Après le train avec mon Passage du Désir, j'avais dépassé de quelques dizaines de pages la podotomie, si l'on me permet,  quand je vois t'y pas, arrivé au bureau, un billet de Télérama qui dit : C'est l'été, on coupe les pieds (titre présent dans le fil RSS, d'ailleurs, mais invisible dans la page). Or c'est en référence au nouveau Fred Vargas, Un Lieu incertain. Je me demande dans quelle mesure la créatrice d'Adamsberg ne serait pas allée faire un stage chez Lola Jost...

« Il décrivit le visage livide et intact de la victime, la strangulation forte et rapide, le coup de l'aspirateur, l'absence de connotation sexuelle. Et les pieds coupés sans doute au hachoir ; Barthélemy insista sur ces pieds coupés et volatilisés.»

« Il y a du nouveau, patronne.
— Vas-y, envoie l'info.
— Vanessa Ringer gardait ses jouets et ses bouquins de gamine sur une étagère. J'ai fait remarquer à Grousset qu'une des poupées était trop récente pour dater de l'enfance de la victime. C'st une Bratz. Une marque qui fait un tabac.
— Tu t'intéresses aux poupées, Barthélemy ?
— Ma fille en a commandé une pour Noël. Et je l'ai déjà achetée pour éviter la cohue des magasins. Eh bien, patronne, sachez que les poupées ne sont plus ce qu'elles étaient. Elles sont branchées et sexy. Elles ressemblent désormais aux chanteuses de Star Academy ou aux filles du Loft. Maquillage, bijoux, nombrils à l'air, tenue olé-olé qui scintillent et pieds amovibles.
— Tu as bien dit « amovibles » ?
— J'ai bien dit « amovibles ». On ne change plus la chaussure, m'a expliqué la vendeuse. On change le pied équipé de la chaussure. Et les gamines ne trouvent même pas que ça fait prothèse. Drôle d'époque que la nôtre, patronne.» (Dominique Sylvain, Passage du Désir, p. 39 puis 64)

Au cours de conversation, on utilise les ordinateurs pour finaliser les informations sur des restaurants de la ville, puis on passe à une véritable procédure d'élections :  validation des candidatures, scrutin à bulletins secrets, dépouillement public de l'urne, etc. Et ça les intéresse beaucoup — à croire qu'ils ignorent encore tout de l'exercice de la démocratie. Et on a bien fini par élire le restaurant où on ira ensemble le 30.

Enfin, après deux jours sans réponse, la page Netvibes a daigné afficher les sélections dans le module ! J'envoie une petite lettre aux Litoriens pour les avertir que les Flux Litor sont maintenant en phase normale.

De retour à l'appartement, l'impression d'entrer dans un four, thermostat 200°C. Et encore 32°C à minuit dans la chambre, je laisse la climatisation dans la pièce à côté pour que ça rafraîchisse la chambre sans me filer la crève, parce qu'il y en a des rhumes d'été, ça oui.