Le zen à la mode reptile
Par Berlol, mercredi 23 juillet 2008 à 23:59 :: General :: #1080 :: rss
Netvibes m'énerve. Ça marche quand ça
veut, ce bazar. Les
Flux Litor, ils sont bien là, certes.
Mais le module de recommandations, lui, il est marqué « Flux
vide » depuis hier. Et sans doute
mêmement chez tous ceux qui l'ont copié dans leur
page. Alors que la page
web des activities,
elle, est bien accessible, et correctement mise à jour des
derniers items.
Netvibes ne rime pas tous les jours avec good vibes...
Aux Belles Captives littéraires, enregistrement de conférences sur Le Clézio. Un auteur auquel je n'ai jamais réussi à m'intéresser, malgré plusieurs essais et l'achat d'une bonne partie de ses livres — j'étais supposé l'apprécier ; que s'est-il passé ?
Déjeuner au Saint-Martin. Comme pour fêter mon retour, il y a un excellent pâté en croûte ! Malgré la chaleur, T. m'emmène ensuite à cinq minutes de là, entre l'avenue Sotobori et le centre commercial Ramla, où, en contrebas, dans l'espace carré d'un déversoir entre deux canaux, une colonie de tortues s'est développée. La furie de la mégapole, des milliers et des milliers de passants chaque jour, sur le trottoir, et juste là, en bas, à cinq mètres, protégée par un petit rideau de végétation, la tranquillité totale des chéloniens qui se mouillent, se bronzent, se mouillent, se bronzent, sans fin, en se déplaçant peinards d'où coulent des filets d'eau verdâtre, un poil vaseuse, juste comme ils l'aiment, à des pierres sèches et ensoleillées où ils durcissent leur carapace. Doivent se nourrir et copuler aussi, de temps en temps. Et comme nous nous sommes arrêtés pour admirer le zen à la mode reptile, quelques personnes ralentissent, jettent un œil ou s'arrêtent et se penchent deux secondes — sans doute pas assez pour que leurs yeux discernent les carapaces ocelées — repartent en nous adressant un regard qui nous toise, reproche muet pour ces deux secondes perdues dans leur emploi du temps tellement important. Bien sûr, il doit exister une société secrète de celles et ceux qui connaissent l'existence de ces tortues, dont nous faisons partie maintenant sans connaître les autres membres ni le programme... Une communauté de pensée nous unira désormais, de temps en temps, vers ces êtres vivants qui ne connaissent ni la globalisation, ni Sarkozy, ni la spéculation sur le pétrole, ni...
Netvibes ne rime pas tous les jours avec good vibes...
Aux Belles Captives littéraires, enregistrement de conférences sur Le Clézio. Un auteur auquel je n'ai jamais réussi à m'intéresser, malgré plusieurs essais et l'achat d'une bonne partie de ses livres — j'étais supposé l'apprécier ; que s'est-il passé ?
Déjeuner au Saint-Martin. Comme pour fêter mon retour, il y a un excellent pâté en croûte ! Malgré la chaleur, T. m'emmène ensuite à cinq minutes de là, entre l'avenue Sotobori et le centre commercial Ramla, où, en contrebas, dans l'espace carré d'un déversoir entre deux canaux, une colonie de tortues s'est développée. La furie de la mégapole, des milliers et des milliers de passants chaque jour, sur le trottoir, et juste là, en bas, à cinq mètres, protégée par un petit rideau de végétation, la tranquillité totale des chéloniens qui se mouillent, se bronzent, se mouillent, se bronzent, sans fin, en se déplaçant peinards d'où coulent des filets d'eau verdâtre, un poil vaseuse, juste comme ils l'aiment, à des pierres sèches et ensoleillées où ils durcissent leur carapace. Doivent se nourrir et copuler aussi, de temps en temps. Et comme nous nous sommes arrêtés pour admirer le zen à la mode reptile, quelques personnes ralentissent, jettent un œil ou s'arrêtent et se penchent deux secondes — sans doute pas assez pour que leurs yeux discernent les carapaces ocelées — repartent en nous adressant un regard qui nous toise, reproche muet pour ces deux secondes perdues dans leur emploi du temps tellement important. Bien sûr, il doit exister une société secrète de celles et ceux qui connaissent l'existence de ces tortues, dont nous faisons partie maintenant sans connaître les autres membres ni le programme... Une communauté de pensée nous unira désormais, de temps en temps, vers ces êtres vivants qui ne connaissent ni la globalisation, ni Sarkozy, ni la spéculation sur le pétrole, ni...
Commentaires
1. Le jeudi 24 juillet 2008 à 02:46, par christine :
"flux vide", je confirme !
et chez moi, ta page web des "activities " affiche un laconique : "pas d'événement"
il y a un jour ou deux, durant la nuit (ici) netvibes annonçait devoir faire des travaux pour cause d'affluence excessive ... peut-être est-ce lié ?
c'est ce qui est agaçant avec tous ces beaux zoutils web 2.0 où tout est en ligne : ça échappe, on ne maîtrise plus vraiment, on n'a pas de sauvegarde (en tout cas je ne sais pas en faire, et toi ?)
2. Le jeudi 24 juillet 2008 à 06:42, par brigetoun :
il'est aussi mis à l'anglais (assez basique pour moi) et n'affiche pas tous les nouveaux billets, je viens d'être rappelée à l'ordre.
je me sens disposée à faire partie de la société secrète, saluez les tortues zen de notre part à moi et à mon gecko
3. Le jeudi 24 juillet 2008 à 07:27, par Berlol :
Oui, Christine, j'ai vu aussi cette annonce de travaux avec une petite croix sur fond vert orientée vers une plus grosse croix sur plus grand fond vert. Après ça, on pouvait penser que ça irait mieux...
Pour l'anglais, Brigetoun, je pense que ça dépend du profil de l'utilisateur... Car, oui, ces outils web 2.0 sont dangereux dans la mesure où ils ne nous appartiennent quasiment pas. On ne fait qu'utiliser un service, on bâtit une communauté entière, voire des addictions, sans avoir aucune maîtrise du média. Pour ces raisons, je reste fidèle au blog perso, aux pages html mensuelles et de sauvegarde. Sans parler de toutes les infos qui sont données à ceux auquels on fait confiance sans les connaître — alors que toutes nos mamans nous ont bien dit de ne pas faire confiance à des étrangers qui nous offrent des bonbons (même électroniques).
Seulement, il se trouve que quand ça marche, c'est formidable. Il faut donc attendre les outils qui nous permettront de loger sur notre serveur l'équivalent de Netvibes : un agrégateur de flux. Ça existe peut-être déjà ?...
4. Le jeudi 24 juillet 2008 à 23:32, par patapon :
Moi, je me demande justement si cela n'arrangerait pas Sarko qu'on devienne tous un peu tortues ...
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