yeux ocellés, terrifiants, qui regardaient partout à la fois. Il n'était pas de très grande taille, mais il était de proportions acceptables, surtout si on le compare à nous autres, monstrueux et loqueteux.
Je me rappelle aussi, évidemment, ce que j'étudiais sans cesse : son cou dont la peau était tendue, solide comme le dessus d'un tambour, ses veines battantes, sa nuque sans faille, si durement vissée à son corps...» (Antoine Volodine, Biographie comparée de Jorian Murgrave, Paris : Denoël, 1985, p. 35 dans la réédition Denöel de 2003)
S'agissant des conditions de la libération des otages des FARC, un ministre français, pour ne pas avoir à répondre à la question d'un journaliste a simplement déclaré que cette polémique ne l'intéressait pas.
Exit le respect.
Exit la responsabilité.
Vraiment, il vaut mieux que je m'intéresse à autre chose.
À lire (trouvé par hasard, en cherchant autre chose avec T.) : Adresse des femmes françaises aux femmes de toutes les nations, Paris, 20 août 1870 (Gallica). Beauté et limpidité de l'expression. Je vais essayer de savoir qui l'a écrit.
À lire aussi (trouvé intentionnellement dans les nouveaux M@nuscrits chez Léo Scheer) : Niemandsland de Laurent Margantin. La patine des événements et des souvenirs de 1990 compensée par la fraîcheur presque neutre de l'écriture d'un passant. Tout est dans le « presque » :
« Près de Check Point Charlie, je suis entré dans une galerie de photos portant l'enseigne Wall Street Gallery (bourse de l'art ?). Y sont exposées des photos d'actualité, dont l'une d'entre elles où flambe un feu terroriste et passent des policiers de je ne sais quel pays (le cliché s'intitule "La guerre dans ma rue"), puis d'autres photos représentant des ossements et des masques collés sur le mur, ou bien, plus saisissant comme le sont toujours pour moi les reflets brisés, une quantité d'éclats de miroir reflétant des fragments des immeubles voisins, des nuages, des visages, le trottoir, des feuillages, éclats de miroir qui me font apercevoir entre deux errances le grand tableau berlinois, sans cadre ni sujet. Et c'est peut-être là, dans cette galerie et devant ce mur éclaté en mille bris de glace, que quelque chose a commencé pour moi à Berlin, au-delà du vide de l'époque.» (Laurent Margantin, Niemandsland, 19 p.)
Les Flux Litor s'avancent. Ajout de...
Enregistrement des trois Surpris par la nuit de la semaine (mardi à jeudi) intitulés « Après l'avant-garde ». Très intéressants ! Puis l'Abécédaire d'Olivier Cadiot, très bien aussi.
Pas mal de courrier aussi.
Sortie en vélo pour faire des courses au Seijo Ishii de Korakuen pendant que T. prépare des confitures d'abricot (avec 1 kg de fruits, elle obtiendra finalement 3 pots, entre 600 et 700 g au total). Ça y est, le camembert Gilot est passé de 1300 à plus de 1500 yens (un peu moins de 10 €). L'huile d'olive extra vierge est dans les 1700 yens, plus du double de son prix il y a encore un an. Je ramène en nombre des yaourts BIO de Danone, leur prix a légèrement diminué parce que c'est un marché en pleine expansion ; habituellement vendus par quatre, on les trouve maintenant par six pour moins de 300 yens (moins de 2 €). Les Japonais consomment deux fois plus de produits lactés qu'il y a vingt ans (beurre, fromage et surtout yaourts).
Dîner post-exotique (le premier) (l'unique ? Non, je n'espère pas !) au Saint-Martin avec T., Toshihiro (traducteur des Rolling Stones de François Bon) et François d'Aoyama. Il s'agit de jeter les bases d'un colloque encore invisible, d'imaginer des types d'intervention adaptés aux œuvres, de choisir entre un bordeaux et un bourgogne, d'arriver jusqu'au dessert tellement on s'est déshabitués de repas copieux. Objectif atteint, semble-t-il.
De retour au lit, ayant achevé Lutz Bassmann, je me lance dans les premiers Volodine, gardés sous la main jusqu'à maintenant. Dès les premières pages, un tenace fumet de Lautréamont se dégage...
« Le professeur de brègne marchait lentement entre les rangs, déchirant par-ci par-là le doigt d'un insolent qu'il recrachait ensuite au hasard, comme un noyau de prune ou de cerise : cela provoquait l'hilarité malsaine des élèves, et une grimace dépitée sur les traits de la victime, qui n'osait pas montrer sa douleur.
Pour le reste, le professeur de brègne avait de longs et noirs cheveux, ondulés et dépeignés comme la course de la mort dans le goudron, et les yeux ocellés, terrifiants, qui regardaient partout à la fois. Il n'était pas de très grande taille, mais il était de proportions acceptables, surtout si on le compare à nous autres, monstrueux et loqueteux.
Je me rappelle aussi, évidemment, ce que j'étudiais sans cesse : son cou dont la peau était tendue, solide comme le dessus d'un tambour, ses veines battantes, sa nuque sans faille, si durement vissée à son corps...» (Antoine Volodine, Biographie comparée de Jorian Murgrave, Paris : Denoël, 1985, p. 35 dans la réédition Denöel de 2003)
Commentaires
1. Le samedi 5 juillet 2008 à 18:16, par F :
bravo pour la mise en page de tes flux, ça augure bien - tu as réussi beau détournement de l'outil!
de NY suis complètement paumé dans les heures : je vois venir les mises en ligne de Lignes de Fuite arriver en direct à 21h19 et aucune idée d'où tu en es - tu as transmis le bonjour à Toshihiro j'espère ?
