réduction de l'écrite voilure
petit cabotage de l'été
entre blogs et japonais

Au demeurant peu de choses à dire d'une journée de ménage, correction de copies et autres menus travaux, sinon l'ouverture publique du site sur les Mazarinades, notre geste du 14 Juillet à nous, pour l'instant étique mais qui ne demande qu'à grandir. Il faut que je change l'image du bandeau. Mais y'a pas urgence.
Pas mal d'enregistrements de radio, aussi. La sixième et dernière partie des Enjeux contemporains II des Sentiers de la création, les derniers épisodes de Transit d'Anna Seghers, les reconnaissances à Jules Renard du Surpris par la nuit de vendredi. Et même une petite pause polar...

« Cet entretien avait commencé sur des bases rationnelles. Vous avez employé le plus-que-parfait en parlant de ma carrière. C'était pile-poil dans le mille. Mais nous dérapons. C'est dommage. D'autant que tout ça devient une manie, vous êtes la deuxième à me chanter l'air de la nostalgie. Qu'on se le dise : Lola Jost fait à présent des puzzles chez elle. Du moins quand on lui en laisse le loisir.
— Mais les puzzles, ça doit être terriblement...
— Terriblement  quoi ? Emmerdant ?
— Euh, oui. Mais excusez-moi encore si je vise au centre. Maxime m'a dit qu'on pouvait vous parler, que vous étiez une femme bien.
— Une femme bien. Voilà une expression fabriquée en série. Je préférerais Maxime m'a dit que vous étiez bien une femme. Alors là, d'accord. Je suis bien une femme. Ou du moins ce qu'il en reste après avoir donné de ma personne. J'ai donné et donné et donné et maintenant j'ai le droit de rester chez moi à puzzler ou à tailler les carottes en forme de roses, si ça me chante. Ou à faire des mots fléchés, tiens. Ça m'arrive quand j'en ai marre des puzzles. J'ai le droit.
— Non.
— comment ça, non ?
— Si vous ne faites rien, on arrêtera un innocent et le salaud qui a tué Vanessa restera en liberté. C'est inacceptable.» (Dominique Sylvain, Passage du Désir, p. 56-57)

Dites voir, y'aurait pas comme un peu plus qu'une coïncidence, là, entre Pautrel et Pagano ? Moi, je dis ça, je dis rien.
en tout cas, ça nous change des cérémonies officielles sur fond de parachutistes et de blindés. Jamais mon pays ne m'a semblé aussi loin de moi.