2. Le samedi 5 juillet 2008 à 18:43, par Berlol :
Je comprends ton décalage. Tu as 13 heures de retard sur le Japon... Ici, c'est le matin, il fait déjà 30.
Merci de ton compliment ! Je me suis bien pris la tête, là-dessus... Oui, on a parlé de toi, hier soir. Je lui transmettrai ton bonjour.
3. Le samedi 5 juillet 2008 à 18:45, par christine :
pas beaucoup de mises à jour, F ! désolée ... la dernière à 0h59 de Paris ... beau billet sur le sony prs-505 : il est vraiment mieux que le cybook ?
4. Le samedi 5 juillet 2008 à 18:55, par F :
je ne peux pas trop comparer, Christine, faute d'avoir pu manipuler le CyBook en profondeur - mais te prêterai volontiers le Sony pour essai - rafraîchissement des pages plus rapide, bouton plus agréable, et meilleur affichage des PDF, plus grande facilité à prendre en charge rtf (ou même word direct sur PC) - là je me relis du Balzac et du Proust très surpris de l'équivalence livre
mais on sent bien que tout cela n'en est qu'à préhistoire - par contre vais probablement cesser mes conversions prc, et me concentrer sur l'apprentissage ePub
pour la mise à jour à 21h19 NY, c'était celle d'hier, et pas celle de l'Interlude, regardée aussi avec nostalgie amusée!
5. Le dimanche 6 juillet 2008 à 05:51, par brigetoun :
Christine on ne lit pas ce commentaire ! l'article sur le sony avait déjà un rien plombé ma matinée qui n'en avait pas totalement besoin
6. Le dimanche 6 juillet 2008 à 07:49, par christine :
lu quand même !
mais je plaide non-coupable, brigetoun : le sony même 1ère génération (celui de F est 2e génération) n'est toujours pas disponible en France, et aller à NY juste pour l'acheter est rien snob !
je sens que je ne vais pas tarder moi aussi à regretter d'avoir acheté un peu tôt mon cybook (qui lui aussi a été amélioré par bookeen, mais je ne crois pas qu'il soit prévu de remplacer les anciens modèles, malheureusement)
de toutes façons, ce dont j'aurais envie comme lecteur numérique c'est plutôt ce genre de jolie chose :
www.clubic.com/actualite-...
qui n'existe même pas à NY ni Tokyo
7. Le dimanche 6 juillet 2008 à 11:18, par pat :
Merci des compliments mais à vraie dire ce n'est que de la sincérité et un regard un peu lointain sur les choses. Les événements d'une vie font que le regard que nous portons sur elles, se différencie de celles d'hier. Et oui hier et aujourd'hui sont déjà une pensée différente. Comme tu le penses déjà, la philosophie est avant tout un état de pensée et non pas pensée dans l'état, surtout celui que nous avons actuellement. UMP Uniquement moi président. Il y a des initiales qui ne trompent pas. Et encore il doit y avoir mieux que ça. Je lance le défi humoristocritique, car sans l'humour la vie serait lugubre alors qu'un sourire change tout .
Sayonara (de mes souvenirs impromptue avec les fautes assumées)
à plus tard
8. Le dimanche 6 juillet 2008 à 17:53, par F :
désolé, Bridgetoun, et on continuera à faire des prc es-spéciaux pour les Bookeeneuses...
et d'accord avec cgat, le XO2 je ne sais quoi on l'achètera ensemble, à Aubervilliers ou n'importe où qui ne fasse pas snob (encore que, de Cannes à NY la grande crasseuse, je sais pas qui gagnerait le concours!)
ceci dit, au MET, quelle joie de retrouver les Gustave Le Gray en face Julia Cameron, et le gros catalogue BNF Sylvie Aubenas traduit in english (à 50 USD)
et vous vous consolerez vite : j'ai l'impression que le Sony sera vite dépassé à son tour par les prochains qui arriveront avec le wifi intégré - mais il me fallait un machin comme ça pour bosser enfin mes PDF en direct...
et je confirme que l'idée qu'ils ont eue de lire directement les fichiers word ça facilite quand même rudement l'emploi
9. Le lundi 7 juillet 2008 à 03:22, par christine :
les bookeeneuses peuvent tout de même lire des fichiers txt (depuis le temps que j'essaie de lire sur palm, clié, smartphone, j'ai pas mal de classiques et de fichiers perso dans ce format) ; des pdf adaptés au sony devraient être également lisibles sur cybook (je crois que leurs écrans sont de même taille ?) et le format pdf i-phone de publie.net passe bien
ps : "snob" était juste une taquinerie, et cannes est assez crasseuse aussi dès qu'on s'écarte de la croisette, et même si, comme à marseille, le décrassage est (malheureusement?) en cours
10. Le lundi 7 juillet 2008 à 04:20, par F :
alors tout va bien - et espérons que Bookeen offre à ses clients 1ère heure une mise à jour pour passer du txt au rtf !
et j'enverrai quelques fichiers pour test... une fois revenu !
11. Le mercredi 23 juillet 2008 à 11:05, par LMarg :
Merci pour le clin d' oeil sur Berlin, Berlol !
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